Éco-Business

OBG prédit une forte performance d’ici 2027

OBG évalue la croissance de la contribution annuelle moyenne du secteur touristique au PIB national à 4% (entre 2017 et 2027); ce qui correspond à 123.6 milliards DH par an. En termes d’emploi, OBG prévoit aussi un rythme de croissance annuel moyen de 2,6% entre ces deux années. L’emploi dans le tourisme représentera ainsi 7,8% au Maroc au cours de la période citée.


Dans son rapport Morocco 2018, qui se base sur les données publiées par des organismes mondiaux comme le conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC), et celles du HCP, Oxford Business Group (OBG) prévoit une très bonne performance du tourisme national en 2018 et au cours de la décennie à venir. Si, en 2016, la contribution directe du secteur à la croissance du PIB a été de l’ordre de 81.3 milliards DH, le WTTC, cité par OBG, estime à 4% par an la croissance de cette contribution entre 2017 et 2027. Tout au long de cette période, elle devra atteindre pas moins de 123.6 milliards DH annuellement. Mieux encore, OBG évalue à 8,6% le poids du secteur touristique dans l’économie nationale à la fin de cette décennie. En termes d’emploi, la performance du secteur touristique (2016) a permis au tourisme national d’accaparer 7,1% des emplois de manière générale. Un pourcentage qui a baissé au début de 2017, quoique de manière insignifiante. Malgré cette baisse infime, OBG, s’appuyant sur les chiffres du WTTC, prévoit, en termes d’emploi, un rythme de croissance annuel moyen de 2.6% entre 2017 et 2027. Ceci lui permettra d’atteindre 7,8% du nombre total des emplois au Maroc à la fin de la décennie. Pour ce qui est des données du HCP, elles indiquent une contribution au PIB à hauteur d’environ 64 milliards DH en 2015; ce qui constitue un pourcentage de 6.5% et une croissance de 2.8% par rapport à l’année précédente.

Des améliorations préconisées
Dans l’ensemble, OBG prévoit ainsi une très bonne performance du secteur touristique à long terme. Pour autant, le Maroc devra redoubler d’efforts afin que ces perspectives encourageantes se reflètent sur son classement mondial. En avril 2017, le rapport de la compétitivité du voyage et du tourisme, publié par le World Economic Forum (WEF), classe le royaume à la 65e position sur 132 pays. Comparé à l’édition précédente du rapport (2015), où le Maroc occupait la 62e place (sur 141), le positionnement ne semble pas s’être amélioré. Sur l’échelle continentale, le pays a même perdu sa première place au profit de l’Afrique du Sud et de l’Île Maurice. Selon le WEF, cette chute est due essentiellement à un déclin de performance dans l’environnement commercial, la santé et l’hygiène, les ressources humaines et le développement technologique. Ce ne sont malheureusement pas les seules catégories qui connaissent une baisse de régime de la part des opérateurs touristiques nationaux, institutionnels et privés, bien que le Maroc ait préservé son score (3.81/7). En effet, la durabilité environnementale, les infrastructures liées aux services touristiques, les ressources culturelles et les segments affaires sont toutes des catégories qui font tâche. Du côté des arrivées, le Maroc continue à subir les effets négatifs du sentiment d’insécurité que projettent les médias étrangers sur les pays de la région Mena de manière générale.  Ajoutée à d’autres éléments mondiaux de conjoncture, comme les crises ayant frappé les marchés européens émetteurs, cette «faiblesse» continuera d’impacter négativement les flux touristiques vers le Maroc.

2017, année florissante
C’est un autre organisme qu’OBG cite pour donner plus de crédit à sa thèse. La grande croissance du tourisme national, dont a fait état l’observatoire du tourisme (OT), ainsi que plusieurs autres organismes, relativisent l’insécurité dans la région Mena. S’étant appuyé sur une bonne année 2016, où les arrivées ont atteint 10.3 millions de touristes, le royaume a pu tirer son épingle de jeu au cours de l’année écoulée. Au premier trimestre 2017, une période calme d’habitude, les arrivées ont atteint le chiffre record de 2.1 millions, ce qui correspond à une croissance de 7.9% par rapport à la même période de l’année précédente. Les arrivées des étrangers et les MRE se sont accrues respectivement de 11.7 et de 2.7% avant fin mars 2017. En fin d’année, les statistiques indiquent même un chiffre de 10.5 millions, atteint au milieu du dernier trimestre et correspondant à une augmentation de 10% par rapport à 2016. En rétrospective, cet élan a été insufflé par l’organisation de la COP 22 à Marrakech. Un événement qui a polarisé l’attention et les flux touristiques vers le Maroc. «Les recettes du tourisme ont atteint un niveau record de 59.4 milliards DH avant fin novembre 2016; ce qui a fait du tourisme le premier pourvoyeur de devises au Maroc à cette époque», nous disent les experts d’OBG.

Évolution de l’hébergement
L’augmentation  du nombre de nuitées dans les établissements classés en 2017 en dit long sur l’évolution attendue du secteur. Selon les chiffres de l’OT, ce nombre a augmenté de plus 15% en 2017, année qui a connu une hausse du taux d’occupation de quatre points pour atteindre 45%. La capacité d’accueil (242.624 lits en 2016), quant à elle, a été renforcée de 11.290 lits supplémentaires l’année précédente. Selon les statistiques de l’OT, le Maroc avait en 2015, 3509 établissements classés, soit presque 10% de plus comparé à 2014. En 2016, les hôtels-clubs et les trois, quatre et cinq étoiles, représentaient 58% des établissements d’hébergement classés. 

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