Culture

Andalousies Atlantiques : Sublime Raymonde El Bidaouia !

Du 27 au 30 octobre, Essaouira a vécu aux rythmes de la 13e édition des Andalousies Atlantiques. Ce festival fidèle à lui-même a accueilli, cette année, la diva Raymonde El Bidaouia pour une édition «Jeunes Grands maîtres» qui a tenu toutes ses promesses.


Comme à son accoutumée, le festival des Andalousies Atlantiques a ravi et a provoqué de belles émotions au public souiri et à tous les mélomanes venus d’ailleurs. Autour de la musique andalouse, du sud de l’Espagne au nord du Maroc en passant par Fès, Salé et Essaouira, des musiciens des 4 coins du monde ont exploré, du 27 au 30 octobre, le patrimoine musical qui nous lie. L’ouverture s’est faite en émotion avec un hommage à Samy El Maghribi, et à son exceptionnel répertoire mêlant musique andalouse, gharnati, melhoun, hawzi, chants liturgiques et châabi. «Merci Samy» a été porté par la voix et le charisme de la belle Sanaa Marahati et son orchestre Diapason. Un moment de musique intense suivi par une fiesta flamenca habitée de l’incroyable Rosario Toledo et sa compagnie ! Un mariage parfait entre des cultures qui se connaissent et qui ont vécu.

Le deuxième jour du festival à été aussi riche en talents. L’après-midi, à Dar Souiri où les concerts intimistes sont de véritables pauses dans le temps, le Souiri, Rachid Ouchehada a repris les grands classiques qui réunissaient les communautés juives et musulmanes dans le temps. Un prélude d’une rare beauté pour annoncer l’arrivée de la diva Raymonde El Bidaouia, de retour dans son pays ! Celle qui sait reprendre comme personne les standards marocains et arabes, du châabi au malhoun, a séduit par son talent, sa voix incroyable et son grand sens de l’humour : «Je continuerai à venir à Essaouira, même avec une canne s’il le faut», a-t-elle déclaré devant un public conquis. Elle donnera 45 minutes d’émotion à Dar Souiri avant de livrer un concert parfait à la Place Menzeh, le soir même. «Quand je suis arrivée, j’avais 40° de fièvre. Vous m’avez guéri», révèle la diva à la salle en délire.

Enfin, le dernier jour du festival a été ponctué par des moments forts, comme celui du concert de Nabil Khalidi et son Trio Oud Caravane, qui parcourt les sonorités arabes, andalouses et indiennes depuis 3 luths et des percussions. Une formation efficace de virtuoses et de passionnées sublimée par la voix incroyable de Fatima Zohra El Qortobi qui offre un cocktail de chansons maghrébines détonantes. Le tomber de rideau a vété marqué par une fusion inattendue entre le malhoun et la musique gnaouie. Parce que c’est aussi cela Essaouira, rendre ce qui paraît impossible possible dans le but de fédérer, encore et toujours… 

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