Éco-Business

Les crédits aux entreprises baissent pour la première fois en 15 ans

Les crédits aux ménages ont continué à croître à un rythme de 5,6%./DR

 
Pour la première fois durant ces 15 dernières années, les crédits destinés aux entreprises ont connu une diminution de 2%, malgré l’atténuation des déséquilibres macroéconomiques et la détente de la liquidité bancaire, a affirmé le directeur du département de la supervision bancaire à Bank Al-Maghrib, Hassan Benhalima, jeudi à Casablanca.


Lors de la présentation de la 12e édition du rapport annuel sur la supervision bancaire (exercice 2015), Benhalima a indiqué que si pour les ménages, les crédits ont continué à croître à un rythme de 5,6%, le crédit bancaire au secteur non financier a, en revanche, enregistré une petite progression de 0,8%, caractérisée par une croissance limitée du PIB non agricole.

Parallèlement à cette évolution, l’encours des créances en souffrance des banques a continué sur sa tendance haussière, enregistrant un taux de croissance de 9,2%, a-t-il indiqué, précisant que le taux de risque s’est établi à 7,4%, contre 6,9% une année auparavant.

Sur le plan de la rentabilité, Hassan Benhalima indique que le résultat net cumulé des banques, sur base sociale, s’est inscrit en baisse de 6,5%, subissant ainsi les effets de la décélération de l’activité du crédit, la baisse du résultat des activités de marché et le niveau encore élevé du coût du risque. Il a noté que ce résultat, sur base consolidée, s’est cependant amélioré de 5,5% à la faveur de la bonne contribution de l’activité à l’international.

Tandis que sur le plan des équilibres prudentiels, les banques ont maintenu des niveaux de solvabilité satisfaisants, dégageant un ratio moyen de fonds propres de catégorie 1 de 11,8% et un ratio de solvabilité de 13,7%, déterminés selon les règles de Bâle III et se sont également conformées au nouveau ratio minimum de liquidité, entré en vigueur au 1er juillet 2015.

Dans ce contexte, Bank Al-Maghrib s’est montrée attentive aux effets de la conjoncture économique sur les bilans bancaires et a maintenu une surveillance rapprochée des risques de crédit et de concentration, tout en veillant à leur couverture par des provisions adéquates.

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