Éco-Business

Exportations de tomates. La campagne démarre difficilement

Abonnez vous pour lire tout le contenu de votre quotidien Les Inspirations Eco

Le démarrage de la campagne d’export enregistrera d’une dizaine de jours de retard. Les programmes de plantation  de certains producteurs-exportateurs ont coïncidé avec Aïd El-Adha, marquée par une pénurie de main-d’œuvre alors que le premier bouquet a été affecté par la vague de chaleur.


Le début de campagne d’exportation de primeurs, notamment la tomate, s’annonce difficile. Selon la Fédération interprofessionnelle marocaine de production et d’exportation des fruits et légumes (Fifel), le démarrage prendra un retard d’une dizaine de jours par rapport au calendrier initial. Cette situation s’explique par la période d’Aïd El-Adha, marquée essentiellement par la pénurie de la main-d’œuvre, se traduisant par un retard en termes de programmes de plantation, établis communément au mois de juillet et août. De ce fait, certains producteurs-exportateurs n’ont pas pu planter leurs exploitations conformément à ce calendrier puisque cette période a coïncidé avec la période de l’Aïd. Pour ce qui est des conditions climatiques, bien que la préparation des plants de tomates et l’opération de greffage soient passées dans de bonnes conditions, toutefois le premier bouquet a été affecté par la vague de chaleur qui a frappé la région du Souss. «Ce premier bouquet sera marqué par des défauts de qualité et de coloration alors que la chaleur peut également altérer le processus de grossissement des fruits», explique Samir Belghol, directeur de l’Association marocaine des producteurs et producteurs exportateurs de fruits et légumes (Apefel).

Dans ces conditions, les écarts de triage seront appelés à augmenter lors de cette première récolte au niveau des stations de conditionnement et d’emballage de la région du Souss accaparant l’essentiel de l’export. Aussi, il faut s’attendre à des répercussions sur les autres bouquets dont la nuaison a coïncidé avec les autres vagues de chaleur, ce qui entraînera des avortements de floraison. Ce n’est pas tout, l’export dépendrait aussi de l’évolution des conditions climatiques, notamment de l’intensité du froid d’hiver et de la maîtrise des maladies et autres ravageurs.

À cet égard, la mineuse de la tomate, appelée communément Tuta Absoluta, constitue un danger susceptible d’affecter la production au niveau de la région du Souss. Seulement, la situation est maîtrisable pour l’instant en raison de la stabilité des conditions climatiques et l’adoption des mesures préventives par les producteurs-exportateurs. Par ailleurs, les exportations des produits agroalimentaires (AA) ont atteint selon l’Établissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE) durant la campagne 2017-18 un volume de l’ordre de 2,9 millions de tonnes, soit une croissance de 4% en comparaison avec 2016-17, dont 1.179 kilotonnes de produits maraîchers. À l’heure actuelle, les superficies plantées sont en cours de recensement pour annoncer les prévisions à l’export.  

Rejoignez LesEco.ma et recevez nos newsletters


Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page