Culture

Le festival L’Boulevard 2022 se tiendra du 23 septembre au 02 octobre (VIDEO)

A la fois précurseur et porteur de mémoire, L’Boulevard s’apprête, pour ses 20 ans, à honorer deux décennies de création musicale à travers une programmation essentiellement marocaine, encore et toujours ouverte sur le monde.

Il en a fallu du temps, avant d’avoir 20 ans. Un peu plus, pour être tout à fait honnête, et un peu moins, si l’on estime que la pandémie a été un temps d’arrêt dans la vie du festival. Chez L’Boulevard, nous n’avons jamais douté du retour, mais nous avons bouillonné, imaginé, nous avons redouté les scénarios catastrophes et rêvé à des scénarios miracles, à des formats hybrides et à des festivités mobiles, à des caravanes dans le désert et à la dématérialisation des concerts, avant de revenir à ce que nous savons et aimons faire : L’Boulevard, en dur, dans un stade que nous avons été des milliers à fouler à chaque édition. Un retour tant attendu à la maison.

Avec cette édition, la nostalgie pointe son nez comme un terrain glissant, une envie de regarder en arrière et de s’arrêter sur le chemin parcouru. D’honorer le travail accompli, les barrières franchies, les talents révélés et l’envie de faire mieux, encore et toujours. Accompagner les mutations et les libérations, continuer de s’émerveiller des rencontres et des rassemblements créés autour de ce festival et de cette association, malgré les épreuves, les bobos du corps et les acouphènes.

Il y a d’abord eu les petits concerts et les grands émois, rue Moussa Bnou Noussair, dans cette petite salle qui n’a plus su contenir le public grandissant et ses rêves pétillants, puis le choc des ténèbres en 2003 et les errances momentanées de ce qui s’appelait encore Le Boulevard des jeunes musiciens ; la mue de l’événement et l’arrivée aux stades du C.O.C et du R.U.C, la transition par les anciens abattoirs mais surtout la naissance du Boultek, navire amiral de l’EAC-L’Boulvart. En y posant nos bagages, nous y avons aussi développé nos rêves : un centre de musiques actuelles et deux autres festivals célébrant les arts urbains — Sbagha Bagha à Casablanca, et Jidar Rabat Street Art Festival, dans la capitale. Et puis L’Boulevard, toujours, avec l’énergie des débuts et l’expérience du temps. C’est peut-être ça, avoir 20 ans.

Chez L’Boulevard, on vous l’assure, tout le monde a 20 ans, même ceux qui en avaient 30 en 1999. Cet esprit, cette jeunesse, ce rêve porté par une poignée de passionnés, devenus un essaim de bénévoles et de professionnels, de musiciens et d’artistes, de mélomanes et de profanes ; cette communauté, soudée et éclectique, est la véritable âme de ce festival. Son corps, lui, se place face à la scène et dans les dédales du Souk : c’est cette foule qui revient à chaque édition, quel que soit le lieu, qui grandit et amène ensuite ses enfants. C’est ce public fidèle et exigeant, entier et exalté, précurseur et renouvelé.

A chacun.e, nous disons merci, nous disons marhba, dar darkoum, et nous disons surtout : forever young, même quand ça pique !

LA COMPÉTITION TREMPLIN
23-25 SEPTEMBRE

Programmée lors de la première partie du festival L’Boulevard, la Compétition Tremplin fait, depuis 1999, la part belle aux jeunes talents et aux artistes émergents.

Cette épreuve accueille une vingtaine de groupes et d’artistes, préalablement sélectionnés par un jury composé de musiciens et de professionnels de la musique, qui écoutent les maquettes et étudient les candidatures reçues dans les catégories rap/hip hop, rock/metal et fusion/autres musiques actuelles pour en tirer la sève : créativité, qualité, originalité.

L’appel à candidatures du Tremplin permet chaque année de prendre le pouls de la jeune scène musicale et d’avoir une photographie d’ensemble de ce qui s’y crée. Pour cette 20e édition, le comité a reçu un total de 273 dossiers : 220 candidatures en rap/hip hop, 14 en rock/metal, et 39 en fusion et autres musiques actuelles. Le choix final du jury, réuni le week-end du 13 et 14 août 2022, s’est porté sur 17 groupes et artistes : 9 groupes dans la première catégorie, 4 dans la deuxième et 4 dans la troisième.

Trois jours durant, les musiciens en herbe donneront le meilleur d’eux-mêmes sur la grande scène du R.U.C., face à un public qui ne les connaît pas encore et à un jury qui primera deux groupes ou artistes par catégorie, les aidant ainsi à passer d’une pratique en amateur à une véritable professionnalisation de leur musique.

Venus d’El Jadida, Oujda, Khmisset, Marrakech, Guercif, Safi, Kenitra, Fès, Rabat et Casablanca, les 17 groupes retenus performeront leurs compositions originales du 23 au 25 septembre. Il n’en restera que six, soit deux gagnants par catégorie, que l’audience pourra retrouver du 30 septembre au 2 octobre, puisque les lauréats se produiront en première partie des têtes d’affiche programmées lors du second week-end de L’Boulevard.

GROUPES EN COMPÉTITION

RAP/HIP HOP

VENDREDI 23 SEPTEMBRE 2022 À PARTIR DE 17H30

Minerva

Rabat

Seule candidate sélectionnée dans la compétition rap/hip hop de cette 20e édition, Minerva n’a rien à envier aux autres contestants. La rappeuse masquée a le flow, l’attitude et la rage qu’il faut. Les followers, aussi : 13K sur Instagram, et presque autant sur YouTube. Un univers visuel travaillé, des clips bien léchés mais surtout des morceaux solides, en darija et même en anglais, que ses fans pourront entonner avec elle pour l’encourager lors de la compétition.

 

Casablanca

En activité depuis 2021, tout va très vite pour XXXRays : le rappeur aux 62K abonnés sur Instagram a déjà sorti sept morceaux. Parmi eux, Namaste, en collaboration avec 7liwa et Bo9al, qui le propulse dans les nouveaux phénomènes du street rap. L’année 2022 est florissante pour le rappeur nouvelle génération, puisqu’il s’apprête à sortir Glitch, son premier album. Un opus de 11 chansons dont quelques sons seront sans doute dévoilés sur la scène du R.U.C, lors de la compétition.

Hero

Casablanca

A 20 ans, Hero voit déjà ses rêves se réaliser : son dernier morceau, A7lami, a été produit par Draganov. Le jeune rappeur, qui travaille son style depuis 2017, a également partagé la scène avec ElGrande Toto et gagné la compétition #JAMFreestyle. Cette fois-ci, c’est le Tremplin L’Boulevard qu’il espère remporter, au cours duquel il dévoilera sans doute les morceaux de son EP à venir, Adrenaline.

Mirv & Gustavo

Oujda

Mirv & Gustavo ne sont pas un groupe, mais deux rappeurs d’Oujda qui ont débuté leur carrière musicale presque en même temps, en 2017, et qui ont pris l’habitude de collaborer. Si l’union fait la force, le plaisir que prennent ces deux jeunes rappeurs à partager un morceau ou un clip est une évidence. Pour le Tremplin, c’est la scène qu’ils s’apprêtent à partager, puisque c’est en tant que Mirv & Gustavo qu’ils ont décidé de prendre part à la compétition. Une double dose de rap venue de l’Oriental, pour le plus grand plaisir du public.

Sigou

Marrakech

“Father/artist/songwriter/singer/rapper/ghostwriter/producer/unofficial guide”. Voilà comment se présente Sigou sur Instagram, et la réalité est probablement bien plus fournie. L’artiste marrakchi de 31 ans, qui a également été DJ avant de s’assumer en tant que rappeur à partir de 2019, porte un amour inconditionnel à la culture, aux rythmes et mélodies de sa ville. Des influences qui transparaissent dans ses morceaux, ses paroles et son premier album, Sou9, paru en 2021.

Hollycore

Guercif

Si vous pensez que le rap et la mélancolie ne font pas bon ménage, attendez de découvrir Hollycore. Fondé en 2017 dans la région de l’Oriental par Aissa, Achraf et Zakaria, ce projet aux antipodes de l’egotrip propose souvent un son aérien, à la frontière de la trap et du cloud rap. Les paroles aussi sont dans les nuages, avec des chansons comme Space.x ou un EP nommé EY-God. Atmosphère garantie.

Lee Browz

Fès

Lee Browz n’a pas sa langue dans sa poche : à 20 ans, ce MC fassi est là pour provoquer, faire mal, dire ce qu’il pense, quitte à mal penser. Il commence à écouter du rap en 2013, s’y essaie dès 2017 et devient Lee Browz en 2020. S’il n’est clairement pas venu apporter la paix, il porte son épée dans sa bouche et avec elles, quelques morceaux énervés pour convaincre le public et le jury du Tremplin.

Small Naar

Casablanca

A travers son blase et sa musique, ce jeune MC casablancais semble avoir été biberonné aux sons de Shayfeen (et de Small X en particulier) et influencé par l’univers visuel et musical du projet Safar, porté en 2019 par le collectif Naar et réunissant des rappeurs marocains et internationaux. Small Naar pousse l’hommage jusque dans la cover et le titre de son premier EP, Travel, sorti en 2021. Un voyage qui s’invite sur la scène du R.U.C., où le rappeur proposera un moment d’évasion au public venu faire un bout de chemin avec lui.

L’Free Man

Safi

L’Free Man, l’homme libre : c’est le blase qu’a choisi ce rappeur mesfioui à mobilité réduite, passionné de rap depuis ses 15 ans. Il s’essaie au hip hop en 2015 avec un premier single, Dkaka, et compte depuis près de 15 morceaux et autant de clips. Résilience, solitude, détermination et sincérité : c’est ce qui se dégage de la musique de L’Free Man tout comme de son parcours, auquel a été consacré un petit documentaire à visionner sur sa chaîne YouTube. Un artiste généreux, à découvrir lors de la compétition.

ROCK/METAL

SAMEDI 24 SEPTEMBRE 2022 À PARTIR DE 18h

The Grunge Garage

Casablanca

Grunge is not dead : l’énergie du désespoir et ses guitares saturées ont depuis longtemps dépassé Seattle, pour venir se matérialiser dans le nom et les sons de The Grunge Garage. Le trio casablancais, créé en 2017 et composé d’Omar Faddouli à la guitare et aux backings vocals, de Reeda Lah à la batterie et de Reda Balafrej au chant et à la basse, compte bien faire honneur à l’ère grunge des années 1990. Mais il n’y a pas que Nirvana, Pearl Jam ou Alice in Chains qui nourrissent les compos du trio : le public du Tremplin pourra également déceler les influences rock ou franchement metal du groupe.

Post Kaskrot

Rabat

Fondé en 2018, Post Kaskrot est un groupe marocain de rock alternatif à déguster jusqu’au dernier fade out. De ses cuisines sont déjà sortis plusieurs singles et un premier EP, Kastle, en 2020. Passé par la troisième édition du programme Hiba_Rec Rock, Post Kaskrot concocte à présent son premier album aux inspirations psych, stoner et folk. Un met tout en délicatesse auquel pourra goûter le public du Tremplin, et ainsi découvrir l’univers onirique du groupe, qui réalise également ses “propres visuels afin de peindre une image complète de l’espace mental dans lequel il puise son art”.

Aghroomers

Rabat

Prenez du rock, du blues, une pincée de musiques traditionnelles venues du monde entier et une bonne dose de talent. Mélangez le tout et servez en darija : vous obtiendrez, si vous êtes chanceux, Aghroomers. Porté à bout de cordes par six passionnés, l’univers d’Aghroomers est un véritable voyage à travers les cultures, les traditions et les possibilités musicales. Passés par Visa For Music en 2021 et auteurs la même année d’un premier album nommé Yaqout, Aghroomers prendront part en 2022, pour la première fois, à la compétition Tremplin.

Teltach

Marrakech

Ils s’appellent Teltach, et ils sont trois à vouloir raviver le punk rock depuis Marrakech. Leur punk se vit en darija, pêchu et déterminé à faire pogoter le public de la compétition Tremplin. Côté paroles, c’est tout aussi punk : il sera question de “lubia bel7ror”, meilleur plat selon le trio, de questions scolaires et existentielles “Chkon li msowe9 liya?”, et d’éloge à la paresse sur des rythmes toniques : “a7ssan nhar houwa nhar l7ed”. Rendez-vous samedi.

FUSION

DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2022 À PARTIR DE 17h45

Kamar Mansour

El Jadida

Dans la famille Mansour, le talent se conjugue au féminin : elles sont cinq sœurs passionnées d’art et élevées par leur mère. Cette année, le Tremplin L’Boulevard accueille Kamar, chanteuse et guitariste déterminée. Si son nom ne vous est pas inconnu, c’est parce qu’elle marche dans les pas de sa grande sœur, Yousra Mansour, leadeuse du groupe Bab L’Bluz, que L’Boulevard a accueilli en 2019. Ensemble, elles forment en 2011 le projet metal-fusion Rock & Roses. Kamar a également participé à X-Factor Arab et à The Voice Arab, et a fait partie, en 2021, des 10 finalistes du prix découverte RFI. Son indie folk rock à la marocaine est à découvrir pour la première fois à Casablanca, sur la scène du R.U.C, lors de la compétition.

Saad X Meryem

Casablanca

Groupe de fusion marocaine, Saad x Meryem sont un duo à la vie comme à la scène. Originaires de Fès où ils se rencontrent, c’est désormais depuis Casablanca qu’ils déploient leurs compositions : de la folk au R&B en passant par la musique arabo-andalouse ou des productions plus urbaines, ils unissent leurs influences dans un premier album, LMeaning, paru en 2019. Trois ans et une pandémie plus tard, le duo compte bien offrir du son et du sens au public du Tremplin.

Ghaya

Kenitra

“The blues tells a story”. Et dans sa poésie sans langue de bois, le groupe Ghaya illustre les paradoxes d’une culture populaire qu’il signe comme sa marque de fabrique. Composé de six musiciens, le groupe made in Kenitra a sorti un premier opus, Box of Truth, en 2020. Des chansons en darija et en anglais à la mélancolie bluesy, baignées d’influences gnawa, reggae et rock, que le public de la compétition Tremplin découvrira sur scène.

Khmissa

Khemisset

Si vous demandez à Khmissa de définir leur musique, ils vous répondront : “le cœur de la musique spirituelle africaine fusionné avec la passion et l’énergie du rock”. De Lili Twil à Hamdouchia, Khmissa puise dans le registre traditionnel ou classique marocain, que le groupe de Khemisset réarrange et arrose d’accords rock’n’roll. Une approche que les 8 musiciens aux influences diverses utilisent également pour composer leurs propres morceaux, comme en témoigne leur premier album éponyme, sorti en 2018.

ARTISTES INVITÉS

VENDREDI 23 SEPTEMBRE 2022  – A PARTIR DE 17H30

DJ KEY

Turntablism – Maroc

Le roi des platines est de retour au Boulevard pour sa 20e édition. Khalid Douache, alias DJ Key, grandit dans l’effervescence du hip hop au début des années 1990. Durant les battles, il s’intéresse aux techniques de mix et de scratching en privilégiant les vinyles. En 2001, et en réel agitateur du mouvement hip hop au Maroc, il crée “Original Hip-Hop”, la première association marocaine dédiée au mouvement à Agadir. Après des passages marquants lors des festivals d’Essaouira, Agadir, Casablanca et plusieurs mixtapes, sa carrière musicale le mène à des collaborations avec des DJs internationaux et des participations à des shows radio en France et en Hollande. Grand passionné et désireux de transmettre son savoir, DJ Key, à la renommée nationale et internationale ouvre en 2006, la première école de deejing au Maroc et lance sa propre boîte de production, Funky Noise, en plus de réaliser différents projets audiovisuels et clips musicaux. Ne manquez pas les beats du pionnier du Turntablism au Maroc !

ABDUH

Rap – Maroc

En février 2021, Abduh surgit comme un ovni sur la scène rap : avec un morceau (et son clip), Zimbabwe, le jeune rappeur de Kenitra attire l’attention du public et des pros du hip hop qui ont percé avant lui. Trois mois plus tard, il est invité à poser un couplet dans Salina, qui réunit les noms les plus en vue du rap marocain (ElGrande Toto, Stormy, Khtek, Tagne, 7liwa, Vargas, Ouenza, Figoshin, Dollypran, Small X, Draganov). Trap, drill, lofi hip hop et rage de vivre : Abduh maîtrise sa formule et pose sa voix sereine sur des textes en ébullition. Un bouillonnement qui transparaît dans ses clips, qu’il réalise parfois : au-delà de l’egotrip, Abduh y montre sa vie de quartier et celle de la jeunesse dont il fait partie, dans toute sa violence et sa poésie.

VARGAS

Rap – Maroc

A 23 ans, Vargas s’inscrit comme l’un des rappeurs les plus prometteurs de la nouvelle scène urbaine. Natif de l’ancienne médina de Rabat, ses deux passions sont le football et la musique — avec une préférence pour le hip hop américain en général, et, côté Maroc, celui de Mobydick en particulier. Il fait ses premiers pas dans le hip hop en 2020 avec le collectif O Squa, avant de voler de ses propres ailes en 2021 : il sort un premier morceau, Different, puis un EP, Vibz, et enfin RS3, track qui le propulse sur le devant de la scène. En 2022, il signe son premier album, Venom, qui comprend les très remarqués Pause et No Mercy, en featuring avec un autre invité de cette édition : Abduh. Un opus à découvrir en live sur la scène de L’Boulevard.

KHTEK

Rap – Maroc

Originaire de Khemisset, Houda Abouz, alias Khtek, est sans conteste le nouveau visage du rap féminin marocain. Fan de hip hop et influencée par L’bassline, Lmoutchou et Fat Mizzo, elle commence par écrire ses propres chansons en 2016, puis enchaîne les jams et les open mics, notamment sur la scène souk de L’Boulevard. Avec des collaborations comme Hors Série avec ElGrande Toto, Don Bigg et Draganov, ou encore Fratello avec Tagne et Stormy, Khtek joue très vite dans la cour des grands. Mais c’est surtout dans ses morceaux qu’elle impose sa vision et sa plume : féministe engagée et fière de son amazighité, Khtek dénonce avec force la misogynie et le patriarcat. Le clip de Kick off a été vu plus de 2 millions de fois, celui de Ftila plus de 3 millions. Le 23 novembre En 2020, la rappeuse est élue parmi les 100 femmes les plus inspirantes et les plus influentes au monde dans un classement publié par la BBC. Avec son rap libre et sans filtre, Khtek prouve que le hip hop n’est pas qu’une affaire d’hommes.

SAMEDI 24 SEPTEMBRE 2022  – A PARTIR DE 18H

DEEP SCAR

Metal progressif – Maroc

Fondé à Tanger en 2007, Deep Scar réunit quatre musiciens aux influences aussi diverses que Meshuggah, Metallica, Frank Zappa ou Joe Bonamassa. Ils versent d’abord dans le heavy et le thrash avant de s’installer dans le metal progressif, auquel ils joignent des paroles en anglais. Grand vainqueur de la 19e compétition Tremplin, Deep Scar revient par la grande porte sur la scène qui l’a sacré, et présentera au public de L’Boulevard des morceaux inédits de leur album à paraître, qu’ils peaufinent encore dans leur studio d’enregistrement tangérois.

HAOUSSA

Issawi punk rock – Maroc

Les grands gagnants de la Compétition Tremplin en 2002 reviennent, 20 ans plus tard, mettre le feu à la scène de L’Boulevard : Haoussa, avec leur énergie punk, leurs paroles à la fois cyniques et leurs inspirations issawies, électro et rock, n’ont rien perdu de leur fougue d’antan. Si le groupe à l’identité visuelle bien spécifique a connu plusieurs reconfigurations, c’est porté par  son chanteur de toujours, Khalid Moukdar, que le groupe revient jouer ses tubes, immortalisés par un album éponyme en 2012.

PSYKUP
Autruche core – France

Ils ont eu 20 ans en 2015 et ont sorti leur cinquième album en 2021 : les Toulousains Psykup se placent toujours sur la cime du metal français. Les inventeurs de “l’autruche core” mélangent les influences et les genres avec brio : chez Psykup, emprunter des accents à Pantera et des harmonies vocales à Alice in Chains n’est pas incompatible, tout comme faire groover death et grindcore. Après les Eurockéennes de Belfort, le Download Festival France ou encore le Hellfest, Psykup et son dernier opus (plus énervé que les autres), HELLO KARMA ! vous donnent rendez-vous sur la scène du R.U.C, pour les 20 ans de L’Boulevard.

DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2022  – A PARTIR DE 17H45

BAZOGA
Ghorba core – Maroc/France/Pays-Bas

Bazoga est un duo formé de Salim Bayri et Tayeb Bayri, frères bidaouis qui font de la musique depuis lghorba. Depuis 2012, ils jouent de la “tretya music” et du “ghorba core” dans des fêtes et teufs à tendance électronique. Ils chantent le visa (Schengen), le départ (Chiriki), les obligations (Blash) et le tarlihlfriyyekh (Tretyamusic) sur des rythmes frénétiques et des mélodies nostalgiques. Ils se produiront au Maroc pour la première fois, dans le cadre de la 20e édition de L’Boulevard.

MIZANE

Latin moroccan fusion – Maroc

Groupe de fusion de musiques latines et marocaines, Mizane réunit onze musiciens au talent brut venus de tout le Maroc, qui ont fait leurs armes dans différentes formations (à l’instar de Darga, Bob Maghrib ou encore Hasba groove, pour ne citer que ceux-là). Trombone, trompette, piano, contrebasse, luth, batterie et percussions s’allient à chants nord-africains et latinos, pour un véritable moment de communion. De la salsa à la bossa nova en passant par le raï, le chgouri ou la samba, Mizane constitue une sorte de all-stars de la fusion musicale. Des rythmes qui invitent au voyage pour un groupe qui porte bien son nom, et dont le travail en résidence est visible sur YouTube à travers un petit documentaire dans le cadre du projet Jazz in Morocco, produit par Pulsify records, basée à Atlanta. Pour le son en live, avec cuivres et énergie, rendez-vous à L’Boulevard.

HASBA Groove

Chaabi rock  – Maroc

Fondé en 2008 à Safi, le groupe Hasba Groove dévoile toutes ses couleurs et se fait réellement remarquer en 2020, lors du concert digital donné à l’occasion de Visa for Music. Auteurs de l’album L’Groove L’Beldi en 2015, les huit musiciens safiotes puisent dans la musique traditionnelle et y ajoutent une touche de modernité, des arrangements rock et des rythmes chaâbi, gnawa, salsa, jazz ou reggae.

RIBAB FUSION

Souss groove – Maroc

Créé en 2008 à Agadir, le groupe Ribab Fusion avait un rêve à la fois simple et lointain : offrir à la musique amazighe une place de choix sur la scène mondiale. Quatorze ans plus tard, l’objectif est largement atteint : Ribab Fusion fait danser les publics, de L’Boulevard à Zanzibar. Incarné par Foulane Bouhssine et son ribab, ancêtre monocorde du violon, le groupe du Souss met en valeur le patrimoine musical amazigh en lui offrant des touches de rock, de pop, de funk ou de reggae. Sur scène, c’est toute la poésie du chant et des traditions amazighes qui croisent des rythmiques et des sonorités venues d’ailleurs.

VENDREDI 30 SEPTEMBRE 2022  – A PARTIR DE 18H30

2ÈME PRIX HIP HOP

1ER PRIX HIP HOP

 IGUIDR

Rap – Maroc

Lorsqu’il se met au hip hop, en 2008, Youssef Lgoudali le fait en darija. Cinq ans plus tard, exit l’arabe : c’est en tamazight qu’il rappera désormais, sous le blase d’Iguidr (l’aigle). Un nom de scène majestueux sous lequel le rappeur gadiri signe une mixtape (Raiss Trap, 2018), plusieurs titres à succès et un premier album, Aghilass, en 2022. Iguider multiplie également les collaborations : Dada, Nessyou, Mobydick, Inkonnu, West, Small X, Ahmed Soultan, Jubantouja… A travers son imazighen rap et trap, c’est son identité et sa culture qu’il représente, avec fierté et intelligence.

L’MORPHINE

Rap – Maroc

Pour les uns, c’est une icône du hip hop marocain. Pour les autres, un rappeur à clasher dès que l’occasion se présente. Ce qui est sûr, c’est que le paysage rap du royaume ne serait pas le même sans L’Morphine (connu sous le blase M-Psy jusqu’en 2010). D’abord, parce que le natif de Salé rappe depuis 1998, et que malgré quelques moments d’introspection ou de disparition, il fait partie des lyricistes les plus pointus et les plus prolifiques du pays (187 morceaux en tout à travers ses différents projets). Admiré par ceux qui l’ont découvert à travers le collectif Piranha-Labo en 2006 ou par des MC venus après lui, à l’instar de Small X ou Nessyou, L’Morphine jouit d’une aura particulière auprès de ses pairs. Comme s’il incarnait, à lui seul, un pan majeur de l’histoire du rap marocain.

DOLLYPRAN
Drill/hip hop – Maroc

Le rappeur made in El Hank est de retour sur la scène de L’Boulevard ! Après ses débuts en tant que topliner et ghostwriter pour bon nombre de rappeurs, Dollypran décide de prendre le mic en 2012. C’est probablement l’une des meilleures décisions de sa carrière :  il devient ainsi l’une des figures incontournables de la trap et du drill marocains et, dès 2018, conquiert le public à travers des morceaux comme Trap trip, Taach, Senhaji, Trump et Trax. Depuis la sortie de son album Traitement et de son EP DeepMix, tous deux sortis en 2022, le rappeur au style unique cumule plus de 41 millions de vues sur YouTube.

LMOUTCHOU
Rap – Maroc

Grand gagnant en 2006 de la compétition Tremplin catégorie rap/hip hop, Mobydick a depuis tracé son chemin (1 album, 2 EP, 4 mixtapes, et des millions de vues sur sa chaîne YouTube), pour devenir l’un des rappeurs les plus respectés du game, par les nouveaux MC comme par les anciens. Son rap en français (Ma clique et moi) a laissé place à une plume en darija des plus reconnaissables (Toc toc, Mou3ella9at, Ddi Ma T3awed…). Son blase, depuis, a eu un petit frère : désormais, c’est soit Mobydick, soit Lmoutchou, selon l’envie de l’artiste. Qu’il oscille entre second degré et sujets profonds, egotrip et storytelling, mixtapes sales ou projets jazz (Mobystow), le rappeur de Rabat, à la tête du label Adghal Records, convainc un public fidèle et toujours plus nombreux. Invité par Oxmo Puccino à partager la scène de L’Boulevard en 2018, c’est solo que Lmoutchou revient enflammer cette 20e édition du festival.

ELGRANDE TOTO

Trap – Maroc

En 2018, nous écrivions que Toto était un véritable phénomène du hip hop marocain. En 2022, on met à jour : ElGrande Toto est une success story. Premier artiste marocain à recevoir un disque d’or, artiste marocain le plus écouté sur Spotify, le rappeur de Benjdia a littéralement tout cassé en 2021 avec son premier album, Caméléon. Les frontières, d’abord, en se plaçant fièrement sur la scène internationale (ElGrande Toto est l’artiste le plus écouté de la région MENA, et Caméléon compte plus de 60 millions de streams à travers le monde), mais aussi les codes de la presse généraliste marocaine : “un rappeur marocain à la conquête du monde”, titrait le magazine TelQuel, qui lui consacrait sa couverture en mars dernier. Pour la 20e édition de L’Boulevard, l’idole des jeunes revient à la maison pour un concert volcanique.

SAMEDI 1ER  OCTOBRE 2022  – A PARTIR DE 18H

2ÈME PRIX ROCK/METAL

1ER PRIX ROCK/METAL

HOLD THE BREATH

Progressive metalcore – Maroc

Hold The Breath est un groupe de progressive metalcore fondé à Casablanca en 2011. Leurs influences vont de As I Lay Dying  à Killswitch Engage, en passant par August Burns Red ou This or The Apocalypse. Ils signent un premier EP de quatre morceaux en 2013, Chaos Prevails, et s’apprêtent à sortir le second. Entre les deux, ils multiplient les scènes, de Casablanca à Fès en passant par Meknès, et font partie de la compétition Tremplin de L’Boulevard 2017. Leur dernière vidéo, Survival, a été shootée au Studio Hiba, dans le cadre de la troisième édition du programme Hiba_Rec rock/metal.

ARKA’N ASRAFOKOR

Afro thrash metal – Togo

Depuis près de dix ans, Arka’n Asrafokor gagne du terrain sur la carte mondiale du metal : seul groupe du genre en Afrique de l’Ouest, ce qu’il propose est unique puisqu’il mélange du thrash, speed, neo metal à du rap et des rythmiques régionales (Gazo, Blekete, etc.). Le groupe togolais, auteur de l’album Zã Keli (Lumières/Ténèbres) en février 2019, allie ainsi la puissance du metal et la résonance des percussions et instruments traditionnels, et pousse des chants en ewé, anglais et parfois français. Se décrivant comme un “groupe de métal qui puise son inspiration dans la tradition et la sagesse africaines”, Arka’n Asrafokor chante des valeurs comme le courage, l’honneur, la justice, mais aussi le retour de l’homme à la nature. Du metal aux racines bien ancrées, à retrouver sur la grande scène du R.U.C.

BETWEENATNA

Rock alternatif – Maroc

Les figues de barbarie font-elles de bonnes chansons ? Les prières de guérison soignent-elles l’hydarthrose ? L’humour est-il soluble dans le metal ? Les réponses sont évidentes lorsque l’on écoute Betweenatna. Entre riffs déjantés et délicieux second degré, Betweenatna est la preuve que l’on peut être un rockeur (et même quatre) bourré de talent sans se prendre au sérieux. Fondé en 2011 par quatre pionniers des scènes metal et fusion casablancaises — ayant joué dans les groupes Immortal Spirit, Reborn, Nekros, Darga, Hoba Hoba Spirit…—, ce “délire entre potes” est, onze ans plus tard, ce qui se fait de mieux en rock alternatif b’darija. Betweenatna s’est d’ailleurs autoproclamé “a7ssan groupe fel 3alam”. Avec Abdessamad Bourhim à la guitare, Oubize au chant, Said Gamha à la basse et Said Mounna à la batterie, fous rires et gros son garantis.

VADER
Death metal – Pologne

Près de quarante ans de carrière, seize albums studio et des concerts à n’en plus finir : les vétérans du death metal polonais semblent avoir vécu plusieurs vies. De la Pologne communiste qui a vu naître le groupe au dernier album paru, Solitude in Madness (2021), Vader (référence à Darth Vader, Dark Vador en VF) a conquis le monde. De l’Europe à l’Australie en passant par le Japon, l’Amérique du Sud et les Etats-Unis, les légendes du death et thrash metal viennent enfin faire sonner leurs riffs massifs en Afrique, live from L’Boulevard.

DIMANCHE 2 OCTOBRE 2022  – A PARTIR DE 18H

2ÈME PRIX FUSION

1ER PRIX FUSION

JUBANTOUJA

Indie rock – Maroc

Des montagnes du Haut Atlas central aux plus belles scènes du royaume, Jubantouja fait le pont. Né dans la vallée rouge d’Aït Bou Oulli, Ayoub Nabil (surnommé Juba) baigne dans les traditions amazighes et leur poésie, puis découvre le rock. Il allie sa nouvelle passion et sa langue natale, la mélancolie de sa culture à l’indie folk, et donne naissance, en 2016 à Azilal, à Jubantouja. Une formule pleine d’émotion et de sensibilité, qui ne tarde pas à conquérir un public grandissant. Sorti en 2019, le premier album de Jubantouja, Izda Mimoun, est à découvrir ou redécouvrir sur la scène de L’Boulevard.

L’ENTOURLOOP

Banging hip-hop inna Yardie Style – France

Du reggae, du hip hop, et beaucoup de secrets : L’Entourloop tient autant à cultiver le mystère qu’à faire danser les foules. Leur style ? Le “Banging hip-hop inna Yardie Style”, disent-ils. Le nom de leur dernier album ? La Clarté dans la confusion (2021). Ça donne le ton. Fondé par les seniors Sir James et King Johnny en 2015, nourris “au bon grain des sounds systems, de la culture vinyle et bercés par les dialogues épiques du cinéma d’antan”, ce collectif de beatmakers à la french touch vintage multiplie les collaborations prestigieuses, mélange les samples et les styles avec brio : dub, dance-hall, ragga, trip hop, tout y passe ! Un voyage sonore qui va de Saint-Etienne à Kingston, avec des arrêts à Londres et New York. Ne ratez pas l’escale casablancaise.

ALBOROSIE & SHENGEN CLAN
Reggae – Italie/Jamaïque

Alborosie est le plus jamaïcain des Italiens. S’il quitte sa Sicile natale pour s’installer au pays de Bob Marley, c’est que le reggae est plus qu’une vocation pour lui : c’est sa raison d’être. Et c’est depuis Kingston, où il est installé depuis l’avènement du troisième millénaire, qu’il finit par connaître un succès mondial. Auteur, producteur, multi-instrumentiste et DJ, Alborosie multiplie les concerts à travers le monde et, depuis 2008, les opus en solo. Dix ans plus tard, il sort Unbreakable, un album en collaboration avec les Wailers. Son reggae rebelle est un style de vie : il appelle au respect de l’héritage laissé par les aînés, à la spiritualité, à la justice ou encore à l’émancipation. Dans son dernier album, For the culture (2021), celui qui est accompagné par Shengen clan aborde la pandémie de Covid-19, le mouvement Black Lives Matter ou encore les violences policières. Un reggae engagé, à retrouver en clôture de cette 20e édition.

HOBA HOBA SPIRIT

Hayha music – Maroc

S’il y a bien un groupe qui symbolise le bouillonnement musical des vingt dernières années, c’est sans conteste Hoba Hoba Spirit : en plus de se bonifier avec l’âge, le groupe casaoui fondé en 1998 (qui a depuis sorti 8 albums et joué plus de 600 concerts dans une vingtaine de pays) a su fidéliser un public passionné, dont jeunes et moins jeunes scandent les paroles par cœur. C’est qu’elles sont primordiales au succès de la Hayha music (ou “Powerhouse Music”, selon Broadway World) forgée par le groupe : leur magma de riffs électriques et de rythmes tribaux est rehaussé par des textes percutants qui parlent de la société avec intelligence, humour et sincérité. Habitués de L’Boulevard, les Hoba Hoba Spirit, précurseurs de cette scène musicale que l’on fête lors de cette 20e édition, donneront un concert de célébration puissant, dont on se souviendra sans doute encore dans 20 ans.

LE SOUK

23 SEPTEMBRE – 02 OCTOBRE 2022

Marché éphémère organisé en marge du festival L’Boulevard et de ses activités musicales, le Souk a d’abord été pensé comme un espace d’expression et de vie consacré au travail associatif et militant. Tous les ans, cette agora rassemble des associations dédiées au développement social et culturel, mais également une vingtaine de collectifs, de créateurs et d’artistes, à mi-chemin entre le commerce solidaire et la création urbaine : des bédéistes y croisent des artisans et designers, des chineurs y découvrent des trésors vintage, des otakus s’y donnent rendez-vous et des cosplayers y incarnent des créatures fantastiques.

Lieu haut en couleur, l’espace souk ne s’arrête pas aux stands : sur la pelouse, les danseurs côtoient les jongleurs. Petits et grands sont d’ailleurs invités à prendre part aux ateliers animés par les artistes et les exposants, sous les tentes comme sur la piste, mais aussi à goûter aux délices proposés au food-court.

CIRQUE & DANSE

CIRQUE

COMPAGNIE COLOKOLO

Ateliers et animations

Que serait une après-midi de L’Boulevard sans acrobates et voltigeurs ? Fidèle à l’appel, la compagnie Colokolo – Cirque Urbain Marocain, revient déployer sa poésie en mouvement sur la pelouse du R.U.C. Fondé en 2013, ce collectif de circassiens issus de l’Ecole nationale du cirque Shems’y fabrique des spectacles lumineux et engagés, mêlant arts du cirque (mât chinois, jonglage, portés acrobatiques), théâtre et danse. Sa discipline de prédilection est la bascule, un agrès de cirque constitué d’une planche de frêne et d’un pied en métal, que Colokolo est la seule à pratiquer au Maroc. Repérée internationalement, la compagnie et ses spectacles (“Qahwa Noss Noss”, “Derby”, “Le Facteur”, “Chouf le ciel”) tournent régulièrement en dehors du Maroc. Pour cette 20e édition de L’Boulevard, Colokolo revient offrir à petits et grands des ateliers et des performances de haute voltige, mais surtout hors du temps.

Vendredi 30 septembre, samedi 1er et dimanche 2 octobre à partir de 16H30

DANSE

LIQUID BRIDGE

Atelier et cypher

Coopérative artistique et culturelle fraîchement créée, Liquid Bridge aspire à “créer des ponts entre les générations, les disciplines, les histoires et les publics” à travers la street dance. Une communauté qui invite à jamer sur du disco-rap sorti d’un 45 tours des block parties du South Bronx, ou sur les morceaux de l’âge d’or du hip hop “Straight Outta Compton”… tout en proposant, en parallèle, des ateliers d’initiation et de transmission. Quoi de plus logique que de les retrouver sur la pelouse du R.U.C pour la 20e édition de L’Boulevard ?

Dimanche 25 septembre, Liquid Bridge mettra les novices à l’honneur, en proposant “Connecting energies”, un atelier d’initiation à la danse hip hop. Il ne s’agit pas seulement d’apprendre les mouvements, mais également de comprendre les origines et la signification de cette street dance. A la fin de l’atelier, les apprentis danseurs mettront leur workshop en pratique, à travers une chaîne “social dance hip hop”. Et pour voir des danseurs confirmés en action, rendez-vous dimanche 2 octobre pour “Connecting generations” : un cypher/jam pour se réunir, une performance ancienne génération/nouvelle génération, en écho aux 20 ans de L’Boulevard, mais également une mini-battle “7 to smoke”, compétition bon enfant de breakdance où 8 b-boys et b-girls s’affrontent en mouvement.

Liquid Bridge est également à retrouver au souk pour des performances surprises, des séances photo intergénérationnelles, un quiz histoire du hip hop au Maroc et bien plus encore !

Atelier : Dimanche 25 septembre, de 16H30 à 18H15

Cypher : Dimanche 2 octobre  à partir de 16H30

PROGRAMMATION SOUK

SAMEDI 1ER OCTOBRE – À PARTIR DE 16H30

ANÏA

Electro – Maroc

L’univers musical  d’Anïa ressemble à « trip dans l’espace », où se répondent basslines acides, mélodies atmosphériques et sons cosmiques. Du rock/metal à la culture amazighe, la DJ autodidacte et productrice de musique basée à Casablanca trouve son inspiration dans différentes cultures, époques et genres musicaux. Habituée des soirées privées et des festivals de musique électronique du royaume depuis 2018, Anïa a également fait partie du collectif DISS-RUPT en 2019/2020. Elle travaille actuellement sur son premier EP.

KUSSUF

Idm/experimental – Maroc

Collectif modulaire réuni autour de la musique électronique alternative et des arts numériques, Kussuf (éclipse, en arabe) a été fondé en 2019 par des artistes basés à Casablanca. Son objectif : recréer l’effet d’alignement soleil-terre-lune à travers différentes pratiques artistiques. Courts-métrages, show multidisciplinaires, mapping, installations d’art numérique… Les éclipses proposées par Kussuf sont à la fois sensorielles et musicales. Sur la scène Souk de L’Boulevard, le collectif vous donne rendez-vous pour un DJ set expérimental, dispensé par les producteurs casablancais Chryzalid et Archidi.

DIMANCHE 2 OCTOBRE – À PARTIR DE 16H30

DJ REDSHIRT- LIQUID BRIDGE

Dance battle music

Pour accompagner le cypher organisé par Liquid Bridge, DJ Redshirt sera aux platines et proposera “time travel”, un voyage dans le temps et dans les sons. Grand gagnant du titre de Moroccan Champ DJ 2018, le turntablist de Kenitra (qui fait partie de la team de la Positive School) fera bouger les danseurs en ronde sur du hip hop, du funk et de l’afrobeat, pour de mémorables chorégraphies et freestyles intergénérationnels. Entrez dans la danse !

SNOOPY – RETRO CASSETTA

Nostalgie remix – Maroc

Badreddine Haoutar a autant de facettes que de talents. L’homme de cirque qu’il est, que le monde des arts urbains connaît sous le nom de Snoopy et à travers la compagnie Colokolo, a une autre passion : la musique, et surtout les cassettes des années 1980, 1990 et début 2000. Pour son projet Retro Cassetta, l’artiste a collecté plus de 120 000 cassettes marocaines, algériennes et libyennes recelant des perles de la musique nord-africaine, allant du chaâbi au raï en passant par le rap, le rock ou la musique gnaoua. Collectionneur converti en DJ, Snoopy exhume ces bandes avant qu’elles ne sombrent dans l’oubli, les numérise et les mixe, pour donner une nouvelle vie à ce patrimoine audio maghrébin.

ACTIVITÉS PARALLÈLES

L’PITCH

Rendez-vous incontournable de L’Boulevard depuis 2017, L’Pitch est un espace permettant aux grands et aux petits d’aller à la rencontre d’actrices et d’acteurs culturels, et à ces derniers de se réunir. Si les deux premières éditions avaient pour but de faire connaître les initiatives et projets artistiques et culturels à Casablanca et dans la région, la troisième et celle de cette année œuvrent à faire médiation auprès du jeune public.

Pour cela, L’Pitch s’attelle à faire le lien entre ce qui “est événement” et ce qui “fait événement” de manière ludique, puisqu’un véritable jeu de parcours est déployé pour répondre à une question : peut-on penser le festival par le prisme du jeu ?

Concrètement, une dizaine de professionnels de la culture, mobilisés pour l’occasion, accompagneront des groupes de jeunes de 14 à 22 ans, dans l’objectif de leur présenter les étapes de montage d’un festival et les métiers qui concourent à sa mise en place. Des moments d’échange, de transmission et de partage, dans l’esprit de cette 20e édition.

Les 23, 24 et 25 septembre au stade du R.U.C., de 16H à 17H30.

JIL KLAM, poètes urbains

Paru en 2017, l’ouvrage Jil LKLAM – poètes urbains s’intéresse à la “nouvelle scène musicale” marocaine apparue au milieu des années 1990. Pour suivre son évolution, les auteurs de cet essai, Dominique Caubet et Amine Hamma, s’intéressent particulièrement aux textes et aux mots de cette génération : de quoi parlent-ils ? Que chantent-ils, et dans quelles langues ?

Sociolinguiste, spécialiste de la darija et professeur émérite d’arabe maghrébin à l’Inalco à Paris, Dominique Caubet (à qui l’on doit également l’écriture du documentaire Casanayda !), s’est associée à Amine Hamma, militant culturel, pionnier des scènes marocaines de metal et fusion et responsable projets au sein de la fondation Hiba, pour donner vie à cet ouvrage. Tous deux font partie de la grande famille de L’Boulevard, qu’ils suivent depuis ses balbutiements et auquel ils contribuent de différentes manières.

Pour cette 20e édition, une rencontre autour de Jil LKLAM sera abritée lors de L’Pitch, afin de (re)découvrir les récits qu’il recèle et les mots choisis par une jeunesse qui s’exprime à travers la musique.

Dimanche 25 septembre de 16H30 à 18H00

FOCUS.

VISITES PÉDAGOGIQUES : ACCUEILLIR L’AVENIR

Le festival L’Boulevard organise, depuis plusieurs années, des visites pédagogiques au profit de jeunes scolaires, dans le but de leur présenter les métiers de festivals. En coordination avec les maisons de jeunesse de la commune de Hay Hassani, où se situe le stade du R.U.C et où s’organise L’Boulevard, les responsables du festival reçoivent chaque année près de 200 jeunes pour leur faire découvrir les métiers liés à la scène, à la communication, à la culture et à l’événementiel de manière plus générale.

Depuis  2017, ces visites pédagogiques ont été élargies et adaptées à un public de jeunes professionnels en formation au sein de l’OFPPT. L’objectif est de leur faire découvrir de nouveaux débouchés professionnels, d’enrichir leur culture générale et artistique et, pourquoi pas, de susciter des vocations.

Durant le festival, les équipes de L’Boulevard — de la technique aux loges en passant par la communication, la sécurité, le souk ou la webradio — reçoivent les groupes en visite, leur parlent de leurs métiers et répondent à leurs questions. Les jeunes visiteurs rencontrent également les organisateurs et les artistes présents, afin de mieux comprendre les enjeux et le fonctionnement de l’événement organisé dans leur commune, et prennent part aux ateliers organisés en marge du festival.

Sur les trois dernières éditions, L’Boulevard a reçu au total 650 jeunes et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : pour cette 20e édition, L’Boulevard accueillera 200 personnes issues de huit maisons des jeunes, un centre de jeunesse et deux centres de formation professionnelle dans les métiers de services.

CANAL L’BOULEVARD

Depuis dix ans, Canal L’Boulevard (ex Radio L’Boulevard) dévoile les coulisses du festival à ceux qui ne peuvent pas se déplacer. A travers des capsules et des interviews exclusives, Canal L’Boulevard propose à son audience de vivre L’Boulevard de l’intérieur, de découvrir les impressions à chaud des artistes programmés, mais aussi celles des professionnels et bénévoles qui font le festival. Pour cette 20e édition, l’équipe Canal L’Boulevard concocte un programme à la mesure de l’occasion : des émissions spéciales et des capsules, appelées L’Kawaliss ou encore Boulevarkoum, qui vont à la rencontre d’artistes, d’acteurs culturels, d’exposants et de festivaliers comme si vous y étiez. Une expérience immersive, portée par des pros de l’audiovisuel passionnés de musiques actuelles. Bonne humeur, émotion et adrénaline garantis. A retrouver sur les réseaux sociaux et la chaîne YouTube du festival.

FORMATIONS

Du 26 AU 29 SEPTEMBRE
AU BOULTEK, CENTRE DE MUSIQUES ACTUELLES

Le Tremplin a pour vocation de révéler des talents et de leur offrir l’occasion de jouer sur la grande scène de L’Boulevard en première partie d’artistes confirmés, mais aussi de les faire profiter d’une formation à 360 degrés qui leur donne des clés pour leur carrière future. Une formation à laquelle il n’est pas toujours facile d’accéder lorsqu’on débute.

Pour cela, et pour une durée de trois jours, les six groupes vainqueurs de la compétition tremplin ont accès à sept ateliers animés par des professionnels, qui leur permettent de comprendre de manière tangible plusieurs aspects du métier.

ATELIER COMMUNICATION : Un atelier qui dispense des méthodes pour créer l’identité d’un groupe ou d’un artiste, apprendre à réaliser un kit presse et à utiliser les réseaux sociaux…

ATELIER EXPRESSION CORPORELLE : cet atelier permet aux groupes d’utiliser le corps comme vecteur de langage et de communication scénique, de faire un travail sur le corps et l’espace, de jouer sur la théâtralité…

ATELIER D’ÉCRITURE : un ensemble de techniques d’écriture, de création et de brainstorming qui permettent d’élargir le champ de travail des artistes, les aider à diversifier les sources d’inspiration, à jouer avec les langues…

ATELIER D’ÉCLAIRAGE SCÉNIQUE : comprendre le fonctionnement d’une régie lumière, les techniques nécessaires pour traduire une demande artistique, réaliser une conception lumière…

ATELIER TECHNIQUE : cet atelier permet d’apprendre à rédiger et à lire une fiche technique, l’adapter aux besoins de la formation et de la scène, comprendre l’articulation d’un concert, apprendre à communiquer avec les régisseurs et les techniciens, savoir faire ses réglages en balance avant le concert…

ATELIER TECHNIQUES VOCALES : un atelier qui permet de perfectionner et optimiser la partie chant, de gérer la performance vocale, d’optimiser les chœurs…

ATELIER DROIT D’AUTEUR : une initiation – plus que nécessaire – au droit d’auteur, devoirs et obligations de l’artiste, compréhension du contexte local…

L’ASSOCIATION EAC-L’BOULVART

EAC-L’Boulvart (Education artistique et culturelle) est une association à but non lucratif qui milite pour la promotion et le développement des musiques actuelles et de la culture urbaine au Maroc. Elle organise depuis 1999 des activités autour de la découverte et l’accompagnement de la jeune scène alternative, par l’organisation de concerts, formations, ateliers, rencontres et festivals (L’Boulevard Festival, la Compétition Tremplin, le BoulvarDoc, Sbagha Bagha Street Art Festival, Jidar Rabat Street Art Festival…).

En 2010, l’association a créé le Boultek, premier centre de musiques actuelles au Maroc. L’association est également éditrice de L’Kounache, édition collector consacrée à la création alternative, toutes disciplines confondues.

LE BOULTEK, CENTRE DE MUSIQUES ACTUELLES

Le Boultek est un lieu d’accueil dédié aux artistes de la scène des musiques alternatives et actuelles, pour se retrouver, échanger, répéter et jouer. Premier centre de musiques actuelles du Maroc, c’est à la fois un lieu de travail, d’échange et de conseil pour les formations et artistes de la scène urbaine. Le centre dispose de 3 studios de répétition équipés, d’une salle de concert, d’un studio radio, de deux salles de formation et d’un studio d’enregistrement.

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