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Diplomatie : Ban Ki-moon arrondit les angles avec le Maroc

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Après une grave crise dans ses relations avec le Maroc en mars dernier, le secrétaire général sortant des Nations Unies a profité de la COP22, à Marrakech, pour arrondir les angles. Hier, Ban Ki-moon a mis en avant son «admiration» pour le roi Mohammed VI et a salué le «leadership» du royaume sur les questions climatiques et le développement durable.


Ban Ki-moon fait la paix avec le Maroc. Le secrétaire général des Nations Unies a profité de la COP22 à Marrakech pour tresser des lauriers au royaume, et surtout au roi Mohammed VI. Hier, mardi, dans la ville ocre, quelques minutes avant l’ouverture du Sommet des chefs d’États présents à la COP, Ban Ki-moon a déclaré devant la presse nationale et internationale «sa profonde admiration et son grand respect pour Sa Majesté le roi Mohammed VI». Cette déclaration faite en réponse à une question des journalistes sur ses relations avec le roi, a beaucoup attiré l’attention à Bab Ighli, où se tiennent les travaux de la COP. Le SG de l’ONU, dont le deuxième et dernier mandat arrive à terme à fin décembre a aussi salué le «leadership de Sa Majesté le roi», en plus d’avoir rendu hommage au royaume d’abriter cette importante rencontre internationale, la première depuis la COP21 de Paris en 2015.

Message d’apaisement
Avec cette sortie, Ban Ki-moon semble vouloir terminer en beauté dans ses relations avec le Maroc, après une période assez houleuse entre les deux parties en début d’année 2016. Toutefois, lors de sa réponse à la presse, le patron sortant de l’ONU n’est pas revenu sur la raison de son différend avec le royaume, à savoir ses déclarations controversées sur la question du Sahara, lors de sa visite en Algérie. En mars dernier, après avoir fait un séjour dans les camps de Tindouf, le diplomate onusien avait qualifié d’«occupation» la présence marocaine dans les régions sahariennes du pays. Cette prise de position avait immédiatement provoqué une grave crise entre Rabat et le SG de l’ONU. Ce froid perdure d’ailleurs jusqu’à aujourd’hui. Avant de rencontrer le roi Mohammed VI, Ban Ki-moon envoie donc un message de réconciliation à la partie marocaine, histoire d’arrondir les angles.

Cap sur Guterres
En dehors de cette question, le patron de l’ONU a reconnu le rôle influent du Maroc dans plusieurs questions sur le plan international. C’est notamment le cas dans la lutte contre le réchauffement climatique, le développement durable, ainsi que l’engagement du royaume au sein du système des Nations Unies. Pour Ban Ki-moon, «le Maroc est l’un des plus importants pays africains à l’ONU». Quoiqu’il en soit, le royaume semble avoir tourné la page de l’ère Ban Ki-moon et se concentre désormais sur la gestion de ses futures relations avec le successeur du Sud-coréen dès le premier janvier 2017. En effet, pour le Maroc, l’accession de l’ancien premier ministre portugais, Antonio Guterres, au fauteuil du SG de l’ONU est déjà perçue comme une occasion d’améliorer les relations avec les Nations Unies.  


Ban Ki-moon
Secrétaire général des Nations Unies

J’ai un profond respect et une grande admiration pour le roi Mohammed VI. À l’occasion de cette COP22, nous allons nous voir, et je remercie Sa Majesté d’avoir organisé cette COP. C’est la première réunion qui permet de s’assurer que le monde est uni. C’est le leadership du Maroc qui l’a montré. Le Maroc a aussi montré un bel exemple, en matière d’institution démocratique et de développement durable. Personnellement, j’ai de grandes relations avec le Maroc qui datent de bien avant mon accession à la tête de l’ONU. Concernant, l’Accord de Paris, c’était un privilège de faire ce parcours avec des gens du monde entier. Mon successeur et les Nations Unies continueront avec énergie ce chemin pour la santé de notre planète. C’est ma dernière COP, il ne me reste qu’un mois et demi. Même à la retraite, après l’ONU, je ne cesserais de m’assurer auprès des dirigeants mondiaux qu’ils mettent bien en place leurs promesses pour l’environnement. Je reste optimiste. L’Accord de Paris est entré en vigueur en un temps record. Jamais dans l’histoire des Nations Unies, un traité n’était entré en vigueur aussi vite. Ça semblait impensable, mais c’est devenu inarrêtable. Enfin, pour ce qui est de la nouvelle donne aux États-Unis, j’espère que le président élu des USA, Donald Trump, comprendra aussi cette importance. Dans ce pays, nous travaillons avec les plus grosses entreprises américaines qui se sont engagées à réduire leurs émissions. La Californie, l’État de Washington, eux aussi se sont engagés à réduire leurs émissions de GES.

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