Éco-Business

Meriem Zairi (CGEM): «Il faut mettre en avant les startups innovantes» (E-commerce 7/11)

Entretien avec Meriem Zairi Présidente de la Commission startups et transformation digitale à la CGEM.

Quel a été l’impact de la crise sanitaire sur la transformation digitale des entreprises ?
Cette crise a eu un impact sans précédent sur l’économie dans sa globalité, mais elle a obligé à adopter une digitalisation à pas forcés chez tous les opérateurs, qu’ils soient privés ou publics. Les deux se sont rendu compte qu’aujourd’hui, sans le digital, notre économie n’est pas résiliente et incapable d’être tournée vers l’avenir. Cette crise a démontré que la digitalisation n’était pas de l’ordre du gadget. Avant la crise, nous opérions de la sensibilisation à la transformation digitale des entreprises. La crise sanitaire a fait en sorte que le digital soit une condition de survie. Nous sommes passés de l’idée de justifier le pourquoi d’un investissement dans le digital, à comment l’entreprise doit procéder pour devenir digitale.


Quels sont les conseils de la commission pour assurer une meilleure adaptation à la crise ?
Au niveau de la commission, nous avons rapidement publié un guide que j’appelle «le kit de survie» pour le télétravail. Aujourd’hui, les TPME, qui constituent l’essentiel de notre tissu économique, ne sont pas habituées à ce type d’outils. Du jour au lendemain vous leur faites faire un changement drastique de leur process et leurs méthodes de travail auxquels ils ne sont pas habitués. D’abord, il fallait être très pragmatique et préparer le plus urgent qu’est la continuité de l’activité. De plus, nous avons mis en place une initiative «solidaritech», son objectif était de mobiliser les startups solidaires. Elles devaient apporter une solution à la problématique de crise. L’idée était de les mettre en avant. Nous avons, dans ce sens, été rejoints pas des gros bailleurs de fonds et des institutions de haut niveau, à savoir la SFI, la Banque mondiale, Proparco et la GIZ. Nous voulions montrer qu’il y a aussi des jeunes et des moins jeunes qui viennent avec des solutions concrètes à la crise.

Comment les startups marocaines peuvent-elles contribuer à sortir de cette crise ?
Justement, pour la commission, il était important de mettre en avant les startups innovantes, elles pouvaient aider beaucoup sur des sujets qui concernent aussi bien les citoyens que les entreprises. Ces stratups ont d’ailleurs présenté plusieurs réponses intéressantes pour le tissu économique. Une autre phase a suivi pour dire comment va-t-on s’adapter à cette crise, car elle risque de perdurer dans le temps ?. Il ne faut pas oublier qu’il y a aussi des opportunités qui découlent de cette crise, et il faudrait bien les saisir. Sur ce point, nous nous sommes attelés à deux principaux éléments. Nous avons lancé une étude sur la transformation digitale pendant cette période, notre approche était plus quantitative que qualitative. Le principe était de remonter les données de la part des TPME. C’était une base sur laquelle nous avons travaillé notre approche pour pouvoir accompagner les entreprises dans leurs besoins pour la transformation digitale. 

Sanae Raqui / Les Inspirations éco Docs


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