Maroc

Le Maroc prend part au 3e Sommet de la MRC

 

Le Maroc prend part au 3e Sommet de la Mekong River Commission (MRC : Thaïlande, Cambodge, Laos et Vietnam), dont les travaux se sont ouverts lundi à Siem Reap au Cambodge.


Le Maroc sera représenté à la réunion des Chefs de gouvernements de ce conclave régional par une délégation conduite par la secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mme Mounia Boucetta.

Les travaux du sommet ont démarré par une conférence internationale des experts sur le thème « Accélérer les efforts conjoints et les partenariats pour atteindre les Objectifs de Développement Durable dans le Bassin du Mékong » (2-3 avril). Les conclusions et recommandations recueillies de ces deux jours de débats seront portées à l’appréciation des Chefs de Gouvernement, lors du Sommet (4-5 avril).

La MRC est une organisation intergouvernementale, créée le 05 avril 1995 sur la base du « Comité du Mékong » existant depuis 1957. Elle comprend officiellement quatre membres, à savoir Cambodge, Laos, Thaïlande et Vietnam. La Chine et le Myanmar sont des partenaires de dialogue depuis 1996.

Dans le cadre de la diversification de ses partenariats et de sa stratégie de coopération Sud-Sud, le Maroc est devenu, en juin 2017, le premier pays arabe et africain à obtenir le Statut de Partenaire de la Mékong River Commission (MRC).

Organisé tous les quatre ans, le Sommet de la MRC rassemble les dirigeants politiques des quatre pays membres de ce groupement régional et ses divers partenaires de développement dans l’objectif d’examiner et évaluer la stratégie de développement conjointe pour le développement durable du bassin du Mékong.

Le Sommet constitue l’occasion pour les Chefs de Gouvernement des quatre pays membres de la MRC d’évaluer les engagements pris quatre ans plus tôt par les pays membres dans le cadre du Plan stratégique 2016-2020 et d’adopter de nouvelles orientations visant la promotion du développement durable dans la gestion de l’eau du Mékong et de ses ressources naturelles, en conformité avec l’esprit de l’Accord du Mékong de 1995, l’acte fondateur de ce groupement.

Le Sommet étant le mécanisme de concertation le plus important entre les pays membres et les partenaires de développement, sera l’occasion pour le Maroc de faire le point des échanges entamés avec la MRC, notamment en ce qui concerne la coopération dans le domaine du développement durable, de la gestion des ressources en eau et de la lutte contre les changements climatiques. 

Il offrira aussi une occasion pour plaider en faveur d’un partenariat de plus vaste portée et plus solidaire que jamais avec les pays de la MRC et de l’Association des Nations d’Asie du Sud-est (ASEAN) avec laquelle le Maroc avait déjà conclu, en 2016, un Traité d’Amitié et de Coopération (TAC).

Le partenariat avec les pays membres de la MRC dans les domaines d’excellence du Maroc contribuera au renforcement du positionnement du Royaume en Asie du Sud-est et constitue un chantier de coopération multiforme avec les pays de la sous-région.

Les axes de coopération entre le Maroc et la MRC, tels qu’ils ont été approuvés par les deux parties dans le cadre d’un Plan d’Action, portent sur les techniques d’irrigation et l’atténuation des effets de la sécheresse, les énergies renouvelables, l’optimisation de l’exploitation des ressources hydriques, la gestion des ressources halieutiques et le tourisme.

Le Maroc et la MRC ont d’ores et déjà entamé l’opérationnalisation du Plan d’Action, à travers des échanges de visites et un agenda de coopération dont les actions sont programmées dans les prochains mois.

En ce qui concerne le premier volet de la coopération, la MRC va accueillir, du 23 au 27 avril, des experts marocains en matière de gestion et d’exploitation des infrastructures hydriques dans le cadre d’une mission d’échange d’expériences avec le Royaume qui dispose d’une notoriété avérée dans ce domaine.

Concernant le secteur des énergies renouvelables, dans lequel le Maroc s’est imposé comme un leader au niveau continental, l’appui aux pays membres de la MRC passera à travers l’expertise de l’Agence MASEN. Cette dernière apportera son appui à travers des passerelles de coopération qui seront arrêtées d’un commun accord avec les pays membres disposant d’un potentiel considérable d’énergies renouvelables.

Pour ce qui est de la promotion des activités touristiques dans le Bassin du Mékong, la MRC a exprimé le besoin de bénéficier de l’appui d’un expert marocain dans l’écotourisme qui aidera à lancer une évaluation des opportunités en la matière dans le Bassin du Mékong.

 

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