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Réforme des retraites : Les syndicats divisés

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L’UMT et la CDT se sont retirées de la réunion de la Commission des finances dédiée au démarrage de la discussion des projets de loi portant sur la réforme des retraites. L’UGTM a décidé de discuter les textes et de les amender.

Les syndicats ne sont pas parvenus à accorder leurs violons autour des projets de loi des retraites dont la discussion a été entamée hier au sein de la Commission des finances, de la planification et du développement économique à la Chambre des conseillers après de longs mois de blocage. Les parlementaires de l’Union marocaine du travail (UMT) et de la Confédération démocratique du travail (CDT) ont opté pour la politique de la chaise vide en se retirant de la commission et observant un sit-in, alors que ceux de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) sont pour la discussion et l’amendement des textes.


Ces trois centrales syndicales qui ont resserré leurs rangs au cours des dernières semaines ont finalement échoué à parler de la même voix, facilitant ainsi la mission au gouvernement qui pourra compter sur le soutien des parlementaires de l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM), bras syndical du Parti de la justice et du développement. Pour leur part, la Fédération démocratique du travail (FDT) et l’Organisation démocratique du travail ( ODT), qui sont représentées chacune par un parlementaire à la Chambre des conseillers, sont pour la discussion des projets de loi au Parlement.

La conseillère de l’UGTM Khadija Zoumi estime que tant que le processus législatif est lancé, il est du devoir des parlementaires de jouer pleinement leur rôle. Les parlementaires de la CDT et de l’UMT ne l’entendent pas de cette oreille, précisant qu’il est impératif de relancer le dialogue social pour pouvoir trouver un consensus autour de la réforme des retraites avant d’entamer la discussion au Parlement. Ils déplorent le gel du dialogue social au lendemain de la fête du travail.

Cependant, la réforme des retraites, rappelons-le, n’a pas été prioritaire dans l’ordre du jour du dialogue social. Les syndicats l’avaient, en effet, relégué au dernier plan. C’était une énorme erreur, de l’avis d’un parlementaire syndicaliste. Les prochains jours s’annoncent décisifs pour la réforme des retraites. Les projets de loi devraient bientôt franchir le cap de la Commission des finances. Même si les textes seront amendés au sein de la Chambre des conseillers où l’Exécutif ne possède pas la majorité numérique, tous les amendements «indésirables» pourront être gommés au sein de la Chambre des représentants grâce au soutien des députés de la majorité gouvernementale. 

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