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Spéculation sur les devises : Les investigations toujours en cours

Aucune information n’a filtré à propos de l’enquête diligentée par l’Office des changes  pour mettre la lumière sur l’achat des devises avant l’annonce de la flexibilisation du dirham. 

Hassan Bouknadel, directeur de l’Office des changes est catégorique. «Aucune information n’a filtré de l’enquête sur l’achat spéculatif de devises en amont de la réforme du régime du change», a-t-il dit en réaction à l’information, publiée dans la presse, avançant que les banques ont été «blanchies» de toute opération spéculative et que l’enquête devant mettre la lumière sur ce sujet est terminée. «L’enquête n’a pas été clôturée. De toutes les manières, cette information n’engage que celui qui l’a écrite et l’organe de presse qui l’a publiée», poursuit-il, renvoyant l’annonce des résultats de cette enquête à une date ultérieure. Dans un premier temps, l’enquête en question devait être bouclée fin août dernier, ce qui laisse supposer, à l’aune de l’avènement du nouvel an, que l’annonce de ces résultats est, plutôt, renvoyée aux calendes grecques.


Une question de détails
Selon le wali de Bank Al-Maghrib, l’effritement des réserves de change, enregistré essentiellement au cours des mois de mai et de juin, s’est arrêté au mois de juillet, un mois qui n’a pas connu de demande de devises de la part des établissements banquiers. «Les banques n’ont pas sollicité la Banque centrale pour l’achat de devises en juillet», a-t-il souligné. Ces propos de Abdellatif Jouahri, tenus lors du point de presse, organisé par BAM le 19 décembre dernier, édulcorent le compte-rendu alarmiste qu’il avait tenu auparavant, lors de l’annonce du nouveau régime de change. Des opérations d’achat de devises totalisant 45 MMDH, représentant 20% des réserves nationales ont, en effet, été effectuées au cours des deux mois cités. En tout cas, selon la lecture du gouverneur, ces sommes de devises ne sont pas «perdues», car elles sont toujours entre les mains des banques. «Dans les statistiques envoyées au FMI, les réserves internationales nettes ne prennent pas en compte les réserves détenues au niveau des banques. Seules les devises détenues par les Banques centrales sont comptabilisées», avait-il expliqué le 19 décembre. 

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