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Jorf Lasfar atteint un record historique

Pour la première fois, le port de Jorf Lasfar dépasse le port de Casablanca en termes de volumes traités. Le trafic de conteneurs enregistre la plus forte hausse en 2018.


Le bilan dressé par le département de l’Équipement indique que les ports ont traité, durant l’année 2018, un trafic global avoisinant 137,5 millions de tonnes, soit une hausse de 1,9% par rapport à 2017. «Cette hausse est attribuable à l’accroissement aussi bien du volume des importations, qui a grimpé de 2,6%, que du transbordement, qui a connu une évolution positive de 3,8%», selon l’argumentaire du département de tutelle. Le volume des exportations a quant à lui baissé de l’ordre de 0,9%. Par port, les plus fortes évolutions concernent le port de Nador, dont le volume du trafic a augmenté de près de 27%, suivi du port du Jorf Lasfar, avec +8,2%, et de celui de Laâyoune. Pourtant, les ports de Mohammedia, Casablanca et Safi ont accusé une baisse de leurs trafics respectifs, avec des variations négatives qui se situent entre -10% pour le port de Mohammedia et -8% pour le port de Safi.

Une forte concentration
Sur les 137,5 millions de tonnes de volume, plus de 114 millions ont été traités au niveau de 3 ports. En effet, les ports de Tanger-Med, Jorf Lasfar et Casablanca ont concentré, durant l’année écoulée, près de 83% du trafic. «Ainsi, le port de Tanger Med se positionne en tête de liste grâce à son activité principale de transbordement de conteneurs, assurant 38% du trafic global portuaire. Quant au port de Jorf Lasfar, selon les données nouvellement publiées, une forte progression a été constatée en 2018, avec un trafic qui dépasse les 32 millions de tonnes, devançant pour la première fois le port de Casablanca», indique le département de tutelle. Par type d’activité, la tendance haussière du trafic des conteneurs augmente selon une forte cadence, avec une moyenne de 10% durant la période 2008-2018. «En effet, le volume global traité en 2018 représente le triple du niveau de cette activité il y a dix ans, de même que le trafic des conteneurs domestiques a connu une hausse de plus de 4,8% par rapport à 2017. L’impact positif du Port de Tanger Med sur l’activité de transbordement de conteneurs a aussi été constaté en 2018. L’un des principaux constats est sans conteste la baisse, de l’ordre de 14,3%, du volume des hydrocarbures traité en 2018, accompagnée d’une hausse du volume des céréales qui dépasse 1,5%. Le port de Casablanca est toujours leader de cette activité avec 62% des céréales transportées. Les données relatives au trafic de phosphate brut et des produits dérivés indiquent quant à elles une faible hausse de l’ordre de 1,1%, notamment due au progrès enregistré au niveau des exportations du phosphate brut de 0,3%, et des engrais de 2,7%», indique le bilan portuaire de l’année 2018. Pour le trafic des véhicules neufs, ce sont plus de 586.000 unités qui ont transité par les ports marocains, soit une hausse de 9,3%. «Le trafic a connu une tendance haussière dès 2012», rappelle l’argumentaire du département de tutelle, chose qui s’explique essentiellement par «le démarrage de l’usine Renault de Tanger. Cette tendance de croissance va continuer avec la mise en service de nouvelles unités industrielles, notamment celle de PSA», précise le bilan de l’activité portuaire. 


Une évolution positive du trafic de passagers

Ce sont plus de 5,3 millions de passagers et croisières qui ont transité par les ports du pays au cours de l’année 2018, soit une hausse de 3,4%. Les deux ports du détroit (Tanger Med et Tanger Ville) se taillent la part du lion avec 82% du trafic. Pour les croisières, ce sont plus de 207 passagers qui ont débarqué, soit une baisse de l’ordre de 6,7% par rapport à 2017. Les indicateurs relatifs aux entrées et sorties des ports sont quant à eux au vert, avec des hausses respectives de 5% et 2% au cours de l’année écoulée. Pour l’activité TIR (transport international routier), une nouvelle hausse considérable a été constatée en 2018, avec +14% par rapport à 2017. «Le TIR marocain renferme des capacités de développement intéressantes et de bonnes perspectives pour l’avenir, surtout avec l’arrivée à maturité du Plan Maroc vert et le renforcement des échanges de marchandises avec l’UE, le Maghreb et les pays d’Afrique subsaharienne», précise l’analyse du département de tutelle.

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