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Produits alimentaires: l’offre en abondance durant le ramadan

Veillée d’armes, mercredi dernier, entre le ministre de l’Agriculture et les différents intervenants dans le secteur agricole. Les discussions ont principalement porté sur la situation du marché durant le mois de ramadan. D’entrée de jeu, Aziz Akhannouch s’est voulu rassurant malgré la crise du Covid-19, annonçant que le marché national sera suffisamment approvisionné en produits agricoles et alimentaires, et les prix resteront stables tout au long du mois sacré.

En visioconférence, le ministre s’adressait au président de la Fédération des chambres d’agriculture, aux présidents des 12 chambres régionales d’agriculture et au président de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (COMADER), représentant les fédérations interprofessionnelles agricoles. Plus en détail, concernant les légumes, les cultures primeurs viennent à la rescousse pour garantir un approvisionnement suffisant. En effet, grâce à la bonne conduite du programme d’assolement des cultures légumières, la production issue des récoltes hivernales couvre nettement les besoins de consommation pendant les mois d’avril et mai, qui coïncident avec le mois de ramadan.


Justement, comme l’a signalé le ministre, le programme d’installation des cultures printanières se poursuit à un bon rythme avec une réalisation de 77% à aujourd’hui. Ainsi, la production de la tomate couvre largement le besoin durant le mois sacré, estimé à 90.000 tonnes, avec une disponibilité de 120.000 tonnes pour ce même mois. Idem pour les oignons puisque cette saison est celle de l’oignon frais avec une couverture de besoins estimés entre 80.000 et 90.000 tonnes. Les prix pratiqués au détail depuis fin mars montrent une stabilité dans la limite de 4 DH/kg.

Pour ce qui est des fruits, hormis les oranges, dont les prix sont plus élevés que ceux de l’année précédente, à cause d’une baisse de production, les fruits comme les pommes et les bananes sont disponibles à des prix stables. La production fruitière ira crescendo durant cette période avec l’approche de commercialisation des pastèques, des melons et des rosacées (pêches, prunes, abricots).

Concernant les légumineuses, le marché est principalement approvisionné des stocks dont le niveau couvrira les besoins du mois de ramadan, a indiqué le ministère. Il a par ailleurs souligné que les légumineuses les plus utilisées durant ce mois sont les lentilles et les pois chiches qui affichent une stabilité des prix et se situent à des niveaux raisonnables. Pour le sucre, également très consommé durant ce mois, les stocks couvrent 3,5 mois de consommation sans compter la production en cours de la campagne sucrière 2020. Idem pour les huiles végétales avec une disponibilité allant au-delà de 3 mois. Pour les dattes, les stocks issus de la production nationale et les importations couvriront largement le besoin de consommation durant le mois de ramadan qui se situe entre 35 et 40.000 tonnes. Quant aux prix, ils doivent se situer entre 20 et 40 Dh/kg pour les variétés de qualité intermédiaire les plus consommées.

Akhannouch rassure aussi quant à la disponibilité en quantités suffisantes et à des prix stables des produits d’origine animale. Par ailleurs, malgré le contexte du coronavirus, les unités de production laitière continuent leur activité à un rythme normal. Il en résulte que les volumes de lait pasteurisé produits mensuellement dépassent la demande, en plus du niveau des stocks et de la production du lait UHT.

Ainsi, la production prévisionnelle pour ramadan devrait dépasser les 110 millions de litres pour une demande estimée à 100 millions de litres. Pour les dérivés laitiers, notamment le beurre, la consommation moyenne mensuelle se situe à 1.200 tonnes et celle du mois de ramadan peut atteindre 1.500 tonnes, soit 25% de plus. Selon le ministre, l’offre en viandes blanches est estimée à plus de 50.000 tonnes par mois et celle des œufs à 600 millions d’œufs. Ce sont des niveaux qui couvrent largement les besoins de consommation à des prix stables. Quant à la qualité des produits, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) ne baissera pas la garde, surtout en cette période particulière. 

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