Politique

Loi-cadre de l’enseignement : coup d’envoi aux rencontres régionales

Le ministère de tutelle entend suivre le processus de mise en œuvre des projets stratégiques de la loi-cadre de l’éducation et de la formation dans chaque région. La tenue des rencontres régionales permettra de consolider l’adhésion des acteurs régionaux au processus de réforme. Une initiative à même de donner un coup de fouet au financement du système

L’implémentation des dispositions de la loi-cadre de l’éducation et de la formation aux niveaux régional et local demeure le plus grand défi de la réforme du système éducatif. Sans l’adhésion de l’ensemble des parties prenantes au niveau local, les dysfonctionnements resteront difficilement surmontables. Ainsi, la mobilisation de l’ensemble des acteurs régionaux et locaux s’avère indispensable autour des chantiers de la réforme. Et c’est dans ce cadre que s’inscrit l’organisation des rencontres régionales de coordination et de suivi des projets stratégiques de la loi-cadre dont le coup d’envoi a été donné, samedi dernier, par le ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Saaïd Amzazi, en présence du ministre délégué à l’enseignement supérieur, Driss Ouaouicha, du conseiller royal et président-fondateur de l’Association Essaouira-Mogador, André Azoulay, ainsi que des gouverneurs des provinces de la région et des responsables centraux et locaux du département de tutelle. Les rencontres de coordination qui seront tenues dans les douze régions avec les autorités locales, en partenariat avec les académies régionales de l’éducation et de la formation (AREF), visent «à suivre le processus de mise en œuvre des projets stratégiques de la loi-cadre 51.17 aux niveaux régional, provincial et local». Il s’agit aussi de «renforcer la mobilisation et la communication avec les acteurs régionaux et les partenaires du système éducatif en vue de consolider leur adhésion au processus de réforme». Le partenariat est en effet un élément clé pour mener à bien la réforme. Celle-ci ne pourra pas reposer uniquement sur l’administration centrale, conformément aux dispositions de la loi-cadre.


À cet égard, une grande responsabilité incombe aux différents acteurs pour asseoir les différents chantiers en vue (l’équité et l’égalité des chances, l’amélioration de la qualité de l’éducation et de la formation, la gouvernance et la mobilisation). L’enjeu est de développer une gestion de proximité en partenariat avec les différents acteurs locaux dont les collectivités territoriales, les organisations de la société civile et les partenaires économiques. Ainsi, le recours à une approche de concertation incluant les principaux acteurs de l’environnement scolaire s’impose. L’enjeu est aussi de mobiliser, à court et moyen termes, les financements nécessaires pour mettre en œuvre les différents chantiers. À l’heure de la mise en œuvre de la régionalisation avancée et de la déconcentration administrative, les collectivités territoriales sont appelées à jouer un rôle primordial dans le financement de l’enseignement en vue d’alléger la pression non seulement sur le Budget de l’État, mais aussi sur les ménages (surtout les classes moyennes) qui contribuent à hauteur de 30% dans le financement de l’enseignement. C’est un taux qui dépasse de loin la moyenne enregistrée dans les pays de l’OCDE (16%).

Le renforcement du rôle des collectivités territoriales dans le financement et la gestion du secteur est à même de donner un véritable coup de fouet au système éducatif, à l’instar de nombre de pays. Des efforts dans ce sens ont déjà été entamés au Maroc ; reste à les généraliser pour gagner le pari du financement et accélérer l’implémentation de la réforme du système éducatif.

Promouvoir les valeurs de tolérance

Une convention de partenariat a été signée entre de l’Association Essaouira-Mogador, l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de Béni Mellal-Khénifra et le Centre d’études et de recherches Abraham Zagouri sur le droit hébraïque au Maroc. Cet accord s’assigne pour objectif d’établir un cadre général de coopération et de partenariat entre les signataires afin de renforcer et développer les capacités et les rôles pédagogiques, culturels et civiques de l’école marocaine. Il s’agit aussi de «promouvoir la culture de la citoyenneté et le civisme en milieu scolaire ainsi que les valeurs de tolérance, de pluralité, du vivre-ensemble et de coexistence».

Jihane Gattioui / Les Inspirations Éco

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