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Une ligne maritime directe pour booster les échanges

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C’est l’une des décisions prises à l’issue de la 7e haute commission mixte de coopération entre le Maroc et le Qatar. Une commission commerciale mixte sera aussi mise en place pour accélérer la cadence des échanges tout en élargissant leur spectre à d’autres produits et secteurs.

L’investissement qatari au Maroc a été le point d’orgue de la 7e haute commission mixte de coopération tenue lundi à Rabat. Les bonnes relations diplomatiques entre les deux pays ont certes servi de soubassement pour le renforcement des relations économiques, mais les échanges commerciaux et les IDE restaient en deçà des ambitions. Pour y remédier le ministre de l’Économie et du commerce du Qatar, Sheikh Ahmed Bin Jassim Bin Mohamed Al Thani, a affirmé la volonté de son pays de faire de l’investissement au Maroc un vecteur important de la présence économique dans le Royaume.


À l’issue de sa rencontre, lundi à Rabat, avec Rkia Derham, secrétaire d’État chargée du commerce extérieur, le responsable Qatari a parlé de choses concrètes comme la mise en place d’un calendrier et de mesures concrètes et précises visant la hausse des investissements et des échanges commerciaux entre les deux pays. La stabilité du Royaume a joué encore une fois un rôle d’attractivité pour les investisseurs qataris qui voient l’évolution exponentielle des IDE dans le pays malgré la crise de 2008. Pour apposer un cachet de sérieux à cette volonté, décision a été prise d’établir une ligne maritime directe entre les deux pays. Rkia Derham a pour sa part expliqué que sa rencontre avec le ministre qatari a permis de défricher le terrain pour garantir l’accompagnement et la participation du Qatar dans les grands investissements du Maroc en Afrique. Et ceci dans des secteurs porteurs comme le logement social et le phosphate. De cette façon, la position de hub du Maroc sera renforcée tandis que le Qatar renforcera davantage sa présence sur le continent à travers la gateway marocaine mais pour garder un contact permanent en matière de renforcement des échanges, les deux parties se sont mises d’accord sur la création d’une commission commerciale mixte. Son objectif, identifier les domaines de coopération et les moyens de renforcer les échanges d’expériences et de compétences dans les domaines du commerce et de l’investissement. Elle aura aussi pour mission de définir les mesures à même de créer des partenariats économiques et commerciaux et d’encourager l’organisation de missions commerciales entre les deux pays.

Les deux ministres ont également convenu d’un programme de mise en œuvre de l’accord de coopération industrielle 2018-2022, signé entre les deux pays en décembre 2013 à Marrakech. Concernant sa déclinaison, ledit programme s’inscrit dans une approche win-win et ceci en renforçant et en élargissant les partenariats existants tout en en développant d’autres. Il s’agit sans être exhaustif de l’échange de compétences et de connaissances techniques dans les domaines liés au secteur industriel, y compris la préparation et la mise en œuvre de politiques et stratégies industrielles ainsi que le soutien à l’industrie. Il est clair que cette septième haute commission mixte a beaucoup gagné en maturité notamment à travers la signature d’une douzaine de conventions et de mémorandums d’entente. Par son timing, elle représente pour les deux pays une opportunité pour améliorer leurs performances économiques dans un cadre stratégique, loin des influences conjoncturelles. 

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