Culture

FIFM 2018. Un grand cru

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La 17e édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM), prévue du 30 novembre au 8 décembre, en fait déjà saliver plus d’un. Hommage à Robert de Niro, conversation avec Martin Scorsese, jury d’exception, mais aussi lumière sur les cinémas marocain et du monde. Programme d’un des rendez-vous majeurs de la région, qui fait un retour remarqué après une année blanche.


Après l’année blanche, place à une année haute en couleurs! Le Festival international du film de Marrakech avait promis un retour en force, c’est chose faite ! Le rendez-vous des cinéphiles revient à l’essentiel: des invités de marque, une sélection officielle jeune composée de premiers ou deuxièmes longs métrages, un festival accessible à tous et, surtout, la lumière faite sur le cinéma marocain qui ira, cette année, à la rencontre des professionnels du monde.

De grands noms du cinéma
Cette année, en annonçant la venue de Robert de Niro pour un hommage et une rencontre publique, le festival avait déjà gagné les faveurs des curieux, des habitués et même des réfractaires. Avec une équipe plus restreinte, le festival a souhaité changer de formule et ne plus faire appel à une agence externe. Le rendez-vous du cinéma a misé sur une équipe de professionnels et de cinéphiles pour la programmation, la direction artistique et la coordination générale. Elle est chapeautée par Melita Toscan du Plantier, qui s’est occupée de constituer le jury, mais aussi de programmer les hommages, les intervenants des «Conversation with», les nouvelles masterclasses et l’invitation de grands noms du cinéma. Au programme, quatre grands hommages ponctueront la semaine avec un retour sur les carrières des acteurs Robert de Niro et Robin Wright, mais aussi des réalisateurs Agnès Varda et Jilali Ferhati. Quant aux «Conversation with», nouveau concept de rencontres avec des légendes du cinéma mondial, le public de Marrakech aura le droit au réalisateur américain Martin Scorsese, à Robert de Niro, au réalisateur, romancier et producteur mexicain Guillermo del Toro, à Agnès Varda, au cinéaste égyptien Yousry Nasrallah, à Cristian Mungiu, Palme d’or à Cannes en 2007, ainsi qu’à Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes et directeur de l’Institut Lumière de Lyon. Un jury aussi éclectique que talentueux sera en charge de départager une sélection triée sur le volet. Autour de son président James Grey, le jury est composé de l’actrice indienne Ileana d’Cruz, de la cinéaste d’origine marocaine Tala Hadid, de la cinéaste et plasticienne libanaise Joana Hadjithomas, de l’actrice américaine Dakota Johnson et de la réalisatrice britannique Lynne Ramsay. Côté masculin, le jury comptera en son sein l’acteur allemand Daniel Brühl (Good Bye Lenin !), le réalisateur français Laurent Cantet (Entre les murs – Palme d’or 2008) et le réalisateur mexicain Michel Franco. La sulfureuse Monica Bellucci présentera Astérix & Obélix: Mission Cléôpatre sur la Place Jamaa El Fna, et on parle déjà de noms qui fouleront le tapis rouge et attireront les flashs des photographes à l’image de Gaspard Ulliel, Tahar Rahim, Gilles Lellouche, Rossy de Palma…

Le cinéma marocain à l’honneur
Suite à la polémique de 2016 qui n’avait vu aucun film marocain dans la sélection officielle, le festival propose plusieurs nouvelles sections et des rendez-vous pour mettre en avant le cinéma national. En plus des sept films marocains, projetés dans le cadre d’une section dédiée, et d’un film marocain en compétition officielle se tiendront les Ateliers de l’Atlas, nouveau programme d’aide au développement des talents d’Afrique et du Moyen-Orient qui accueillera, du 2 au 5 décembre, plus de 150 professionnels marocains et internationaux. Ces ateliers sont conçus pour accompagner les réalisateurs émergents de la région dans la préparation de leur premier, deuxième ou troisième long métrage (fiction ou documentaire), qu’ils soient accompagnés d’un producteur ou seuls. Pour cette première édition, 8 projets en développement et 6 films en postproduction, originaires de 9 pays, sont invités à participer aux ateliers. Parmi ces 14 projets figurent 5 films marocains sélectionnés suite à un appel à projets national qui a enregistré le dépôt de 50 candidatures. Et parmi ces 5 projets marocains, trois sont portés par des femmes. Quant à la sélection officielle, 14 films seront en lice pour décrocher l’Étoile d’or de Marrakech. «Des premiers ou seconds longs métrages qui confirment la priorité qu’accorde le festival à la découverte et à la consécration des nouveaux talents du cinéma mondial». C’est également une sélection éclectique, qui met à l’honneur plusieurs univers cinématographiques originaires de différentes régions dans le monde avec 4 films européens (Allemagne, Autriche, Bulgarie, Serbie), 3 films d’Amérique latine (Argentine, Mexique), un film américain, deux films asiatiques (Chine, Japon), et 4 films issus de la région MENA (Égypte, Maroc, Tunisie, Soudan). Quatorze films en compétition dont six réalisés par des femmes, minutieusement choisis par un comité présidé par le directeur artistique Christoph Terhechte, qui a également présidé la section Forum du Festival de Berlin de 2001 à 2018, Ali Hajji, coordinateur général, Rasha Salti, curatrice d’art, Anke Leweke, critique cinéma, et Rémi Bonhomme, coordinateur général de la Semaine de la critique au festival de Cannes. 

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