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Pourquoi les prix à la pompe sont en hausse

Depuis plus de trois semaines, les prix à la pompe ont emprunté une tendance haussière. Les fluctuations du marché international et la variation du dollar en seraient la cause, mais, à en croire les professionnels, une baisse est prévue dès le 16 novembre.


Le président du Groupement des pétroliers du Maroc (GPM) préfère commencer par une bonne nouvelle : «Les prix des carburants vont baisser à partir du 16 novembre», annonce Adil Ziady. C’est que depuis plus de trois semaines, les prix à la pompe ont enclenché une montée en flèche inquiétante. Le prix du gasoil a en effet dépassé la barre des 9 DH/litre tandis que celui de l’essence est à plus de 10 DH. Les raisons de cette hausse ? «Les prix sont connectés au marché international et à la variation du dollar. Et il se trouve que les prix du baril sont repartis à la hausse le mois dernier impactant directement les prix à la pompe au Maroc. Mais depuis 10 jours, on constate une baisse du prix du brent, ce qui profitera au consommateur marocain dès le 16 novembre», explique le président du GPM. On attendra pour voir…La manière de gérer les fluctuations du marché international des carburants par les opérateurs nationaux est sujette à plusieurs interrogations.

Visibilité brouillée
Dans tous les cas, la baisse annoncée risque de ne pas durer longtemps. Quelques heures après l’élection du nouveau président des États-Unis, Donald Trump, le prix du dollar est parti à la hausse face aux autres monnaies. Tandis que le marché international du pétrole ne donne aucune visibilité. C’est en tout cas ce qui ressort d’un récent rapport de la Caisse de compensation. Selon ce document, depuis la réunion extraordinaire d’Alger, tenue en septembre dernier, où l’OPEP s’est décidée à réduire sa production et où la Russie a décidé de se mettre au diapason du cartel, les cours du brut ont à nouveau franchi la barre des 50 dollars le baril, en hausse de 5%.

L’accord d’Alger a donc secoué le baril et les prix sont à leur pic de l’année. Lors de cette réunion, l’OPEP a décidé de réduire la production globale de l’organisation pour la ramener à une fourchette comprise entre 32,5 et 33 millions de barils par jour. Toutefois, le quota théorique retenu (mais rarement respecté) par l’OPEP représente entre 33 à 35% de la production commercialisée mondiale, alors que 67 à 65% de cette production se font hors OPEP. Aussi, en marge de cette réunion informelle, un Congrès mondial de l’énergie (CME), s’est tenu à Istanbul en Turquie du 9 au 13 octobre derniers. «Les échanges ont été intenses, afin de tenter de trouver un accord entre les producteurs OPEP et non-OPEP -la Russie- afin de stabiliser les marchés de brut.

La Russie, deuxième producteur mondial de pétrole, est disposée à coopérer avec les pays de l’OPEP à condition, selon les officiels russes, qu’ils s’entendent entre eux (notamment l’Iran et l’Arabie saoudite), étant entendu que la Russie ne souhaite pas abaisser sa production pour l’instant», indique le rapport. À cet effet, Bob Dudley, le patron de British Petroleum (BP), parlant lors du Congrès mondial de l’énergie à Istanbul, a estimé que «le prix du pétrole va osciller entre 55 et 70 dollars le baril jusqu’à la fin de la décennie». Une autre réunion décisive est prévue à Vienne le 30 novembre courant. 

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