Éco-Business

Les énergies renouvelables pour commencer

Les énergies renouvelables ont été au centre des débats durant l’entame de cette  5e session de la haute commission mixte entre les deux pays. Le conseil d’affaires et la commission mixte commerciale ont été activés.

Les relations commerciales entre le Maroc et la Jordanie ne reflètent pas l’étroitesse des relations politiques et la concordance des points de vue des deux pays à propos des principales crises vécues par le monde arabe. Après la visite du roi Abdellah II en mars 2015, qui avait permis de poser les jalons d’une coopération économique, laquelle sera à la hauteur des relations historiques entre les deux royaumes, la rencontre du chef de gouvernement avec son homologue jordanien, Abdellah Nsour, avait pour objectif de rompre avec l’inertie qui marque encore le volume des échanges, qui n’a pas atteint 400MDH en 2014, de même que l’impact des 48 accords de coopération et conventions qui ont été signés reste toujours faible concernant essentiellement l’éducation et la santé.

Actuellement, il s’agit de trouver les secteurs dans lesquels chacun des deux pays a pu réaliser des avancées et de se partager les expériences et probablement aussi les opportunités d’affaires qui seront identifiés. Le secteur des énergies renouvelables a été le premier domaine ou les deux parties ont engagé des pourparlers durant la 5e édition de la haute commission mixte. «L’objectif est d’instaurer une coopération avec des résultats tangibles vu que le Maroc a réalisé des avancées importantes en matière d’énergies renouvelables», comme l’explique Abdelkader Amara. Dans une optique plus large, la rencontre a été aussi saisie pour évaluer l’apport de la création de la grande zone arabe de libre-échange dans la hausse des échanges et leur diversification.

Lors des travaux de commission ministérielle préparatoire de cette réunion, l’accent été aussi mis sur les organes qui sont encore en stand by et qui ont pour rôle d’améliorer le seuil de coordination entre les investisseurs des deux pays, notamment «activer la commission commerciale mixte et le Conseil d’affaires liant les deux pays», selon la feuille de route qui a été établie entre les deux pays.


 

15 conventions approuvées

Les domaines de coopération prioritairement ciblés concernent les chambres de commerce qui seront appelées à lever les entraves d’entrée vers le marché jordanien. Des mesures réciproques devraient aussi être prises pour faciliter la mobilité des personnes, notamment à travers la simplification des visas dans l’optique de leur suppression. Les liaisons aériennes seront pour leur part au cœur du programme de coopération touristique qui a été signé entre les deux pays. D’autres conventions signées portent sur la gouvernance, l’emploi et l’enseignement supérieur privé. Le secteur de l’industrie a fait l’objet d’un mémorandum d’entente et se focalisera sur les segments à forte valeur ajoutée, via la mise en œuvre de projets communs qui s’inscrivent dans le Plan d’accélération industrielle jusqu’à l’horizon 2020. Il est à noter que les deux chambres du Parlement ont été impliquées dans l’effort de rapprochement entre les deux pays qui ont convenu d’instaurer de nouveaux mécanismes pour la promotion de la diplomatie parallèle.

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