Maroc

Rentrée parlementaire : Le roi fixe les priorités

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Le discours royal devant les membres des deux chambres du Parlement a renforcé le souffle réformiste des priorités exprimées par le souverain, qui devront toucher le modèle de développement.

Identifier les difficultés qui empêchent l’évolution du modèle de développement ne suffit plus et il va falloir que les députés de la nation prennent conscience du cheminement de la vision réformiste partagée avec le roi. Le très attendu discours royal de la rentrée parlementaire est resté fidèle à l’esprit de la nouvelle génération des discours royaux, invitant d’abord l’élite du pays à méditer sur le sort des réformes qui ont été enclenchées, mais aussi de faire preuve d’innovation en matière du schéma de développement qui serait le plus adéquat pour le Maroc. Sans vouloir insister sur un problème particulier, le roi a opté, dans son discours inaugurant la rentrée parlementaire, pour une démarche qui veut libérer l’esprit de création chez les parlementaires, et à travers eux toute la classe politique pour résoudre la problématique insurmontable jusqu’à présent, à savoir, comment les politiques publiques devront impacter positivement le cadre de vie des Marocains ? «Conscient qu’il n’y a pas de solutions toutes faites aux problèmes qui se posent dans les différentes régions du pays, Nous insistons sur la nécessité d’ajuster les politiques publiques aux préoccupations des citoyens, en fonction des besoins et des spécificités de chaque région», a indiqué le roi avant de proposer plusieurs solutions durant cette étape cruciale de l’aboutissement des réformes qui ont été entreprises. «Les dysfonctionnements qui entachent la gestion des affaires publiques ne sont pas une fatalité. Les surmonter n’est pas impossible, à condition de s’armer d’une volonté sincère et d’exploiter judicieusement les moyens disponibles», a insisté le souverain dans un esprit optimiste qui veut rallier toutes les forces patriotiques du pays au même objectif.


Les étapes à franchir
Dans son évaluation de l’impact des divers programmes qui ont été mis en œuvre, le roi a mis la lumière sur le rôle de l’administration et les régions dans la consolidation de l’élan réformiste via l’application scrupuleuse de la reddition des comptes. «Dans l’état actuel des choses, une plus grande fermeté s’impose pour rompre avec le laisser-aller et les pratiques frauduleuses qui nuisent aux intérêts des citoyens», a précisé le souverain avant de lister les dysfonctionnements qui minent de l’intérieur tous les efforts qui ont été entrepris. Le problème le plus urgent à résoudre, est celui se rapportant à la mise en œuvre des projets de développement dans les délais et avec la manière aussi. Un suivi rigoureux et continu de l’état d’avancement des programmes sociaux et de développementaux devra être assuré et accompagné d’une évaluation «régulière et intègre». Les correctifs qui ont été apportés concernent d’abord l’ingénierie gouvernementale.

L’orientation africaine du Maroc devra être, en effet, renforcée par la création d’un ministère délégué auprès de celui des Affaires étrangères, chargé des affaires africaines, et «plus particulièrement de l’investissement, ainsi que la mise en place de deux cellules de suivi, l’une au ministère de l’Intérieur et l’autre au ministère des Finances», a indiqué le roi. Parallèlement à cela, des orientations ont été également mises en lumière à la plus haute juridiction du pays «pour qu’elle remplisse ses missions de suivi et d’évaluation des projets publics lancés dans les différentes régions du royaume». La Cour des comptes sera soumise à un premier test sérieux à l’occasion de la mission qui lui a été confiée, et dont le temps qui lui est alloué s’achève cette semaine. La seconde priorité tracée porte sur l’équité de l’État.

Le partage équitable des richesses n’est plus un choix de luxe, mais une règle essentielle pour le façonnement du nouveau modèle marocain, qui devra couronner les efforts entrepris pour améliorer le cadre de vie des Marocains, notamment ceux qui ne tirent pas profit des avancées réalisées par le pays sur plusieurs domaines.


Quel est la nature du modèle projeté ?

Plus de trois ans après avoir soulevé la question pour la première fois dans son discours du 20 août 2014, le roi a voulu mettre de nouveau les décideurs dans l’esprit développementaliste voulu pour le Maroc. L’idée royale a pour objectif de briser le complexe d’infériorité entretenu et nourri par plusieurs types de discours véhiculés, que ce soit au niveau national ou international et qui ont pour but de faire croire aux citoyens que la réforme est impossible. Le but de rentrer dans le club des nations émergentes reste dépendant, non seulement des évaluations réservées pour le Maroc par les rapports internationaux, mais il s’agit maintenant de revaloriser le mode de vie des diverses couches sociales, essentiellement celles situées au bas de l’échelle sociale. Le point fort de la nouvelle orientation réformiste est que le Maroc réussisse de combiner le changement dans la stabilité, ainsi que la mise en œuvre de la régionalisation avancée, qui forme le modèle achevé de la vision futuriste du souverain. 

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