Culture

Binebine vu par Wahboun

La Fondation ONA organise une rencontre avec Youssef Wahboun autour de son ouvrage «Les Hommes meurent mais ne tombent pas». Rendez-vous à la Villa des Arts de Casablanca, vendredi prochain.


Le critique d’art et artiste peintre Youssef Wahboun propose un ouvrage intitulé «Les Hommes meurent mais ne tombent pas», manière de suite poétique accompagnée de 36 peintures, sculptures et lithographies de l’artiste Mahi Binebine, dont l’auteur s’inspire. En 72 pages organisées en huit parties, cet oeuvre est un concentré de parcours poétiques, une sorte de récit qui réinvente les parcours d’hommes, ceux qui «meurent mais qui ne tombent jamais». «S’interposant entre le regard du poète et le monde, les œuvres de l’artiste donnent le départ à une puissante évocation du drame de l’homme contemporain, portée par la force du souffle et la gravité des images poétiques», confie le romancier Rachid Khaless. «Expérience authentique et novatrice, cette suite poétique offerte en don majeur par Youssef Wahboun, qui contemple la création de Mahi Binebine, est une écriture qui ne renonce pas à la voix, au hoquet d’une poitrine chargée d’humanité, et dit, avec splendeur et retenue, l’ontologie de la présence», continue l’écrivain aussi poète.

Selon le poète et romancier Abdelhadi Saïd, ce long poème est le voyage sans fin des corps en eux-mêmes. «La peau des hommes et leur chair ne font qu’une avec ce chemin tour à tour limpide et abscons, peuplé d’ombres brisées, de lumières qui doutent». Après «Les Étreintes creuses», cet ouvrage est le deuxième recueil de poèmes proposé par Youssef Wahboun, qui a déjà développé une réflexion intitulée «Il faut assassiner la peinture», et qui a soutenu deux thèses universitaires sur l’histoire de l’art et l’esthétique comparée.

Professeur  à l’Université Mohammed V-Agdal de Rabat, il collabore aussi avec le magazine d’art contemporain Diptyk. Auteur de plusieurs réflexions sur la littérature et la peinture en Occident et en Afrique, il donne régulièrement des conférences sur la correspondance des arts et sur l’art contemporain au Maroc. Il propose donc «Les Hommes meurent mais ne tombent pas» à la Villa des Arts de Casablanca, le 15 janvier à 19h. La discussion autour du livre sera suivie d’une lecture du texte par le poète, avec projection des œuvres de Mahi Binebine.


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