Culture

Musique classique : L’opéra de New York s’invite au cinéma RIF

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Un opéra de New York, venu tout droit du Metropolitan Opera, débarque à Casablanca ce 30 avril. «Electra» sera diffusé en direct au cinéma Rif pour vivre l’expérience en vrai depuis la ville blanche.


Le programme de la saison 2015-2016 du Metropolitan Opera se clôture après avoir accumulé de nombreux succès partout dans le monde. Ce samedi, place à la fulgurante Elektra, dernier opéra de la saison. Cet opéra, à l’image de Strauss, est mis en scène par Patrice Chéreau, magnifié par la direction musicale imparable d’Esa-Pekka Salonen et retransmis en direct sur votre écran de cinéma. Cette nouvelle production sera diffusée au cinéma Rif le 30 avril, en partenariat avec l’Orchestre philharmonique du Maroc.

La scène se passe au crépuscule dans la cour intérieure du palais de Mycènes, où a été assassiné le roi Agamemnon. Les servantes jacassent et piaillent à propos du comportement étrange d’Electre, qui chaque soir apparaît dans la cour en pleurant, obsédée par la mort de son père. Elle passe, en jetant un regard mauvais sur les servantes qui la haïssent. Seule la plus jeune semble touchée par le sort de cette princesse errante, en haillons, hurlant avec les chiens. La surveillante et les autres servantes la réprimandent pour cette compassion. Electre reste seule, évoquant la nuit horrible où Clymnestre avec son amant Egisthe ont assassiné Agamemnon à son retour de Troie. Electre ne rêve que de la vengeance qu’elle pourra accomplir avec l’aide de Chrysothémis et Oreste. C’est alors que survient Chrysothémis.

Celle-ci ne supporte plus cette vie d’enfermement et souhaiterait avoir une vie normale, se marier et avoir des enfants. Par la même occasion, elle informe Electre que Clymnestre et Egisthe projettent de l’assassiner. Elle supplie sa sœur d’abandonner ses projets et de libérer le palais qui, par sa faute, s’est transformé en prison. Au lieu de suivre son conseil, Electre décide d’affronter sa mère. Celle-ci arrive accompagnée de sa confidente et de sa porteuse de traîne…«Elektra» est un opéra en un acte de Richard Strauss. Le livret a été écrit par Hugo von Hofmannsthal : c’est le premier livret d’une série de six, produit de la collaboration fructueuse entre les deux artistes. Elektra est une réécriture pour un public contemporain de la pièce de Sophocle1. L’opéra est créé le 25 janvier 1991 au Hofoper de Dresde. La durée d’exécution varie d’1 heure 40 à 2 heures. «Elektra» est une œuvre pour un très grand orchestre, dans la tradition postromantique. Il s’agit de l’instrumentation la plus fournie qu’ait prescrite Strauss.

C’est aussi, l’une des œuvres majeures du début du XXe siècle dans l’histoire du théâtre musical. L’œuvre produit sur les spectateurs un effet saisissant. Son pouvoir émotionnel est dû à la puissante expressivité de l’orchestration straussienne et aux états extrêmes dans lesquels se trouvent les personnages. Le texte d’Hugo von Hofmannsthal qui s’inspire de la tragédie de Sophocle, exacerbe l’aspect étouffant et angoissant du drame antique. N’oublions pas que la composition est contemporaine de la découverte d’une autre Grèce. Non plus la vision idéalisée de la Grèce apollinienne mais celle d’une Grèce archaïque, violente et barbare, révélée par les fouilles de Mycènes. L’œuvre présente aussi une dimension psychanalytique très forte : Hofmannsthal écrit Elektra en 1903, dans les années qui suivent la parution des Études sur l’hystérie de Freud et Breuer, ainsi que du premier Traité sur l’interprétation des rêves.

Depuis 2008, Pathé Live (anciennement Ciel écran) diffuse en direct les opéras du Metropolitan Opera de New York (salle d’opéra située dans le Lincoln Center de New York, aux États-Unis) par satellite sur les écrans de plus de 2.500 salles de 70 pays à travers le monde (salles de cinémas mais aussi scènes nationales et municipales). «Cette programmation, même si elle reste minoritaire par rapport à celle des films, rencontre une réelle curiosité et un succès certain. Le public est majoritairement celui de l’opéra, mais il y a une ouverture vers un public qui a tendance à se rajeunir. Les ballets du Théâtre du Bolchoï sont également retransmis en direct dans les mêmes conditions», confie les organisateurs de l’événement. Un vent de Broadway souffle sur le Maroc !

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