Éco-Business

Tommaso Di Giovanni : “Philip Morris a entamé, il y a une dizaine d’années, sa vision d’un avenir sans fumée”

Tommaso Di Giovanni
Vice-président Communication chez Philip Morris International

Tommaso Di Giovanni, vice-président Communication chez Philip Morris International revient dans cet entretien sur les recommandations du dernier Forum mondial sur le tabac et la nicotine (GTNF) qui s’est tenu récemment à Washington. L’occasion pour lui d’évoquer les avancées, les innovations et les alternatives moins nocives et sans fumée. 

Le groupe PMI était présent au Global tobacco and nicotine forum. Pourriez-vous nous expliquer le thème principal de cet événement ?
L’objectif de ce forum était de discuter de ce que peut apporter l’innovation, la technologie et la science dans l’industrie du tabac et la santé publique.  Durant les dernières décennies, il y a eu d’énormes progrès dans ce sens. Aujourd’hui, nous sommes dans une situation où l’on peut utiliser ces progrès et offrir aux fumeurs des alternatives moins nocives et sans fumée.  Nous avons été pionniers dans ce domaine, et il est intéressant de voir que d’autres vont dans la même direction.

Comment PMI s’inscrit dans cette thématique ?
Nous avons toujours cru que la technologie, la science et l’innovation peuvent aider à résoudre le problème principal de notre industrie, à savoir l’impact du tabac, qui est à l’origine de maladies et de dépendances. Aujourd’hui, à travers la science, on parvient à éliminer la combustion. Cette dernière génère la plupart des composantes nocives que vous trouvez dans la fumée d’une cigarette. Par ailleurs, des produits qui ne brûlent pas le tabac, tels que IQOS, peuvent éliminer entre 90 et 95% des composants toxiques. C’est donc possible de le faire. Il est important maintenant qu’il soit adopté pour que, petit à petit, la cigarette relève du passé.

Les entreprises du tabac ont opté pour un avenir sans fumée. Est-ce vraiment possible ? Comment se positionne PMI dans cette optique ?
Philip Morris a entamé, il y a une dizaine d’années, sa vision d’un avenir sans fumée. Dans certains pays, nous nous approchons de cet objectif. Au Japon, à titre d’exemple, nous avons lancé le produit de tabac chauffé IQOS en 2015 et, depuis cette année-là, le taux de tabagisme a baissé de 20 à 13%. Plusieurs analyses soulignent que l’introduction de IQOS sur le marché japonais a fortement contribué à cette baisse. Un avenir sans fumée est donc possible, mais tout dépendra des pays, de l’évolution, de l’acceptation du produit par le consommateur et de la capacité à le sensibiliser sur ce type de produits.

Dans combien de pays IQOS est présent ?
Aujourd’hui, IQOS est présent dans plus de 80 pays tels que les États-Unis, l’Allemagne, la Corée ainsi que des pays africains comme le Maroc, la Tunisie, l’Égypte, l’Afrique du Sud… Plusieurs pays arrivent à différencier ce produit de la cigarette. Le Japon, le Royaume-Uni, la Grèce soutiennent même IQOS et le considèrent comme une alternative efficace pour la réduction des risques tabagiques.

Au Maroc, a-t-il été facile de mettre en place le cadre juridique et réglementaire pour le lancement de la technologie de tabac chauffé ?
Le Maroc figure parmi les pays africains particulièrement intéressés par ce qui se passe à l’international. On peut même dire qu’il est l’un des pays pionniers de la région en matière d’innovation et de science. La loi réglementant les produits de tabac dans le Royaume établit une claire différenciation entre les produits de tabac chauffés, comme IQOS, et les cigarettes combustibles. Il s’agit, en effet, de produits développés sur des bases scientifiques et dont la réduction des risques est scientifiquement prouvée. Nous avons commencé la commercialisation de IQOS il y a moins d’un an, soit en novembre 2021, et nous sommes déjà présents dans différentes villes du pays.

La mise en place de l’approche de réduction des risques dans la stratégie de santé publique s’impose. Qu’en est-il au Maroc ?
Les produits alternatifs, dont notre technologie de tabac chauffé IQOS, font partie d’une approche globale visant à réduire le risque tabagique. IQOS permet aux fumeurs -qui autrement continueraient de fumer- de réduire le risque, puisque cette technologie chauffe le tabac au lieu de brûler . Ainsi, il élimine la combustion générant les principales substances nocives responsables des maladies liées au tabagisme. IQOS n’est toutefois pas totalement sans risque, car le risque zéro n’existe pas. C’est la raison pour laquelle le meilleur choix que pourrait faire un fumeur pour éliminer le risque est d’arrêter complètement de fumer.

Jules Gabas / Les Inspirations ÉCO

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