Éco-Business

Intelcia : premier employeur à Thiès

Niché au centre de Thiès, deuxième ville du Sénégal, le site d’Intelcia, groupe marocain d’outsourcing, emploie près de 400 collaborateurs et se positionne comme le premier employeur de la région. Une aubaine pour les jeunes qui y voient une véritable opportunité d’emploi et d’évolution de carrière. 

À un jet de pierre de la mythique promenade des Thiessois et à deux pas de l’hôtel de ville de Thiès, trône un immeuble de cinq étages qui attire l’attention. Devant le bâtiment, une équipe de sécurité veille au grain et filtre au millimètre près les entrées et sorties qui se succèdent tout au long de la journée. À l’intérieur, installés sur des plateaux ouverts, casques collés aux oreilles, 385 téléconseillers parlent avec leurs milliers de clients établis en France.


Bienvenue au site d’Intelcia de la deuxième ville économique du Sénégal ! Ici, comme dans n’importe quel autre centre du groupe, que ce soit à Casablanca, Dakar ou Abidjan, l’ambiance de travail est la même ou presque. «Les collaborateurs entrent et sortent avec le même sourire tous les jours», nous dit-on.

C’est le cas, notamment, pour Ndeye Khady Mbalo, une jeune femme d’une vingtaine d’années, recrutée en août dernier. Il y a neuf mois, la jeune Thiessoise travaillait dans une entreprise appartenant à son mari avant de tout plaquer pour rejoindre Intelcia. Un choix qui s’explique sachant qu’à Thiès, l’entreprise fait rêver.

Les managers sont sympathiques et la garantie d’un revenu mensuel régulier n’est pas donnée à tout le monde dans cette partie du pays où le taux de chômage est estimé entre 35% et 40%. En plus du salaire fixe, qui tutoie le triple du salaire moyen dans le pays, les recrues, quasiment en CDI au bout de six mois, ont droit à une assurance-maladie, entre autres avantages liés à ce type de contrat. L’implantation d’Intelcia est vue ici comme une véritable aubaine.

«Au début, pour travailler dans un centre d’appels, il fallait aller jusqu’à Dakar. Maintenant, je vois beaucoup de jeunes qui souhaitent intégrer Intelcia. C’est vraiment un avantage pour nous et les jeunes qui sont à la recherche d’un emploi dans la région», ajoute Khady Mbalo.

Pour Babacar Sadikh Gueye, deux ans d’expérience sur le même site, c’était un «challenge» qu’il s’était lancé dans le contexte «thiessois». Convaincu des bienfaits de l’implantation d’Intelcia dans cette partie du pays de la teranga, il a intégré l’entreprise sans hésiter lorsque l’occasion s’est présentée. «Une équipe dynamique, jeune et très ouverte», ça ne se refuse pas, selon lui.

Âgé de 26 ans, il a commencé sa carrière dans une autre entreprise avant de rejoindre Intelcia qui propose, selon lui, un plan de carrière «alléchant» qui lui «permet aujourd’hui de s’affirmer». En plus de permettre aux jeunes de la région de débuter leur vie professionnelle, c’est une réelle opportunité pour l’économie locale.

Les managers, qui viennent du Maroc et des autres pays, contribuent à la montée en gamme d’une vraie expertise locale en plus des opportunités d’emplois offerts.

Ce qui est une véritable aubaine car on n’a pas besoin d’un doctorat pour intégrer le groupe ! En général, un diplôme d’études secondaires, une aisance relationnelle, un sens de l’écoute et un esprit d’équipe sont suffisants et les évolutions de carrière sont assez rapides. Ici, il est possible de passer du métier de téléphoniste à celui de chargé de recrutement, à chef d’équipe, superviseur, voire directeur du centre. En plus des politiques de promotion interne, Intelcia propose à ses collaborateurs des horaires flexibles qui permettent aux étudiants de la région d’ajuster leur emploi du temps selon leurs besoins.

Avec une moyenne d’âge des employés inférieure à 30 ans, l’ambiance a tout d’une «grande famille», selon Ndeye Khady Mbalo. Ainsi, en plus de faire carrière dans l’industrie des centres d’appels, le secteur développe des compétences universellement appréciées des employeurs. Il faut dire que la région demeure un bassin très «intéressant» pour le groupe, une des raisons qui explique son implantation sur place.

«Pour le moment, nos perspectives sont rassurantes avec nos collaborateurs qui sont d’une bonne qualité, ce qui présage notre développement dans la région.», explique Gabrielle Ndione, Delivery Manager. Le groupe marocain de l’outsourcing, qui poursuit son développement en Afrique en ouvrant ce jeudi 19 mai son troisième centre au Sénégal (nous y reviendrons), ambitionne de réaliser un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros à horizon 2025.

DNES au Sénégal, Khadim Mbaye / Les Inspirations ÉCO


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