Maroc

Chtouka Aït Baha : La bourse des primeurs bloquée depuis 23 ans !

Que devient le projet de la Bourse des primeurs à la province de Chtouka Aït Baha ? Cette question ne semble pas vraiment avoir de réponse auprès des opérateurs locaux, car en dépit de l’échec de quelques tentatives de redynamisation de ce projet, la Bourse des primeurs semble définitivement renvoyée aux calendes grecques.

Aujourd’hui, cette structure agricole, qui a été construite à la commune rurale d’Aït Amira, reste abandonnée à son sort, au niveau de la route nationale n°1 menant à la province de Tiznit. Bien entendu, l’objectif du projet était de faciliter la commercialisation des primeurs, mais actuellement, le blocage de la Bourse des primeurs a presque bouclé le quart de siècle. Jusqu’à présent, aucune solution concrète n’a été trouvée depuis le lancement de ce projet en 1995, y compris le dernier financement (de 5 MDH) injecté par le Conseil régional Souss-Massa, pour redynamiser cette bourse à travers l’aménagement des infrastructures routières et l’installation de la plateforme et de la balance.


Il faut aussi noter que plusieurs équipes se sont succédées à la tête de la province de Chtouka Ait Baha, mais aussi à la présidence des conseils communaux formant le groupement «Al Mostakbal», composé de six collectivités territoriales, notamment Ait Amira, Sidi Bibi, Biougra, Oued Asafaâ, Belfaâ et Inchadn, qui sont propriétaires de ce projet étalé sur superficie de 17 ha. En somme, selon les observateurs, la défaillance du mode de gestion et de la distribution des magasins en plus de l’absence d’une activité pérenne a entraîné l’échec de ce projet où le mètre carré a été vendu à 600 DH.

Actuellement, le Conseil régional Souss-Massa a déjà inscrit la réalisation d’un marché de gros à vocation régionale, dans le cadre de son Plan de développement régional (PDR). La seule issue possible pour ressusciter ce projet, qui échappe législativement au texte régissant les marchés de gros au Maroc, consiste en sa reconversion en marché de gros régional, eu égard à sa proximité de la zone de production de primeurs et de son emplacement à quelques mètres de la future voie express Tiznit-Laâyoune-Dakhla qui mène vers le marché subsaharien.

Cependant, avec le lancement du nouveau marché des fruits et légumes à Inezgane, qui a déjà accusé deux ans de retard, les commerçants implantés dans cette ville expriment leur réticence vis-à-vis de ce projet et refusent le transfert de leurs activités en dehors d’Inezgane. En attendant, c’est un cabinet mandaté qui fixera la réalisation des études préalables l’emplacement du marché de gros régional, qui n’était pas réalisé dans le cadre de l’ancienne stratégie de développement du Conseil régional Souss-Massa.

 

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