Éco-Business

La CGEM mobilisée pour la transformation digitale (E-commerce 6/11)

Les outils digitaux, jugés autrefois complexes, confirment aujourd’hui leur intérêt auprès des entreprises. La Commission startups et transformation digitale de la CGEM œuvre pour développer l’existant et pérenniser leur usage sur le long terme.

L’innovation est une opportunité et un levier important de sortie de crise. Ce constat a bien été cerné par la CGEM depuis le début de la crise sanitaire. En effet, le patronat a mis en place plusieurs initiatives pour assurer le développement des jeunes entreprises innovantes. En fait pour assurer l’essor des startups marocaines, la recette n’a pas vraiment changé, et ce malgré la crise. Certainement, il y a eu une prise de conscience quant à l’importance de la transformation digitale et de l’innovation, mais il ne faut pas s’arrêter à ce stade. La CGEM a donc renforcé son soutien à la transition numérique des entreprises.


Afin d’accompagner le secteur privé dans la gestion de la crise de la Covid-19, la Commission startups et transformation digitale avait lancé une enquête «Covid-19: le Digital en entreprise». Elle a pour but de recueillir les pratiques des entreprises liées à l’utilisation de l’outil digital. Les résultats de ce sondage ont permis à la commission de mettre en place une série de mesures concrètes visant à accélérer la digitalisation au sein des entreprises marocaines. L’étude a permis à la commission de déduire plusieurs aspects à prendre en considération. Quelle que soit la taille des entreprises sondées, «elles veulent mettre en place dans l’immédiat une stratégie de transformation digitale. Il y a donc une vraie prise de conscience, puisque ces entreprises allouent déjà des budgets pour assurer cette transformation», explique Meriem Zairi, présidente de la Commission startups et transformation digitale à la CGEM.

Le second constat affirme que le besoin chez ces entreprises n’est pas défini. «Avant de procéder à une transformation digitale, il faut aider et conseiller l’entrepreneur dans la définition de son besoin, dans les outils les plus adéquats à son besoin». Clairement, pour y remédier, la présidente de la commission croit beaucoup au format «package» avec des niveaux de sophistication différents. L’entrepreneur n’a pas besoin d’avoir plusieurs prestataires externes pour mettre en place sa stratégie de transformation. Car il y a risque de créer plus de frustration dans cette transformation digitale que de valeur ajoutée. Au niveau de la mise en œuvre, il faut réfléchir à la façon d’aider les entrepreneurs, qualifier les bons partenaires et prestataires qui vont traduire sa transformation digitale. La commission réfléchit à la manière d’accompagner ces entrepreneurs dans le financement de leur transformation, car les entreprises aujourd’hui sont asphyxiées. Pour elles, l’enjeu est de préserver l’emploi en priorité, avant de financer une stratégie de transformation.

«Il faut mettre en place des incentives pour pousser ces entrepreneurs qui émettent le souhait de se digitaliser, mais qui ont besoin d’être accompagnés dans cette procédure en financement et en expertise. Il y a certainement des outils déjà disponibles, toutefois, il faudrait les massifier. C’est un débat qu’il faut avoir clairement avec le ministère de l’Industrie, mais aussi Maroc PME», détaille Meriem Zairi.

Sanae Raqui / Les Inspirations éco Docs

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