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Moody’s très optimiste pour le secteur bancaire

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Pour l’agence, les banques marocaines devraient continuer à afficher des marges d’intérêt nettes des plus élevées, soutenues par un coût des ressources des plus faibles. Par ailleurs, l’économie marocaine et le niveau de profitabilité des banques devraient permettre à ces dernières de contrecarrer la montée des créances en souffrance.


Alors que Fitch Ratings avait des doutes sur le niveau de rentabilité des banques marocaines sous le joug de la faiblesse de la croissance économique, Moody’s fait une lecture différente. Selon l’agence, la rentabilité des banques leur permettrait de faire face à la montée des créances en souffrance. En effet, dans un rapport diffusé hier, Moody’s souligne que les banques marocaines sont confrontées à des risques de crédit élevés, tout en précisant que l’économie du pays ainsi que les fondamentaux solides et la profitabilité résiliente des banques contribuent à stabiliser ces risques. «Les prêts improductifs (ou créances en souffrance) des banques marocaines ont augmenté à 7,7% des prêts bruts depuis le 1er trimestre 2016, mais nous nous attendons à ce qu’ils se stabilisent», a déclaré Olivier Panis, vice-président et agent principal de crédit chez Moody.

Risque de contagion africaine maîtrisé
«Les créances douteuses du secteur de détail ont déjà été stabilisées autour de 8,1% au 1er trimestre 2016 et la réduction de la part des créances douteuses révèlent une tendance de ralentissement de la formation des créances en souffrance». Néanmoins, l’expansion ambitieuse en Afrique subsaharienne par les trois plus grandes banques du pays augmente les risques de la qualité des prêts et de contagion, selon Moody, bien que l’agence de notation note que la Banque centrale du Maroc, Bank Al-Maghrib, a mis en place des conseils de prudence et des collèges de surveillance au sein des banques qui affichent une exposition importante à l’Afrique subsaharienne. Pour l’agence, les conditions d’exploitation stables pour les banques marocaines contribuent à compenser les risques de crédit pour le secteur. Par ailleurs, à l’image des attentes de Fitch Ratings qui met en relief les fondamentaux solides des principales banques marocaines, faisant espérer un regain de la dynamique en 2017, Moody’s s’attend à ce que la rentabilité des banques marocaines demeurent stable, voire s’améliore au cours des 12 à 18 prochains mois. Panis prévoit que les banques marocaines continueront à afficher des marges d’intérêt nettes élevées de l’ordre de 3,5%, bien au-dessus de la moyenne globale de Moody qui se chiffre à 2%, soutenues par un coût des ressources moins conséquent. 

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