Éco-Business

E-cigarette, impact prouvé ou bluff ?

Professionnels de la recherche en santé, opérateurs de l’industrie du tabac et médias spécialisés de tous bords se sont réunis à Londres pour décortiquer cette nouvelle génération de produits de tabac. Comment l’e-cigarette peut-elle servir la santé publique et quelle place lui accorder dans les stratégies gouvernementales? Doit-elle en être bannie? Analyses et benchmarks…

Quelle crédibilité accorder à l’e-cigarette ? Comment sensibiliser sur sa moindre nocivité par rapport à la cigarette conventionnelle et quelle place pour cette nouvelle génération de produit du tabac dans les stratégies gouvernementales de la santé ? … Autant de questions auxquelles des scientifiques du monde entier, ainsi que des délégations représentant les géants mondiaux de l’industrie du tabac tentent de répondre, ce jeudi 15 novembre, à Londres.


Réunis dans l’enceinte du Royal Society, tout ce gotha répond à l’invitation des organisateur de l’E-Cigarette Summit afin de tracer les perspectives de cette nouvelle branche de l’industrie tabatière. «La situation a beaucoup changé depuis la tenue du sommet inaugural en 2013, lorsque l’actualité était encore à l’appel aux licences sanitaires et à l’ouverture du marché à ces produits en Grande Bretagne », commente Amanda Strange, Directrice générale de Smooth Events, l’organisme organisateur de l’événement.

Aujourd’hui, s’accordent les scientfiques présents au sommet, l’e-cigarette s’avère être une alternative des plus sérieuses à la cigarette conventionnelle et doit être sérieusement prise en compte par les gouvernements afin de réduire les coûts de la santé imposés aux budgets publics par les maladies découlant du tabagisme. Ils ont ajouté, de façon unanime notamment lors du premier panel de l’événement, que les différents dispositifs d’e-cigarettes sont à même d’être mis en avant comme un produit de tabac, certes, mais de moindre mal que la génération l’ayant précédé.

Par contre, alertent-ils, un important égard est à donner au fait que ces produits doivent surtout être une alternative aux fumeurs afin de faciliter le sevrage et non séduire pour « créer de nouveaux fumeurs » ou encore rendre « addict » la jeune population.

Ce principe semble d’ailleurs avoir dominé les autorités canadiennes, par exemple, l’une des expériences applaudies lors de ce sommet. En effet, le Canada a ouvert le marché devant les produits alternatifs, mais Health Canada – l’organisme public en charge de la santé- a néanmoins conditionné cet accès : Pas de ventes autorisées aux mineurs, donc, interdiction d’ajout de certains ingrédients (probiotiques, vitamines, agents colorants…), ou encore imposition de restrictions sur la promotion de ces produits (sponsoring, promotion de saveurs appréciées par les jeunes…). 


Quid de l’E-Cigarette summit?

Tenu pour la première fois au Royal Society de Londres, en 2013, d’une initiative conjointe entre Smooth Events et EC Forum Ltd, l’E-Cigarette Summit se veut une plateforme d’échange de présentation et d’analyse des conclusions de recherches scientifiques portant sur les cigarettes électroniques. L’évènement accueille certes les opérateurs du secteur, mais ses promoteurs le veulent totalement indépendant des stratégies promotionnelles de ces industriels. Depuis 2013, le sommet a accueilli quelque 2.000 représentants du domaine de la santé, de la recherche et d’organismes réglementaires. Pour sa prochaine édition, annoncent les organisateurs, le sommet est programmé à Washington le 29 avril 2019. 

Rejoignez LesEco.ma et recevez nos newsletters


Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page