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Tests salivaires: le Maroc peut mieux faire

C’est un sujet de friction au sein du secteur de la Santé. Dans un premier temps autorisés par le ministère, les tests salivaires étaient au centre de toutes les discussions entre pharmaciens, laboratoires et médecins cette semaine, surtout après la flambée des cas de Covid-19.

Ce qui a rendu la situation assez floue, c’est qu’un lot de tests salivaires a été rappelé. Étant donné qu’il s’agit du lot qui était le plus distribué, les pharmacies n’étaient plus en mesure de vendre des tests salivaires. Question : pourquoi ne pas encourager les tests salivaires en général ? On sait que les laboratoires sont débordés. On sait aussi qu’un test PCR coûte entre 600 et 700 dirhams. On sait également qu’il faut débourser jusqu’à 1.200 dirhams pour un test PCR rapide.


Et on sait enfin que la majorité des Marocains ne peuvent pas se permettre de payer autant. Faire le test gratuitement dans les structures qui le permettent constitue une prise de risque (trop de monde), et l’attente peut durer longtemps, trop longtemps. Un communiqué de la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc a récemment précisé qu’une seule marque est concernée par le retrait des lots, et que les autres «ne sont pas concernées par cette mesure de retrait».

Le test salivaire, qui coûte 120 dirhams en pharmacie, est vendu environ 300 dirhams chez des médecins et jusqu’à 500 dirhams au marché noir. Le généraliser et l’encourager va permettre aux particuliers et aux entreprises, à condition qu’il soit suffisamment fiable, de placer une barrière de sécurité sanitaire supplémentaire, à un coût beaucoup plus abordable. Pour tracer le nombre de personnes positives et leur identité, il suffirait de mettre en place une plateforme en ligne que rempliraient les malades. C’est ce qui se fait chez nos voisins tunisiens et algériens…

Hicham Bennani / Les Inspirations ÉCO

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