Maroc

Industries : Les patrons ont le moral en berne

Un climat des affaires difficile, des délais de paiement en rallongement et des coûts de production de plus en plus important ont fini de démoraliser les industriels marocains. C’est ce qui ressort de la dernière note de conjoncture de BAM.

Alors que 2016 démarre sur une campagne agricole difficile, annonciatrice de grandes difficultés pour l’économie marocaine, la dernière note de conjoncture de Bank Al-Maghrib vient démontrer que les premiers signes de faiblesse ont commencé à se ressentir dès fin 2015. Portant sur le 4e trimestre de l’année, le dernier rapport de la banque centrale, les industriels affichent un moral plutôt morose. D’abord, en raison d’un climat des affaires jugé «défavorable» dans l’ensemble des branches de l’activité industrielle à l’exception de l’«agroalimentaire», où il est considéré comme «normal».


Ensuite, les industriels dénoncent des conditions de production caractérisées globalement par un approvisionnement «difficile», un niveau de stock de matières premières et demi-produits «inférieur à la normale», et une stagnation des effectifs employés selon la majorité des industriels. En outre, les coûts unitaires de production auraient continué à augmenter d’un trimestre à l’autre, à l’exception des industries «mécaniques et métallurgiques», où ils seraient en baisse, en liaison avec le repli des coûts des matières premières hors énergie au niveau de cette branche.

À cela il faudrait ajouter une insuffisance de la demande et une accentuation de la concurrence qui constituent les principaux freins à l’augmentation de la production des entreprises. Au niveau de la «chimie et para-chimie», les difficultés de financement auraient été citées parmi les principaux freins au développement de la production. La question de la trésorerie continue de préoccuper.

Dans l’ensemble des branches de l’activité, celle-ci est jugée «difficile». La réduction des délais accordés par les fournisseurs, l’accentuation des difficultés de recouvrement et l’augmentation des charges non financières finissent de vider les caisses des entreprises. L’accès au financement bancaire semble s’améliorer. Il est jugé «normal» par 84% des entreprises et «difficile», selon 14%, contre 70% et 27% respectivement le trimestre précédent. Quant au coût de crédit, il aurait été en stagnation, selon 76% des industriels et en hausse, selon 14%. 


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