Maroc

Casablanca-Settat : la Région en quête de propositions

Le recueil des doléances n’est pas de tout repos pour le Conseil de la Région Casablanca-Settat. Dès l’achèvement du SART, la Région enchaîne les rencontres de concertation pour l’élaboration du PDR 2022-2027.

Le temps presse. Plus que 7 mois pour concocter le Plan de développement régional (PDR) 2022-2027 qui se base, cette fois-ci, sur une approche participative pour la conceptualisation et la planification des étapes de préparation de ce document de référence.


D’où le lancement des réunions de concertation avec les différentes parties prenantes, visant à impliquer et à être à l’écoute des acteurs économiques, sociaux, politiques ainsi que les parties civiles. Après une première rencontre à El Jadida, le 30 mai dernier, le Conseil de la région Casablanca-Settat enchaîne les rencontres et a atterri à la province de Benslimane, mardi dernier. Au total, ce sont 9 rencontres qui sont programmées durant cette phase.

D’ailleurs, les réunions se poursuivront les semaines à venir à Settat, Berrechid, Sidi-Bennour, Mohammédia, Nouaceur et Casablanca.

Vers une équité territoriale


Dans le cadre de ces rencontres, Abdellatif Maâzouz, président du Conseil régional Casablanca-Settat, a mis l’accent sur la dimension de diagnostic et de propositions. Il a également souligné que la région regorge de potentialités et d’importants leviers de développement nécessitant l’adoption d’approches de convergence, d’efficacité, d’efficience et de rapidité dans la mise en œuvre et la réalisation des projets, afin de répondre aux besoins socio-économiques de la population de la région.

Pour accompagner cette démarche, il est important de préciser que le bureau d’études qui accompagne ce chantier, à savoir Boston Consulting Group, devra effectuer une évaluation du bilan du PDR précédent (2016-2021), un benchmark, ainsi qu’une mise à jour du diagnostic territorial de la région. Ensuite, le cabinet s’attèlera à la mise à jour de la vision stratégique de la région et à l’élaboration des projets de développement régional. L’objectif étant d’assurer une équité territoriale.

Ainsi, la programmation des projets et des actions devra être axée sur le développement intégré et durable. D’où la nécessité de hisser l’attractivité de l’espace territorial et la compétitivité économique de la région. En marge des rencontres territoriales, quatre ateliers ont été organisés autour des thèmes suivants : le cadre de la vie urbaine, le cadre de la vie rurale, l’économie et l’emploi, et la mobilité intra-régionale.

Fort appréciée, cette démarche, qui consiste à recueillir les doléances, a connu la mobilisation des gouverneurs des provinces concernées, des parlementaires, en plus des représentants des instances élues, des services déconcentrés, des acteurs de la société civile, des universités et des instituts.

S’exprimant à cette occasion, Samir El Yazidi, gouverneur de la province de Benslimane, a évoqué le rôle majeur de cette réunion qui constitue un moment fort d’échange et de dialogue pour définir les axes et la stratégie à suivre. Pour leur part, les intervenants ont exprimé, lors de ces ateliers, les priorités, les besoins et les aspirations des habitants de la province dans les domaines économique, social, culturel et environnemental.

SRAT, une base de travail
Toutefois, conformément à la circulaire du ministère de l’Intérieur du 18 janvier dernier, la réalisation des schémas régionaux d’aménagement du territoire (SRAT) ne s’est achevée qu’en avril dernier notamment pour la Région Casablanca-Settat. Un schéma qui fait office de base pour la préparation du PDR. Dès lors, le Conseil régional s’est bousculé au portillon pour organiser les rencontres de concertation.

Bref rappel des différentes orientations du SRAT. Le schéma a procédé à une répartition géographique déclinée en cinq zones de projets: la zone de croissance, de l’industrie agro-alimentaire, du développement touristique, de développement durable et de développement humain, et de valorisation des produits du terroir.

Cette répartition révèle le potentiel dont regorge chaque zone de projets permettant de facto d’identifier les priorités. Dans le même registre, le SRAT priorise le développement des deux corridors économiques. Baptisé corridor international, ce dernier a vocation à desservir le long du littoral, tandis que le corridor national part de Aîn Harrouda vers Berrechid et au-delà le long des routes nationales n°9 et 11, par Tit Mellil, Mediouna, Deroua et Nouaceur.

In fine, les efforts sont consentis pour éviter les erreurs du passé telles qu’évoquées par le président de la Région, précédemment. Adopter un PDR réaliste demeure le maître-mot.

Maryam Ouazani / Les Inspirations ÉCO


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