Éco-Business

Bourse de Casablanca : la cloche a retenti pour Aradei Capital

Abonnez vous pour lire tout le contenu de votre quotidien Les Inspirations Eco

L’introduction en Bourse d’Aradei Capital a été un franc succès en étant souscrite 4,3 fois. L’attrait pour le titre se poursuit durant la première journée de cotation pour faire progresser l’action de 1,25% qui s’échange à 405 DH.

La cloche a enfin retenti à la Bourse de Casablanca pour annoncer l’arrivée du titre d’Aradei Capital. En souscription du 1er au 4 décembre, l’opération a connu un franc succès auprès des investisseurs. La foncière a pu mobiliser plus de 2,6 MMDH, alors que le montant souhaité n’excédait pas les 600 MDH. L’opération a été souscrite pas moins de 4,3 fois par 1.720 investisseurs, avec au final un taux de satisfaction de 23%. La foncière est désormais identifiée sous le Ticker ARD, avec une capitalisation de 4,25 MMDH et pas moins de 10,6 millions d’actions. L’introduction a ainsi pu aiguiser l’appétit des investisseurs en ces temps de crise.


«15 gérants d’OPCVM ont suivi l’opération sur 18, soit l’équivalent de 85%», remarque Mohamed Benhaddou, directeur général Corporate Finance de CFG Bank.

Des profils de tout horizon ont également manifesté leur intérêt pour l’action. Plus du quart des allocations se sont dirigées vers des investisseurs non qualifiés, environ 1.600 particuliers ont souscrit à l’IPO (introduction en Bourse) aux côtés de plusieurs institutionnels marocains et investisseurs internationaux. «Nous sommes ravis de voir la diversité des acteurs qui ont participé à notre IPO. Le particulier nous a fait confiance et est revenu à la Bourse. Et ce, en plus de la participation des investisseurs internationaux et des institutionnels marocains. C’est en effet une réussite malgré les incertitudes liées à cette période», affirme Nawfal Bendefa, président directeur général d’Aradei Capital.

Dans le détail, ce sont 77% des titres qui ont été alloués aux institutionnels (94,84% Marocains), 16% par les personnes physiques et 6% par les personnes morales (100% Marocains). Plus de 14 pays dont le Royaume-Uni, l’Afrique du Sud ou encore la Suisse ont pu également participer à l’opération. Au Maroc, pratiquement l’ensemble des régions du royaume ont répondu à l’appel. Arrive en tête Casablanca-Settat (703 souscripteurs et 72,77%% de part actions), suivie de Sous-Massa (419 souscripteurs pour une part actions de 13,78%), puis Rabat-Salé-Kénitra, avec 6,6% (242 souscripteurs). «Nous savions avant l’opération qu’il y avait un certain appétit du marché. Mais nous n’avons constaté l’ampleur de cette envie qu’au cours de l’opération», souligne Benhaddou, notant que tout le monde avait besoin de finir l’année sur une note positive. Un timing qui semblerait être en lien avec la mobilisation en amont de l’ensemble de l’écosystème du marché financier. «L’exécution de l’opération s’est faite de manière rapide et dans des délais très optimisés, malgré le contexte actuel et ceci grâce à la mobilisation de tous les acteurs autour d’Aradei, que ce soit au niveau de l’AMMC que de la Bourse de Casablanca ou encore les 3 conseillers (CFG Bank, Valoris Corporate Finance, Capital Trust Finance)», confirme Benhaddou.

Pour le PDG de la foncière, le timing est très opportun, surtout en ces temps de crise. «Nous sommes au démarrage d’une relance économique où plusieurs acteurs économiques vont faire appel à des foncières pour financer une partie de la croissance», explique Bendefa. Notons que l’introduction en Bourse permettra à Aradei Capital un accès direct au marché pour financer son développement. Elle offrira, par la même occasion, davantage de liquidités à ses actionnaires. «Le contexte actuel est clairement favorable pour ce type d’opérations», explique Kamal Mokdad, président du Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca. Il s’appuie, dans son discours, sur l’exemple européen où 400 milliards d’euros additionnels ont pu être mobilisés par 800 entreprises ayant fait appel au marché entre les mois de mars et juin, représentant ainsi plus que 45% de financements en plus qui ont pu être levés en comparaison avec la même période de l’année dernière. «Le recours au marché boursier constitue l’un des moyens privilégiés pour aider les entreprises à surmonter les effets actuels de la crise et financer la relance économique post-Covid», conçoit Mokdad. Suivant ce postulat, le président du conseil d’administration ne cache pas son enthousiasme quant à la relance du marché boursier. «Nous espérons que nous aurons d’autres introductions additionnelles en 2021», conclut Mokdad.

Aïda Lo / Les Inspirations Éco

Rejoignez LesEco.ma et recevez nos newsletters


Articles similaires

Bouton retour en haut de la page