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Risque pays : L’Algérie déclassée, le Maroc résilient

La dernière révision trimestrielle des évaluations risque-pays par Coface  vient de dégrader la note de nombreux pays dont l’Algérie et la Chine. Celle-ci maintient  une évaluation stable pour le Maroc qui continue malgré tout de traîner des faiblesses structurelles.


L’expert français de l’assurance-crédit «Coface» vient de déclasser 17 pays dans sa dernière évaluation des risques d’impayés des entreprises et du climat des affaires (29 juin 2016) dont de grandes puissances économiques telles que le Canada, les États-Unis et la Chine. La Coface maintient  une note «A4» stable pour le Maroc synonyme de stabilité et de résilience avec un risque jugé «convenable». 

Selon les experts de la Coface, le risque d’entreprise a atteint un pic avec une menace jugée « assez élevéé ». De plus en plus de pays émergents figurent dans les catégories de risques «extrême» et «très élevé» et les trois plus grandes économies mondiales semblent fragilisées par une conjoncture peu favorable. En outre, la dégradation de la Chine pénalise l’activité de plusieurs pays asiatiques et l’Europe semble vivre une grande période de doute avec un risque politique alimenté par le Brexit.  Dans ce contexte, la résilience du royaume s’avère être une bonne nouvelle indicatrice d’une bonne santé économique et d’un risque politique maîtrisé. Même si cela semble également indiquer l’absence de progression notable dans l’amélioration du climat des affaires.

Pour la Coface, les principaux points noirs de l’économie marocaine demeurent la dépendance agricole et la vulnérabilité vis-à-vis de la conjoncture européenne. Deux difficultés majeures auquel le Maroc devra faire face en 2016 avec une campagne agricole décevante et les conséquences de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne. Selon la Coface, les résultats de l’économie marocaine en 2016 pourraient être moindres en raison d’une campagne agricole en baisse. La croissance non agricole devrait être attribuable au raffermissement des secteurs des télécommunications et des services de santé ainsi que de la consolidation des performances du secteur automobile et BTP.  Du côté de la demande, la consommation des ménages poursuivrait son rôle de moteur de l’activité domestique. L’investissement dont la contribution à la croissance a été positive en 2015, s’accroîtrait légèrement en 2016.

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