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Du 16 au 24 avril, le Jazzablanca proposera dans une belle aventure musicale ! Pour sa 11e édition, le festival de jazz ouvert aux musiques du monde fait peau neuve avec une programmation plus étudiée et plus marocaine. Coulisses !


Entre Jamie Cullum, Macy Gray, Goran Bregovic, Melody Gardot, Richard Bona et Hindi Zahra, les mélomanes et les curieux en auront pour leur compte ! Il n’y a rien à dire, le Jazzablanca, qui s’est allié avec la ville via Casa Events & Animation, décide de nous en mettre plein la vue. Concerts sur la grande scène, fanfare dans la rue, concerts plus intimistes au Live Club, la 11e édition du festival de jazz de Casablanca ouvert à tous les autres styles de musique promet de belles surprises.

Une programmation triée sur le volet
Pour cette édition 2016, le Jazzablanca revient sur les gradins de l’Hippodrôme Anfa, un lieu qui ressemble à l’esprit du festival. Et pour ce faire, l’événement décide de prolonger le plaisir et de proposer une programmation sur 9 jours du 16 au 24 avril. Les festivités commencent le samedi 16 avril avec l’authentique Macy Gray, à la voix particulière, au timbre écorché vif. Véritable princesse de la soul rnb, l’Américaine, qui s’est fait connaître grâce à l’album «On How Life Is» paru en 1999 et pour sa chanson qui a fait le tour du monde «I try» a à son actif un grammy award. Deux albums, un best-of et un live plus tard, elle revient en force en 2007 avec son 6e opus : «Big», considéré comme un album de come-back, sur lequel elle collabore avec des stars de la pop et du jazz comme Justin Timberlake, Fergie ou Natalie Cole.

Sa voix à la fois cassée et puissante où l’on retrouve l’influence de Billie Holiday, la propulse parmi les divas de la soul contemporaine. Habitué du Maroc, le grand bassiste Richar Bona compte bien ensorceler la scène de l’hippodrome le dimanche 17 avril comme il l’avait fait à Essaouira des années auparavant. Surnommé par ses fans «The African Sting», l’auteur-compositeur-interprète propose un élégant jazz-rock et des mélodies issues de son Cameroun natal. Avec un sens du groove puissant et un jeu torrentiel, d’une précision sans pareille, la musique de Bona enthousiasme les publics du monde entier. Le bassiste virtuose a joué pour de grands noms tels que Didier Lockwood, Manu Dibango, Joe Zawinul, George Benson ou encore Pat Metheny.

Il se prêtera même au jeu pour une masterclass dédiée aux bassistes confirmés, le samedi après-midi 16 avril, organisée au Studio Hiba, en partenariat avec la Fondation Hiba. Le lundi sera aux couleurs du Maroc et de l’amazigh avec l’envoûtante Hindi Zahra, qui vient présenter son deuxième album «Homeland» à ceux qui ne l’auraient pas encore découvert. Après le premier opus «Handmade» avec qui elle a silloné le monde, Hindi Zahra propose un voyage dans le temps et l’espace avec des titres qui puisent de l’Afrique, de l’Orient et de l’Amérique latine.

Un jazz soul hanté, une musique qui touche les cœurs et les corps avant d’embarquer pour un autre voyage, celui que propose Melody Gardot, qui revient au Jazzablanca pour une deuxième fois après un concert bluffant en 2013. Elle vient présenter son nouvel album : «Currency of Man», à la façon d’un carnet de voyage empreint de la soul torride des années 60 et du groove de la funk 70’s, Melody Gardot raconte l’histoire des rencontres qui l’ont marquée et qui ramènent à l’urgence de vivre «ici et maintenant». Une expression que le grand Goran Bregovic connaît par cœur puisque lorsqu’il investit une scène, c’est ici et maintenant que cela se passe. Le mercredi 20 avril, le protégé d’Emir Kusturica viendra ensorceler l’hippodrome de sa musique Jazz – tzigane ! Musicien issu de l’ancienne Yougoslavie, Goran Bregovic est un des plus grands compositeurs européens.

Ce génie musical viendra livrer une performance généreuse et festive sur un mélange de musique tzigane et sonorités du monde. Connu pour son travail métissé, il collabore aussi bien avec Cesaria Evora qu’Iggy Pop, pour ne citer qu’eux ! Et il faudra attendre jeudi 21 avril, pour vivre un tourbillon de folie, signé Jamie Cullum. Habité, le jeune auteur compositeur et pianiste de talent sait reprendre des titres de Jimmy Hendrix ou de Radiohead comme personne, mais il propose des créations originales qui font le tour du monde. Véritable jazzman des temps modernes, il apporte une touche pop-rock brillante, en est à son 8e album, collabore avec des réalisateurs comme Clint Eastwood ou signe des bandes originales de films comme Bridget Jones : «l’âge de raison» et propose même une émision de jazz à la BBC. Rien que ça…

Part belle aux talents marocains…
Le jazzablanca, c’est ce qui se passe le soir à l’Hippodrome mais aussi avant et après au Live Club et dans les rues avec la fanfare. La ville vit aux rythmes du festival ! En parallèle à la scène internationale, le festival donne sa chance aux talents émergents et confirmés du royaume. En ouverture, samedi 16 avril, le Live Club accueillera Nadia Essadiqi, l’artiste pop maroco-québecoise plus connue sous le nom de La Bronze qui a défrayé la chronique pour sa reprise en darija du tube «Formidable» de Stromae.

Puis se succéderont tout au long de la semaine : Midnight Train, quintet marocain au répertoire jazz, soul, et rythm’n’ Blues mené par Adil Kaghat et sa voix rock soul incroyable, Dar Jazz, autre quintet au rythme afro-jazz teinté d’inspirations gnawa, le groupe oriental jazz Funky Touch, porté par la voix envoûtante de Faty.S, Malca, prodige de l’électro pop casaouie, qui se produira pour la deuxième année consécutive pour le festival et enfin, Golden Hands, groupe mythique de la fin des années 70, qui signe son grand retour sur scène. «Jazzablanca» s’impose comme un rendez-vous annuel qui fait résonner la musique partout dans la ville avec chaque année plus d’animations et d’activités gratuites, festives et fédératrices autour de rythmes métissés», précisent les organisateurs de l’évènement.

Avec la première fanfare jazz marocaine, créée spécialement pour l’occasion, Jazzablanca offre aux Casaouis la rencontre inédite entre des musiciens de Dakka, fusion berbère-jazz portée par le batteur Jauk El Maleh et les artistes circassiens et marionnettes géantes du Théâtre nomade. La fanfare viendra animer les temps forts et espaces extérieurs du festival, et ainsi créer des moments de convivialité entre les habitués du festival et le grand public. Une première parade marquera l’ouverture de cette 11e édition le samedi 16 et dimanche 17 avril sur la Corniche Ain Diab à 18H30. Une autre performance de la fanfare annoncera les concerts de la scène BMCI, le vendredi 22 avril à 17H (devant le siège de la BMCI) et une troisième marquera la clôture de Jazzablanca, le 24 avril à 17H sur la Place des Nations Unies.

Au niveau du lounge Cas’Art du Sofitel Casablanca Tour Blanche, les groupes de Alae Zouiten, Noa Lur et Salomea Project offriront des concerts tout au long du festival. Des ateliers de musique pour enfants seront animés au Studio des arts vivants et donneront lieu à un concert sur la Scène Anfa le mercredi 20 avril à 14H. La date limite des inscriptions est fixée au samedi 9 avril pour marquer le début des ateliers. Enfin, pour les musiciens confirmés, les masterclass gratuites de Jazzablanca, initiées l’année dernière avec le luthiste tunisien Anouar Brahem sont une occasion unique de rencontrer de véritables légendes internationales pour un moment de partage et d’échanges, en comité restreint. 

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