Éco-Business

Energie : la sécurité d’approvisionnement au centre de la 33e Assemblée générale du MEDREG (VIDEO)

Intégration régionale énergétique, réglementation harmonisée et transition énergétique… La 33e Assemblée générale de l’Association des régulateurs méditerranéens de l’énergie (MEDREG) et les Ateliers des présidents ont abordé plusieurs questions liées à la sécurité d’approvisionnement énergétique. C’est pour la première fois que les autorités régulatrices de 22 pays méditerranéens se sont réunies au Maroc. 

Jamais la sécurité d’approvisionnement énergétique n’a suscité autant d’inquiétude dans le monde. Confrontée à de multiples défis, tels que la flambée des prix et les problèmes de déséquilibre d’approvisionnement, en plus d’un environnement géopolitique instable, la résolution de cette question passe résolument par l’amélioration de l’intégration énergétique et une meilleure régulation cohérente au niveau régional.


Partant de ce constat, les autorités de régulation de l’énergie se sont mobilisées dans ce contexte inédit pour la mise en place d’une réglementation harmonisée, en conjuguant sécurité d’approvisionnement et transition énergétique, à travers une meilleure intégration régionale, pour pallier ces contraintes marquant le paysage énergétique international.

C’est dans cette perspective que l’Autorité nationale de régulation de l’électricité (ANRE), qui contribue au bon fonctionnement du marché électrique au Maroc, a initié, du 21 au 23 juin 2022, en partenariat avec l’Association des régulateurs méditerranéens de l’énergie (MEDREG), des réunions de gouvernance de haut niveau à Marrakech.

C’est la première fois que les présidents des autorités régulatrices de l’énergie de la région méditerranéenne, qui englobe 27 régulateurs et appartenant à 22 pays du bassin méditerranéen, se sont réunis au Maroc. Il s’agit, entre autres, de la tenue de la 33e Assemblée générale de MEDREG qui a abordé plusieurs questions.

Créer une synergie entre les autorités de régulation
Parmi lesquelles, des initiatives de coopération et des activités conjointes en vue de créer une synergie entre les autorités de régulation, en plus de la stratégie triennale 2023-2025 qui s’accompagnera du soutien financier renouvelé de l’UE.

À cela s’ajoutent l’exploration du stockage d’énergie et la gestion de la demande, l’étude des normes et réglementation environnementales, la coordination transfrontalière pour le développement des capacités d’interconnexion, l’optimisation du réseau de transport de gaz naturel, la détermination du prix ainsi que les aspects commerciaux et réglementaires.

S’agissant du 7e Atelier des présidents de MEDREG, il a évoqué, pour sa part, les questions auxquelles est actuellement confronté le secteur de l’énergie en Méditerranée, notamment la sécurité d’approvisionnement, la flambée des prix et la transition énergétique verte.

Cette assemblée a été suivie par un autre atelier des présidents sous forme de conférence placée sous le thème : «Une réglementation cohérente pour accélérer la transition énergétique sous l’angle de la sécurité d’approvisionnement». En s’appuyant sur sa politique de transition énergétique et ses investissements dans le domaine des énergies renouvelables, le Maroc a présenté, lors de cette rencontre, sa stratégie énergétique. Ambitionnant de renforcer son positionnement en tant qu’exportateur d’énergie, le Royaume a déjà renforcé sa part des énergies renouvelables dans son mix-énergétique avec l’objectif de porter le taux des énergies renouvelables dans la puissance installée à 52% en 2030. La transition énergétique en Méditerranée a été également au centre des discussions avec les interventions des présidents des membres régulateurs de MEDREG, y compris marocain.

L’ANRE veille au bon fonctionnement du marché
A l’échelle nationale, depuis l’instauration en 2010 du nouveau cadre législatif du secteur des énergies renouvelables, le marché de la production et de la commercialisation des énergies renouvelables de l’électricité a été progressivement libéré à la concurrence. En effet, la loi 13-09 relative aux énergies renouvelables a offert la possibilité aux opérateurs privés de développer des projets de production d’électricité de sources renouvelables et de commercialiser l’électricité produite avec un droit d’accès garanti aux réseaux électriques de THT, HT et MT.

II a offert également la possibilité d’exporter de l’électricité d’origine renouvelable. Pour accompagner cette ouverture, telle que prévue par la loi 13-09, le Maroc s’est doté d’un régulateur indépendant : l’Autorité nationale de régulation de l’électricité (ANRE). Elle a été créée en vertu de la loi n°48-15 relative à la régulation du secteur de l’électricité publiée au Bulletin officiel n° 6472 du 9 juin 2016.

Dans le cadre de ladite loi, l’ANRE veille au bon fonctionnement du marché libre de l’électricité et régule l’accès des auto-producteurs au réseau électrique national de transport ayant droit d’y accéder.

Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO


Abonnez vous pour lire tout le contenu de votre quotidien Les Inspirations Eco

Rejoignez LesEco.ma et recevez nos newsletters


Articles similaires

Bouton retour en haut de la page