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Partenariat public-privé : Un levier pour la promotion de l’emploi

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Le ministère de l’Emploi et l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) entendent renforcer le partenariat public-privé pour donner un coup de fouet à l’inextricable problème du chômage. 

L’épineux dossier de l’emploi et de la lutte contre le chômage préoccupe toujours les décideurs au Maroc en dépit des différentes mesures et initiatives mises en place pour insérer les jeunes dans le marché de l’emploi. Plusieurs programmes ont montré leurs limites pour plusieurs raisons, dont le manque de ressources humaines adéquates et suffisantes pour accompagner les demandeurs d’emploi ou les porteurs de projets. Aujourd’hui plus que jamais, il s’avère nécessaire de changer d’approche et de multiplier les efforts.


La promotion de l’emploi ne peut se concrétiser sans le développement de la coopération entre les différents acteurs (gouvernement, organismes publics, collectivités territoriales, entreprises et secteur associatif). C’est en tout cas la conviction affichée par le ministère de l’Emploi et l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences, lors d’un séminaire tenu hier à Rabat en partenariat avec l’agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ) sur le partenariat public-privé en tant que levier de la promotion de l’emploi. Il s’agit de conjuguer les efforts de tous les acteurs en identifiant de nouvelles pistes de partenariat, comme le souligne le secrétaire général du ministère de l’Emploi, Mohamed Boutata.

L’entreprise est appelée à s’engager davantage sur le terrain de même que les associations. Le Maroc entend s’inspirer d’autres expériences internationales pour développer la synergie entre les différents intervenants et enclencher une nouvelle dynamique. Chacun doit apporter sa pierre à l’édifice. Beaucoup reste à faire dans le domaine. De nouveaux modes d’accompagnement des jeunes sont à mettre en place. Boutata met l’accent sur la nécessité d’ouvrer dans la complémentarité, en misant sur le ciblage et l’efficacité dans les résultats. D’ailleurs, tous les projets mis en place sont basés sur les objectifs. Aussi la rigueur doit-elle être de mise. Le SG du département de l’Emploi tient à préciser l’impératif de la professionnalisation du métier de consultant en emploi. Il s’agit de renforcer les capacités des différents intervenants. Même au niveau des communes, des bureaux sont à mettre en place pour accueillir les jeunes et les orienter, soit dans leur recherche d’un travail ou dans la création de leur entreprise.

Au niveau de l’ANAPEC, l’ambition est de développer l’action au niveau territorial et catégoriel. Mais, cette volonté se trouve freinée par le manque de moyens humains et financiers. L’agence ne compte que quelque 450 conseillers en emploi, alors que 300.000 lauréats arrivent sur le marché chaque année outre les non-diplômés que l’ANAPEC envisage d’encadrer et d’accompagner. Les ressources humaines restent, on ne peut plus, insuffisantes pour répondre aux besoins des chercheurs d’emploi, de l’avis même des responsables. D’où l’intérêt porté au développement du partenariat public-privé. L’idée est de trouver des réponses innovantes à la promotion de l’emploi, selon le directeur général de l’ANAPEC, Anas Doukkali. Il apparaît clairement que l’agence, à elle seule, ne peut pas tout faire, pour plusieurs raisons dont les contraintes géographiques (éloignement) et les besoins particuliers des catégories spécifiques comme les personnes à besoins spécifiques. L’agence travaille déjà, depuis quelques années, en partenariat avec les associations et des organismes publics comme l’entraide nationale. Les besoins sont grands pour accompagner chaque catégorie de demandeurs d’emploi (jeunes diplômés, non-diplômés, auto-entrepreneurs, migrants…).

L’accès à l’information doit se démocratiser même dans les zones les plus reculées où les jeunes n’ont pas les moyens de se déplacer dans les grandes villes. Il est prévu la création en 2017 d’agences ANAPEC en partenariat avec le secteur associatif et des unités mobiles en vue d’atteindre des zones lointaines pour les ouvrir sur le marché de l’emploi national. Les attentes sont nombreuses, dont la révision du processus d’accompagnement des chercheurs d’emploi, la nécessité de la diversification des prestations en suivant, à titre d’exemple, les porteurs de projets pendant la phase post-création, la mise en place de nouveaux dispositifs réglementaires… Pour Doukkali, il faut trouver des relais pour accompagner l’ANAPEC et les régions dans la mise en œuvre des programmes d’emploi.  


Les différentes formes de PPP

Le ministère de l’Emploi et l’ANAPEC veulent développer le partenariat entre les différentes parties prenantes sous différentes formes. Il s’agit, en premier lieu, du partenariat public-privé sous forme d’une sous-traitance ou d’une externalisation. C’est une relation entre un donneur d’ordres et un prestataire conformément à un cahier des charges et un contrat. S’agissant du partenariat public-associations, deux formes sont à développer : la conjugaison des efforts et la complémentarité et la sous-traitance ou l’externalisation.

Par ailleurs, le partenariat public-public peut être soit sous forme de contribution conjointe ou de sous-traitance ou externalisation pour les institutions publiques habilitées à réaliser des prestations payantes au même titre que le privé. Selon le ministère, les partenariats sur l’emploi portent généralement sur des prestations précises (orientation professionnelle, amélioration de l’employabilité, préparation au marché du travail, accompagnement à l’auto-emploi. Ces partenariats concernent des populations spécifiques (jeunes, diplômés en difficulté d’insertion, personnes en situation de handicap, population rurale, femmes inactives, immigrés…).

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