Maroc

Le prix du poulet risque-t-il d’augmenter ?

Face à l’envolée du prix des céréales, le prix du poulet risque-t-il d’augmenter ? La FISA alerte sur la hausse du coût de production en raison de la flambée des matières premières.

Directement affectés par la hausse des prix des céréales, les producteurs de volaille prennent le coup de plein fouet. Contacté par Les Inspirations ÉCO Chaouki Jerrari, directeur de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa), «cela fait pratiquement une année que les prix des matières premières ont fortement augmenté sur le marché international. À l’issue d’un point que nous avons fait il y a quelque jours, on note une hausse d’environ 65% du prix du maïs, 62% pour le soja». Conséquence : le prix des aliments composés destinés aux volailles «a pratiquement augmenté de 35%», explique notre source.


Rappelons que ces deux céréales figurent parmi les principales utilisées pour la formulation des aliments composés. Les coûts de production ont donc été tirés vers le haut, d’autant que l’aliment représente une part importante dans le coup de production. Pour le dirigeant, ces augmentations ont été supportées par les éleveurs, qui voient leurs marges se réduire comme peau de chagrin, d’autant plus que le prix à la consommation enregistre une baisse depuis un certain temps. «Le prix de vente est revenu à des niveaux relativement bas. Aujourd’hui, les prix de la volaille à la ferme se situent entre 11,5 DH et 12 DH le kilogramme, pour des prix de revient qui avoisinent les 14 DH-14,5 DH, compte tenu de l’augmentation des prix des aliments», explique Jerrari. En somme, les éleveurs perdent entre 2 DH et 2,5 DH par kilogramme. En prenant en compte les tonnages relativement importants que gèrent les éleveurs, la facture devient salée.

Pas de visibilité
En ce qui concerne les perspectives, les professionnels de la FISA disent ne pas avoir de visibilité jusqu’à juin prochain. «Il faudra attendre la prochaine récolte de maïs et de soja pour y voir un peu plus clair». Bien évidemment, cela dépend de la météo et de beaucoup d’autres facteurs.

Modeste Kouamé / Les Inspirations ÉCO


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