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L’ANAVI propose une réforme des circuits de commercialisation

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L’association plaide pour une transformation des tueries en points de vente agréés et un renforcement du système de sanctions aux mains de l’ONSSA.


«Le secteur avicole marocain est compétitif mais le mode de commercialisation du produit final reste à mettre à niveau». C’est le constat qui a été dressé par Omar , président de l’Association nationale des abattoirs industriels et avicoles (ANAVI) lors d’un séminaire organisé, jeudi, en collaboration avec la FISA et la Direction Régionale de l’ONSSA de Casablanca-Settat, sur le thème «Abattage des volailles : situation et perspectives». Benayachi base ses propos sur des chiffres officiels ainsi qu’une étude menée par le cabinet Mazars sur la filière de l’abattage des volailles au Maroc. «Au moins 92% du poulet et 20% de la dinde produits passent par des circuits non agréés et non contrôlés», le président de l’ANAVI. Des circuits dont les portes d’entrée sont, selon lui, les marchés de gros, les souks et surtout les tueries de quartier et traditionnelles. «Ces endroits prospèrent parce que l’on pense que la bête tuée sur place ou vendue à l’état vif est plus saine» remarque le président. «Une idée reçue et sans fondement», renchérit Dr Madhoun Abdellah qui n’a pas manqué de sensibiliser l’auditoire sur les danger du contact avec la volaille à l’état vif notamment la prolifération bactérienne qui s’accélère quand l’animal une fois mort n’est pas tout de suite conservé au froid. De mauvaises habitudes qui permettent à ce jour à 1.500 tueries d’exercer en toute illégalité semant ainsi l’anarchie à l’aval de la filière. «Une réforme est donc nécessaire», estiment les professionnels.

L’étude réalisée par Mazars recommande avant tout la transformation des tueries en points de ventes agréés. A ce propos, outre la sensibilisation de tous les acteurs du secteurs, l’association plaide pour une subvention des propriétaires de tueries afin de faciliter leur «transition» .

Par ailleurs, l’ANAVI préconise un renforcement du système de sanctions au mains de l’ONSSA afin d’emmener certains acteurs de la restauration collective et de la grande distribution à s’approvisionner auprès des opérateurs agréés tels que les abattoirs industriel plutôt que les tueries non agréées. Notons à ce sujet que le Maroc compte une cinquantaines d’abattoirs agréés capables de couvrir jusqu’à 65% des besoins d’abattage. Des chiffres que l’association aimerait toutefois voir progresser avec la reforme.

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