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Modèle économique : Benkirane ne jure que par l’auto-emploi

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Le colloque sur le modèle économique du Maroc, organisé les 2 et 3 juin, a été l’occasion de réfléchir sur les meilleures solutions pour booster la croissance. Remédier à la précarité du tissu industriel et profiter des marges que les ALE offrent pour augmenter les exportations…sont des pistes retenues.


«Ni autosatisfaction, ni autoflagellation», c’est la voie médiane que Mohamed Boussaïd a recommandé de suivre pour débattre sur le modèle de développement du Maroc. À l’ouverture du colloque organisé, les 2 et 3 juin à Skhirat, par l’Association des membres de l’inspection générale des finances , le ministre de l’Économie et des finances a souligné que le plus important serait de sortir avec des recommandations pratiques. 

Toutefois, pour entrer dans le club des pays émergents, le royaume doit remédier à la précarité de son tissu industriel et profiter des marges que les ALE offrent pour booster les exportations. Parmi les pistes à défricher figure l’accélération de la transformation structurelle de l’économie du pays avec une focalisation sur l’industrie et l’informel.  Boussaïd invite, donc, à viser les secteurs à forte valeur ajoutée et investir le capital immatériel. Pour Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement, l’essentiel est la sécurité et la stabilité dont le Maroc profite et qui constituent un argument de première main dans un monde instable. Il ajoute qu’il faut libérer davantage le budget pour pouvoir financer de nouveaux secteurs et avoir une meilleure marge de manœuvre.

Autre  proposition, Benkirane estime que chaque citoyen doit créer sa propre entreprise.   Meriem Bensalah Chaqroun a, quant à elle, mis le doigt sur les sujets qui fâchent. La présidente de la CGEM a dénoncé la part infime du budget de la recherche dans le PIB.  Pour elle, aucun pays ne peut prétendre au développement en se basant sur une politique de bas salaires. «Nous avons besoin d’une nouvelle génération de réformes pour un développement territorial et aller vers de nouvelles conquêtes», dit-elle. En clair, la croissance doit se traduire par des emplois pérennes. Alors que malgré une croissance de 4,5% en 2015, les emplois nets créés n’étaient que de 33.000. 

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