Culture

L’Boulevard 2018. Le tremplin a du talent

La 18e édition du festival casablancais est un grand crû. Le week-end dernier, 6 jeunes ont été à l’honneur. Le prochain rendez-vous a lieu du 20 au 23 septembre.

Une pelouse du RUC investie par 30.000 festivaliers, du style, du talent, des envies de musique différentes, un souk associatif aux 20 stands, telle est l’ambiance du premier week-end de L’Boulevard. Du 14 au 16 septembre, 18 groupes en compétition, toutes catégories confondues, en plus de 7 concerts d’exception ainsi que 2 résidences 100% marocaines riches en émotions, soit plus de 50 artistes nationaux et internationaux confirmés, ont fait le bonheur de cette première partie du festival. Le festival a donc sacré six jeunes groupes, deux dans chaque catégorie : RAP- Hip Hop ; Fusion et Rock-Métal.


Dans la catégorie Rap-Hip Hop, le premier prix a été décerné à Dzak de Casablanca, un groupe qui baigne dans le rap depuis toujours. Il grandit avec la musique de son grand frère (Tupac, Eazy E…) et se passionne pour le hip hop américain. En 2009, il monte son premier groupe, enregistre un premier maxi de 5 tracks l’année d’après, puis un autre en 2011. Après une longue pause, il rejoint la Positive School lancée par Les Étoiles de Sidi Moumen en 2016 et se voit récompensé par le festival qui a vu de grandes carrières décoller or c’est à Meknès que revient le deuxième prix avec Blandy, un rappeur qui sait mettre toute sa verve dans ses beats et ses textes pour exprimer la sensibilité d’une jeunesse désabusée. S’il puise son inspiration dans le rap américain et français, ses textes viennent de son vécu marocain. Il met en ligne son premier maxi, «7sabek Serf», en 2012, puis l’album «Routine» en 2015. Dans la catégorie Rock Métal, c’est le groupe Kawn de Casablanca qui se voit remporter le premier prix. Groupe de metal progressif marocain, Kawn s’est formé en 2016 et a commencé par jouer des reprises de groupes qui l’inspirent tels que Dream Theater, Symphony X, Angra ou encore Nightwish…Les cinq musiciens ont montré toute l’étendue de leur talent dans l’art de réinterprétation avant de se lancer dans des explorations plus personnelles qui ont séduit le public du festival. Un palmarès encore une fois casablanco-meknassi puisque le deuxième prix est décerné à Cyn (Meknès).

Formé en 2014, ce trio instrumental (batterie, guitares) s’inspire de groupes et musiciens de metal progressif tels que Monuments, Sithu Aye, Tesseract ou Veil of Maya. Cyn prend part à plusieurs concerts et festivals de la scène underground et se fait un nom dans le progressive metal, djent et metalcore. Et pour la troisième catégorie, celle de la fusion, c’est Essaouira qui remporte la première place. Hahoma est un trio de musiciens originaire de Mogador créé en 2015 par Amine Fartoute. Jeune auteur-compositeur prolifique, Amine privilégie la langue arabe dans ses compositions originales et les agrémente avec son groupe de sonorités fusion, rock, reggae et funk inédites avec du violon, de la guitare et de la basse. Hahoma, qui joue tous les soirs depuis sa création, a une belle expérience de la scène qu’il a su apporter et sublimer au Tremplin 2018. Quant à la seconde place, c’est Sadrum, composé de 7 membres casablancais qui savent surfer avec aisance sur les répertoires roots, rock, reggae et afro. Armés de leurs guitares, batterie, oud, basse et cordes vocales, ils s’illustrent très vite sur scène et finissent finalistes au Contest B-Rock en 2014 et remportent un an plus tard le 1er prix pour la catégorie Rock/Fusion au Jawhara Talents 2015 à El Jadida. La fête continue du 20 au 23 septembre. 

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