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Vidéo..L’AIVAM repense le secteur de la distribution automobile

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Fiscalité des voitures neuves et d’occasion, organisation du marché de l’occasion, prime à la casse pour atténuer la vétusté du parc, de nouvelles formules de financement, autant de questions d’actualité soulevées lors de la 1ère table ronde de l’AIVAM organisée mercredi 11 avril à l’occasion de l’Auto Expo 2018.
 
Malgré une hausse des ventes de voitures neuves notée ses cinq dernières années, le taux de motorisation reste encore très faible. En 2017, le secteur de la vente de voitures a affiché un chiffre d’affaires estimé à 60 MMDH, soit une croissance de 45% sur les 5 dernières années. Cependant, le marché national demeure caractérisé par un faible taux de motorisation de 80 véhicules pour 1.000 habitants contre 600 véhicules pour 1.000 habitants en Europe. En plus de cela, il faut ajouter que le parc automobile au Maroc reste encore très vieux. En gros, ledit secteur automobile affiche des tendances structurelles, des défis que compte relever l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM) qui a organisé ce mercredi 11 avril une table ronde pour échanger sur les leviers de développement dudit secteur dans le cadre de la onzième édition du Salon de l’automobile Auto Expo qui a ouvert ses portes du 9 au 22 avril.

«Achat à la location»
Parmi ces leviers figure notamment la fiscalité des voitures neuves et d’occasion : chevaux fiscaux, vignette, frais d’immatriculation, TVA, etc. L’idée, c’est de mettre en place de nouvelles formules pour encourager, notamment la catégorie dite des «primo accédants» à travers des mesures incitatives. À ce titre, Leila Mamou, présidente du directoire Wafasalaf propose une option «d’achat» qui semble mieux adaptée aux besoins des Marocains aux revenus faibles et qui caressent le rêve de s’offrir une voiture. «Une espèce de location de voiture», a estimé la panéliste. Elle explique le concept en ces termes : «vous prenez un véhicule sans apport, vous ne payez qu’une mensualité très réduite pendant quatre ans, par exemple, à la fin de cette échéance, le prix du véhicule reste toujours important mais vous pouvez toujours le remettre à la marque et prendre un autre véhicule». Pour elle, cette nouvelle formule va ravir de nombreux Marocains d’autant plus que le pouvoir d’achat des personnes visées est très faible.


 
Organisation du marché de l’occasion
Une autre idée formulée par un autre panéliste et qui part du constat établissant un faible taux de motorisation au Maroc : la professionnalisation du marché des voitures d’occasion. Avec plus de 500.000 véhicules vendus en 2016, le marché se développe mais reste toujours bloqué dans le grè à grè. Or, une meilleure organisation du secteur rendrait service à tout le monde. Les acquéreurs auront ainsi «des voitures plus sûres» avec des garanties, selon Adil Bennani, président de l’AIVAM. Un autre défi, 50% du parc automobile au Maroc a plus de 15 ans, traduisant ainsi un réel besoin de renouvellement d’un bon nombre de véhicules immatriculés dans le royaume. Pour y parvenir, Amine Souhail, secrétaire général de SOPRIAM propose, pour sa part, un certain nombre de mesures, fiscalement «incitatives», notamment la prime à la casse. L’idée n’est pas neuve puisqu’elle a été «déjà expérimentée dans les grands taxis». Le résultat est encourageant. En seulement deux ans, plus de 60% des véhicules concernés ont été renouvelés, a estimé Amine Souhail selon lequel cette mesure doit également être appliquée aux particuliers. Une autre «idée intéressante» soulevée par les conférenciers pour atténuer la vétusté du parc, mettre en place une sorte «de prime à l’achat» qui inciterait les Marocains à se débarrasser de leurs vieilles voitures pour s’en offrir une nouvelle. Le concept est le suivant, «les ménages qui polluent moins, l’État les taxe moins». Une nouvelle formule certes novatrice, semble-t-il, mais qui risque de faire grincer des dents quant on sait que le marché du neuf reste encore fermé à de nombreux Marocains. Appliquera ou appliquera pas, une seule certitude, «l’État est preneur pour toute sorte de propositions à étudier», a rassuré à ce propos Younes Idrissi Kaitouni directeur régional des impôts – Région Casablanca-Settat.
 
Une mobilité propre au Maroc ?
Enfin, le dernier point abordé à l’occasion de cette table animée par Jalil Bennani, journaliste aux Inspirations ÉCO, la mobilité propre comprend les derniers modèles de voitures électriques, hybrides, hybrides rechargeables, les utilitaires électriques, entre autres. En réalité, ce dernier point est une véritable question d’actualité selon Leila Mamou, dans la mesure où le concept de l’écologie reste flou dans la tête de nombreux Marocains. «Personne n’y comprend rien», a-t-elle martelé avant de prôner un vrai travail de sensibilisation sur la problématique. Même son de cloche chez Adil Bennani   : «il faut une stratégie pays, une feuille de route claire sur 10 ans et c’est le moment ou jamais d’appuyer sur le bouton. Le Maroc n’a pas le choix»..

 

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