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L’appel de Boussaïd à l’international

Le ministre de l’Économie et des finances, a présidé, hier à Rabat, «la rencontre informationnelle avec les partenaires techniques et financiers et les ambassades des pays amis, sur les préparatifs à l’organisation de la COP22». L’appel est lancé aux acteurs internationaux de référence pour activer leurs contributions.

Sur un ton confiant et décontracté, Mohamed Boussaïd a donné le coup d’envoi d’une étape, pourtant cruciale, dans le processus de préparation de la COP22 qui se tiendra à Marrakech en novembre prochain. Présidant hier à Rabat «la rencontre informationnelle avec les partenaires techniques et financiers et les Ambassades des pays amis, sur les préparatifs à l’organisation de la 22e conférence des Nations Unies sur les changements climatiques», le ministre de l’Économie et des finances a lancé un appel franc aux représentants de la communauté internationale, financière, technique et diplomatique, pour activer leurs mécanismes d’appui respectifs. «Je vous considère comme les meilleurs ambassadeurs, chacun dans son champ d’action, pour formuler des propositions de contribution à cette COP, ou les revoir à la hausse le cas échéant. Ce n’est pas la COP du Maroc, mais celle de tout le Monde, avec l’espoir qu’elle soit réellement celle de l’action», a lancé Boussaïd en guise de conclusion à cette rencontre.


Premiers appuis concrets
Autour de la table, les représentants des institutions financières internationales, des organismes multilatéraux, des agences de coopération et de quelques ambassades actives au Maroc. Parmi eux, certains ont déjà bien avancé dans la préparation de leurs contribution à la COP22 de Marrakech, alors que d’autres sont restés discrets, soit n’ayant pas prévu de contribution particulière, soit étant toujours en cours de validation de leurs appuis respectifs. Ainsi, l’Union européenne (UE), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Allemagne ont pu livrer, lors de cette rencontre, leurs prévisions d’appui financier. Jusque-là, l’UE apparaît comme le plus gros contributeur financier, avec une enveloppe de 8 millions d’euros validée, en plus d’un deuxième financement de 5 millions d’euros qui est «en cours de négociation». De son côté, la représentante du PNUD a annoncé un appui financier de 2 millions de dollars, alors que la représentante de l’ambassade d’Allemagne a annoncé 3 millions d’euros additionnels à mobiliser au profit du département marocain de l’Environnement dans le cadre de la préparation de la COP22.

Au-delà du financement
Pour leur part, les autres acteurs de référence, également présents lors de cette rencontre, en plus d’avoir réitéré leur soutien au Maroc pour cet événement d’envergure internationale, ont soit proposé un appui technique et logistique, soit annoncé que le processus de prise de décision interne était en cours. Du coup, non seulement les contributions techniques devront se multiplier au cours des semaines à venir, mais les contributions financières également, une fois que les organes de décision de chacun des acteurs auront tranché, en plus de la prise en charge de certaines activités parallèles aux travaux de la COP de Marrakech. «J’ai chargé le président du pôle financier du comité de pilotage de la COP22 de prendre attache avec chacune des parties afin d’avancer dans le bon sens», a annoncé Boussaid à ses invités. L’organisation de la COP22 entre ainsi dans une phase décisive, alors que les résultats définitifs des appels d’offres y afférents devraient être rendus publics durant la semaine en cours. 

Nizar Baraka
Président du CESE et du pôle scientifique du comité de pilotage de la COP22

Nous avons établi une feuille de route pour la COP22, avec la présidence française de la COP21. Cette feuille de route identifie les priorités des négociations à venir et concernent notamment les mesures d’adaptation, les financements-climat, les mécanismes de suivi, le renforcement des capacités et le transfert de technologies et l’innovation. La COP22 doit être celle de l’action.

Abdelâdim Lhafi
Commissaire de la COP22

Le début du processus de ratification de l’Accord de Paris est proche. C’est une étape cruciale pour la suite des événements. Nous espérons que les 55% des voix et des pays émetteurs de gaz à effet de serre, requis pour la validation de l’accord, soient atteint avant novembre. Cela serait l’idéal, mais c’est un véritable défi à relever.

Mohamed Boussaïd
Ministre de l’Économie et des finances

Nous nous réjouissons de l’alignement total de nos partenaires techniques et financiers avec la politique du Maroc en matière de préservation de l’environnement et de lutte contre le changement climatique. Nous comptons sur le fait que la COP22 puisse donner les outils opérationnels de la COP21, et être ainsi réellement la COP de l’action.


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