Sports

Ces réfugiés qui participent aux JO de Rio

L’équipe des réfugiés participant aux JO./DR

Pour la première fois, une équipe de réfugiés participe aux Jeux olympiques (JO), avec l’accord du Comité international olympique (CIO). Qui sont-ils? Présentation.
 
Le CIO avait annoncé, le 3 juin, la sélection de 10 réfugiés qui participeront aux Jeux olympiques de Rio. Cette équipe, actuellement à Rio, comprend 2 nageurs syriens, 2 judokas de la République démocratique du Congo, 1 marathonien éthiopien et 5 coureurs de demi-fond du Soudan du Sud. Réfugiés dans différents pays, ils concourent ensemble sous la bannière olympique.


Rami Anis, un Syrien âgé de 25 ans, fait partie du groupe. Il est réfugie en Belgique. Pour ces JO, il est en natation, en 100 m papillon. Tout comme lui, Yusra Mardini, une autre Syrienne de 18 ans réfugiée l’Allemagne, participe au 200 m nage libre. Elle déclare: «je veux représenter tous les réfugiés car je veux leur montrer à tous qu’après la douleur, après la tempête, vient le calme». Et d’ajouter: «je veux les inciter à faire quelque chose de bien dans leur vie.».

Yiech Pur Biel, à peine 21 ans, avait vite compris que pour réussir sa vie, il devait fuir les combats dans le Sud du Soudan pour rejoindre le Kenya. Il participe au 800 m à Rio. Rose Nathike Lokonyen, âgée de 23 ans, réfugiée au Kenya aussi, participe à la même discipline. S’ajoute à eux Paulo Amotun Lokoro, 24 ans. Également réfugié au Kenya, il s’est aligné au 1.500 m. Dans la même épreuve figure Anjelina Nadai Lohalith. Cette Sud-soudanaise a trouvé refuge au Kenya. Idem pour James Nyang Chiengjiek, 28 ans, venu du même pays et qui disputera le 800 m.

Yonas Kine, réfugié au Luxembourg, participera au marathon des JO. Originaire d’Éthiopie, il est âgé de 36 ans.

Dans l’équipe des réfugiés figure aussi Yolande Mabika (28 ans), engagée dans l’épreuve du judo. Originaire de la République démocratique du Congo, elle a trouvé refuge au Brésil. Ayant fui les combats dans l’Est de la RDC, Popole Misenga (24 ans) est aussi réfugié au Brésil. Tout comme Mabika, il défendra le drapeau des réfugiés au judo.

Après l’accord de participation aux JO de cette équipe de réfugiés, le haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, avait déclaré: «Leur participation aux Jeux olympiques est un hommage au courage et à la persévérance de tous les réfugiés pour surmonter l’adversité et construire un avenir meilleur pour eux-mêmes et leurs familles».

Cette initiative intervient à une période où un nombre de réfugiés sans précédent -59,5 millions selon les dernières statistiques- ont été contraints de fuir leur pays pour échapper aux conflits et à la persécution.


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