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Coût de la vie. Insolente flambée des prix des produits alimentaires !

Après avoir presque quadruplé entre février et mars, l’indice des produits alimentaires a encore pris 3 points entre mars et avril, obligeant les ménages les plus pauvres à devoir se rabattre sur les produits alimentaires de première nécessité les moins chers pour pouvoir s’alimenter.

Selon la dernière note de conjoncture du Haut-Commissariat au plan, les hausses des prix des produits alimentaires observées entre mars et avril 2022 concernent principalement les «Fruits» avec 12,3%, les «Poissons et fruits de mer» (9,8%), les «Huiles et graisses» (5,0%), les «Légumes» (2,9%), les «Viandes» (1,8%) et le «Pain et céréales» (1,4%). Pour les produits non alimentaires, la hausse a principalement concerné les prix des «Carburants» avec 13,2%.


Décidément, c’est l’inflation comme nous ne l’avons encore jamais connu ! Une hausse des prix qui va crescendo, à mesure que l’on avance dans l’année et qui pousse certains experts à dire «qu’il va falloir aussi apprendre à vivre avec elle, comme nous l’avons fait avec la Covid-19» ! Selon eux, tant que la guerre russo-ukrainienne, qui l’a fortement exacerbée, n’est pas encore finie, il sera difficile voire impossible de s’en affranchir.

«Les États font ce qu’ils peuvent pour continuer à subventionner les produits de première nécessité. Malheureusement, ils ne peuvent pas aller au-delà des soutiens que leur permettent leurs finances publiques, qui ne tiennent plus debout, tellement elles ont été chahutées par la longue crise sanitaire dont le monde n’est pas encore sorti, à cause de la recrudescence actuelle des cas en Chine», constatent-ils.

En attendant de trouver une issue à ce fléau «traumatisant», les prix continuent donc à augmenter, obligeant les ménages les plus pauvres à devoir se rabattre sur les produits alimentaires de première nécessité les moins chers pour pouvoir s’alimenter.

En effet, après avoir presque quadruplé entre février et mars, l’indice des produits alimentaires a encore pris 3 points entre mars et avril. En effet, dans sa dernière note de conjoncture, le Haut-commissariat au plan (HCP) indique que l’indice des prix à la consommation a connu, au cours du mois d’avril 2022, une hausse de 1,8% par rapport au mois précédent où il avait connu également un renchérissement de même niveau entre les troisième et second mois de l’année.

Les légumes hors de prix

Cette variation est le résultat de la hausse de 3,0% de l’indice des produits alimentaires et de 0,9% de l’indice des produits non alimentaires. Les hausses des produits alimentaires observées entre mars et avril 2022 concernent principalement les prix des «Fruits» avec 12,3%, ceux des «Poissons et fruits de mer» avec 9,8%, les «Huiles et graisses» avec 5,0%, les «Légumes» avec 2,9%, des «Viandes» avec 1,8%, des «Pain et céréales» avec 1,4% et du «Café, thé et cacao» avec 0,3%. En revanche, les prix ont diminué de 0,5% pour les «Lait, fromage et œufs».

Comparé à ce qui s’est passé, il y a un mois, la hausse de l’IPC de 1,8% entre mars et février derniers a été entraînée par la hausse de 3,8% de l’indice des produits alimentaires et de 0,5% de l’indice des produits non alimentaires. Cette hausse fulgurante des prix des produits alimentaires observée entre février et mars 2022 a été surtout ressentie au niveau des «Légumes» dont les prix ont grimpé de 13,8%, les «Poissons et fruits de mer» (6,2%), les «Fruits» (5,2%), les «Viandes» (3,5%), le «Lait, fromage et œufs» (2,1%), le «Pain et céréales» (1,9%) et les «Huiles et graisses» (1,2%). Seuls les prix des «Eaux minérales, boissons rafraichissantes, jus de fruits et de légumes» ont connu une baisse, notamment, de 0,2%.

Les carburants, n’en parlons pas…

En y regardant de plus près, il ressort qu’en l’espace de deux mois, les prix des «Fruits» ont grimpé de 17,5%, ceux des «Légumes» de 16,7%, «Poissons et fruits de mer» de 16%, «Huiles et graisses» de 6,2%, «Viandes» de 5,3%, «Pain et céréales» de 3,3% et ceux du «Café, thé et cacao» de 0,3%.

Pour les produits non alimentaires, la hausse des prix a, de nouveau, principalement concerné les prix des «Carburants». Ces derniers ont grimpé de 13,2% entre mars et avril, après une hausse de 8% sur la période févier et mars. Par région, les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Al-Hoceima avec 3,6%, Fès (3,3%), Dakhla (2,3%), Oujda, Rabat, Safi et Errachidia (2,0%), Kénitra et Tanger (1,9%), Marrakech, Meknès et Laâyoune (1,6%), Tétouan (1,5%), Casablanca et Béni-Mellal (1,3%) et à Agadir (1,2%).

Al Hoceima la plus touchée

Entre février et avril, c’est-à-dire sur ces deux mois, les régions qui ont le plus ressenti l’inflation sont dans l’ordre décroissant Al Hoceima où l’IPC a bondi de 6%, suivie de Fès (5,5%), puis d’Errachidia (4,8%), Safi (4,3%), Tanger (4%), Oujda et Dakhla (3,9%), Béni-Mellal, Kénitra et Tétouan (3,8%), Laâyoune (3,7%), Rabat (3,2%), Casablanca et Marrakech (3%).

A signaler que comparé au même mois de l’année précédente, l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 5,9% au cours du mois d’avril 2022, conséquence de la hausse de l’indice des produits alimentaires de 9,1% et de celui des produits non alimentaires de 3,7%.

Pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une stagnation pour la «Santé» à une hausse de 12,4% pour le «Transport». Dans ces conditions, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics, aurait connu au cours du mois d’avril 2022 une hausse de 0,8% par rapport à mars 2022 et de 4,4% par rapport à avril 2021.


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