Éco-Business

Marché Boursier : la croissance sera au rendez-vous en 2022 !

Le marché boursier a affiché une bonne croissance durant les neuf premiers mois de l’année en cours. Des signaux forts démontrent que cette performance est attendue également pour l’année 2022.

La place boursière casablancaise a bénéficié d’un ensemble de facteurs, internes et externes, qui ont favorisé sa croissance durant les neuf premiers mois de l’année. L’avancée rapide de la campagne de vaccination, un environnement macro-économique en net redressement avec une croissance du PIB attendue, selon les estimations, entre 5,7% pour le FMI et 6,2% pour BAM, sont, en effet, quelques facteurs avancées par la société de gestion Marogest dans le cadre de son reporting au terme du troisième trimestre de cette année. La société cite également des indicateurs financiers semestriels des sociétés de la cote globalement au-dessus des attentes des opérateurs du marché, ainsi qu’un vent d’optimisme régnant chez les investisseurs après la bonne tenue des élections législatives et la nomination d’un nouveau gouvernement en charge de la mise en place du Nouveau modèle de développement économique. Au vu de ces performances, la société de gestion affirme que «le marché boursier semble à première vue avoir consommé une bonne partie de son potentiel de croissance». En effet, la performance dégagée à fin septembre de 17,62% pour le MASI a boosté le PER à un niveau de 24 fois les bénéfices estimés du marché boursier national en 2021.

Des perspectives positives
Toutefois, les analystes de Marogest restent optimistes quant aux prévisions de l’année 2022. Ces derniers estiment que le potentiel de croissance de la place casablancaise reste positif pour l’année à venir, et ce, à plusieurs égards. Déjà, les perspectives sont relativement favorables quant à l’évolution de l’économie en 2022, puisque le PLF 2022 prévoit un investissement public record de 245 MMDH. Par ailleurs, Marogest estime que «les banques, étant très prépondérantes dans la composition du MASI, peuvent, avec l’amélioration de la conjoncture économique, poursuivre leurs reprises de provisions faites en 2020». Un autre signe positif concerne la politique expansionniste de la Banque centrale qui fait perdurer des taux bas, les investisseurs jugeant ainsi le marché des actions plus attractif. Ceci en plus de la bonne dynamique de l’épargne institutionnelle qui cherche à être rentabilisée via le marché boursier à travers surtout les OPCVM Actions et Diversifiés. Néanmoins, les analystes de Marogest ressentent quelques risques qui pourraient peser sur le marché boursier, notamment la hausse observée des prix des intrants chez les industriels. «Ces derniers ne sont pas toujours dans la mesure de refléter la hausse de la matière première dans les prix de vente, ce qui risquerait de contrarier leur marge bénéficiaire», explique-t-on dans ce sens. Aussi, le risque de l’apparition d’un nouveau variant du virus plus dangereux peut compromettre tous les acquis de la campagne de vaccination et refaire surgir le spectre des anciennes restrictions de confinement éprouvantes pour la bonne marche de l’économie nationale.

Des performances sectorielles à deux chiffres
Dans son zoom sur les performances du marché boursier, Marogest a décortiqué les performances sectorielles durant les neufs premiers mois de l’année. La société de gestion estime que «l’industrie pharmaceutique a été top performer durant ces neuf premiers mois, grâce à la bonne performance de Sothema, qui a signé une croissance de 194% depuis le début de l’année». D’ailleurs, Sothema devrait capitaliser sur ses performances dans le cadre de sa croissance pour les années à venir. Selon les analyses d’une autre société de bourse de la place, «Sothema devrait parvenir à renforcer ses performances sur les années à venir tout en captant une part de marché significative (9% en 2020), et ce, grâce à sa capacité de se lancer dans des projets à fort potentiel». Vient en seconde position l’activité de la sylviculture, qui, selon l’analyse de Marogest, «s’est distinguée grâce à la performance de Med Paper, et le secteur a signé au passage une performance remarquable de 90,6%». La société de gestion place, par ailleurs, le secteur immobilier en troisième position des performances semestrielles. Ce secteur a, en effet, pleinement profité de la reprise de l’activité économique. «Il arrive en troisième place des top performers avec une amélioration de 58% de son indice, porté par les chiffres encourageants des ventes d’Addoha, qui, à elle seule, a progressé de 76%», précise Marogest dans son reporting. La chimie n’est pas en reste, SNEP, représentant le secteur, a pleinement profité de l’envolée des cours du PVC à l’international et d’un double effet Volume/Prix pour signer une performance de 55% sur la période. Toutefois, Maroc Telecom, qui pâtit toujours d’un environnement concurrentiel compliqué, a chuté de 2,1%, devant les sociétés de portefeuille et les services aux collectivités qui sont en retrait, respectivement, de 7,6% et 30,4%.

Sanae Raqui / Les Inspirations ÉCO

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