Maroc

La filière oléicole cartonne

La Direction régionale de l’agriculture  de la Région Fès-Meknès a dévoilé son bilan oléicole. Entre 2009-2016, la production oléicole a augmenté de plus de 17% et a atteint 67% de l’objectif tracé pour 2020. Pour les exportations, elles restent en deçà des potentialités et très volatiles malgré l’octroi d’une subvention de 2.000 DH/T exportée. 


La Direction régionale de l’agriculture (DRA) vient de dévoiler son bilan 2016 pour la filière oléicole dans la Région Fès-Meknès. Les responsables ont précisé que les différentes réalisations entrent dans le cadre du Plan agricole régional (PAR).

Grosses subventions
Durant la période 2009-2016 le Plan agricole régional (PAR), qui constitue une stratégie agricole régionalisée visant à veiller au respect de l’équilibre entre les deux piliers du Plan Maroc Vert, a fortement contribué à l’appui de la production oléicole dans la région. Il a permis la plantation de 80.000 ha dont 69.000 ha dans le cadre des projets PII pour un investissement global de 1.4 MMDH. Il a également équipé les vergers en micro-irrigation sur une superficie de 8.000 ha et pour un montant de subvention de 360 MDH. Des subventions du matériel agricole oléicole pour un montant de 89 MDH ont été également octroyées. Le plan a aussi favorisé le développement de l’agrégation autour de 2 projets intégrés au profit de 120 agrégés sur une superficie de 570 ha. En matière de l’évolution des superficies, la Région de Fès-Meknès, a connu un accroissement de la superficie oléicole de près de 32% entre 2008/2009 (266.500 ha) et 2015/2016 (344.000 ha) à travers la plantation de 80.000 ha, soit près de 65% de l’objectif fixé à l’horizon 2020.

Sur un autre registre, et durant la même période 2009-2016, la production oléicole a augmenté de plus de 17%, sachant que l’objectif de la production, fixé par le PAR pour 2020, est atteint à hauteur de 67%. Il faut préciser que la production varie, d’une année à l’autre, en fonction des conditions climatiques conjuguées au phénomène de l’alternance de l’olivier. Par rapport à l’année 2013/2014 qui constituait une année record en termes de production, avec 518.400 tonnes, l’année 2015/2016 est restée en dessous des ambitions, avec seulement 412.500 T. S’agissant de la production d’huile d’olive, les six dernières campagnes ont connu une hausse de 15% de la production moyenne, par rapport à 2008. L’objectif de la production, fixé pour 2020, est actuellement de près de 53%. Quant au rendement moyen, il a peu évolué et reste en dessous de l’objectif ciblé (2 T par hectare), en passant de 1,15 à 1,78 T/ha entre 2009-2010 et 2015-2016.

Appui à la commercialisation
Le PAR a pris un ensemble de mesures pour encourager les exportations de l’huile, notamment par l’instauration d’une prime d’exportation de 2 DH/litre, ainsi que la participation aux salons internationaux (SIAP-Berlin ; Biofach ; SIAL-Abou Dhabi ; Brésil …..) et l’organisation des B to B en marge des salons. Concernant le marché national, le plan a contribué à la mise en place d’une plateforme logistique de distribution au sein de I’Agropolis. Il a ainsi favorisé l’accompagnement des GIE par l’ADA pour la conclusion de contrats commercialisation avec les GMS.Il faut préciser que malgré ces différentes mesures, les exportations ne sont pas encore à la hauteur des potentialités de la région et sont très volatiles malgré l’octroi d’une subvention de 2.000 DH/T exportée. Ainsi, il faut savoir que les exportations d’huile d’olive conditionnée restent faibles et ne dépassent guère 10% du tonnage total exporté et commercialisé en vrac. Pour les exportations en huile de grignons d’olive, elles sont passées de 2.200 T en 2010 à 5.600 T en 2016.


Promotion de la consommation
S’agissant de la promotion de la consommation, la DRA a procédé en mai 2016, à la signature d’une convention pour la promotion de la consommation des produits oléicoles de qualité sur le marché intérieur avec un montant global de 24 MDH et sur une durée de trois ans (2016-2018). D’après Kamal Hidane, directeur régional de l’agriculture, «l’objectif est de sensibiliser les consommateurs sur le risque sanitaire et les dangers de la consommation de l’huile d’olive en vrac. Il vise également à rassurer le consommateur sur l’authenticité, la naturalité et le profit gustatif de l’huile d’olive conditionnée». Pour rappel, la filière oléicole marocaine constitue 5% du PIB agricole, 15% des exportations agroalimentaires, 10% de la superficie agricole et 55% de l’arboriculture. Elle constitue également la principale source de revenus pour 450.000 exploitations et contribue à la création de 30 millions journées de travail.


Valorisation et promotion
Dans le cadre de mise à niveau d’outil de transformation, le plan a contribué à la construction et l’équipement dans le cadre des projets solidaires, de 13 unités de trituration d’une capacité variant de 5 à 80 T/J pour un montant de 112 MDH. Il a également facilité l’installation, dans le cadre du FDA, de 51 unités de valorisation d’une capacité totale de 2.400 tonnes avec un investissement privé de 170 MDH, dont la subvention est de 17 MDH. Il faut préciser que la Région Fès-Meknès compte plus de 4.810 unités de trituration avec une capacité de 768.591 tonnes, dont 100 de deux phases, 141 de trois phases et 4.569 traditionnelles.

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