Éco-Business

Métiers de bouche : l’appel de détresse des opérateurs

À travers leur confédération, ils demandent d’être inclus dans le plan de relance économique.

Les professionnels des métiers de bouche sortent de leur réserve ! À travers un communiqué de leur confédération, en l’occurrence la Confédération marocaine des métiers de bouche (CMMB), ils viennent d’appeler le Comité de veille économique (CVE) de les inclure dans le plan de relance économique. Ses membres saluent les mesures prises dernièrement par le CVE pour préserver les emplois du secteur de la restauration, mais apparemment, ce n’est pas suffisant pour préserver les acquis et l’attractivité de tous les métiers concernés, indique la confédération. Selon elle, un grand nombre de professionnels et travailleurs dans le secteur des métiers de bouche se retrouvent au bord de la faillite, à cause d’une forte hausse de l’endettement des entreprises et des professionnels, et leur incapacité d’honorer leurs engagements (banques, fournisseurs, loyers, et taxes..). À cause de la pandémie, les métiers de bouche, représentés par plus de 100.000 professionnels et entreprises de différentes tailles et spécialisations, et assurant plus de 1.200.000 emplois directs, ont connu un repli de leurs chiffres d’affaires en 2020, allant de 35% à 95%, selon chaque activité, et une augmentation du taux de déficit à plus de 50%. Par ailleurs, ajoute le communiqué, la conjoncture actuelle a provoqué une perte importante de postes d’emploi et un arrêt quasi-total des investissements ou des réinvestissements dans le secteur. Aussi, pour arrêter l’hécatombe, le CMMB appelle le CVE, le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et la Fédération des Chambres marocaines de commerce, d’industrie et de services à une réunion urgente dans les prochains jours. Parmi les mesures à prendre pour permettre aux professionnels du secteur de surmonter la crise, la CMMB propose l’exonération de la taxe professionnelle pour les entreprises dont les activités sont suspendues à cause de la pandémie ou à cause des mesures préventives prises dans ce cadre ; et l’exonération de la taxe professionnelle et de la taxe de services communaux pendant la période de confinement. Kamal Rahal et ses collègues demandent notamment de réduire cette dernière taxe de 50% sur toute la période où ils ont enregistré une réduction de la capacité d’accueil ou des heures de travail.


Aziz Diouf / Les Inspirations Éco

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