Monde

Royaume-Uni: le Brexit exacerbe les pénuries de main-d’œuvre

Un rapport dirigé par les académiciens de l’université d’Oxford met en avant une forte diminution du nombre de travailleurs dans certains secteurs au Royaume-Uni. Il s’agit principalement de l’hôtellerie et des services d’appui aux entreprises. 

Les industries les plus dépendantes de la liberté de circulation étant durement touchées, le Brexit a exacerbé les pénuries de main-d’œuvre au Royaume-Uni au cours de l’année écoulée.

C’est le constat dressé par un rapport publié lundi par l’Université d’Oxford. L’étude révèle que dans certains secteurs, tels que l’hôtellerie et les services d’appui aux entreprises, le nombre de travailleurs issus de l’Union européenne (UE) avait fortement diminué, que les postes vacants avaient considérablement augmenté et que les employeurs avaient peu de possibilités de recruter dans les pays tiers.

Selon les académiciens d’Oxford, «rien ne montre que les employeurs ont réagi en augmentant les salaires afin d’attirer des travailleurs nés au Royaume-Uni pour occuper les postes précédemment occupés par des personnes nées dans l’UE».

Sans toutefois attribuer toute la responsabilité des pénuries de main-d’œuvre au Brexit, les auteurs soulignent qu’il y a eu des difficultés de recrutement dans de nombreux pays se remettant de la pandémie. La retraite anticipée des travailleurs de plus de 50 ans a également causé des problèmes importants sur le marché du travail britannique, nuance ainsi le rapport.

Mais les pénuries de main-d’œuvre et les postes vacants étaient les plus élevés dans les secteurs les plus dépendants des travailleurs de l’UE avant la pandémie, comme l’hôtellerie et le personnel d’entrepôt et de sécurité, affirme la même source.

Dans des secteurs tels que la santé et l’agriculture, où les employeurs ont accès à des travailleurs non européens grâce à des régimes de visa spéciaux, on observe une importante transition de l’immigration européenne vers l’immigration non européenne, selon le rapport.

Les données examinées ne couvrent que la période allant jusqu’à juin 2021, mais les citoyens de l’UE en activité ont diminué de 6% par rapport au même mois deux ans plus tôt, tandis que les migrants non européens en activité ont augmenté de 9%.

Sami Nemli avec agences

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