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«Les destins liés» des économies marocaine et française

Pierre Gattaz, le président du MEDEF./DR

Le président du patronat français, le MEDEF, Pierre Gattaz, a affirmé mardi à Paris que «les économies marocaine et française ont des destins liés». Les deux pays sont intéressés par l’extension de leurs actions en Afrique subsaharienne, d’après Gattaz, qui souligne dans ce sens qu’ils sont ainsi complémentaires.

Appelant à une collaboration renforcée entre le MEDEF et la CGEM, en vue de créer ensemble des emplois durables et à valeur ajoutée, Gattaz a noté que les patronats marocain et français sont liés par des relations structurées depuis plus de 30 ans.


Le patron des patrons de France a fait ces déclarations lors d’un point de presse, à la veille d’un déplacement d’une délégation d’une centaine de chefs d’entreprise français au Maroc.

Gattaz a aussi relevé que ce déplacement a pour objectif de tisser des liens très profonds avec les acteurs économiques marocains en vue de permettre à la France de reprendre la première place en termes de flux commerciaux dans le royaume.

L’axe Europe-Méditerranée-Afrique

«La France est le premier partenaire économique du Maroc avec la présence de 36 entreprises du CAC 40 et 750 filiales d’entreprises françaises. Mais notre position commerciale est un peu fragilisée», a fait savoir le président du MEDEF. «Nous militons pour que la présence française soit source d’une amélioration constante et durable de la croissance marocaine», a-t-il ajouté. Il a de même souligné que les représentants d’une dizaine d’institutions de formation accompagneront la délégation française qui se rendra à Casablanca, Tanger et Rabat.

Pour sa part, Xavier Beulin, coprésident du Club des chefs d’entreprises France-Maroc, a soutenu que les deux pays peuvent envisager un avenir constructif. D’après lui, il y a un partage d’intérêts entre le Maroc et la France en ce qui concerne particulièrement les investissements au Sud.

«Cet axe qu’on appelle Europe-Méditerranée-Afrique est en train de prendre tout son sens», a dit, Beulin, citant plusieurs secteurs qui peuvent faire l’objet de coopération dont l’énergie, les transports, l’agroalimentaire, la santé, la sous-traitance, le numérique et la formation.

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