Éco-Business

L’économie circulaire, possible au Maroc ?

RSO au Maroc a organisé une journée dédiée à l’économie circulaire, où les intervenants ont pu exposer leurs interprétations de la possible intégration de nouvelles technologies vertes dans les processus industriels existants.

RSO au Maroc a organisé, mardi 27 septembre, sous l’égide du ministère chargé de l’Environnement et celui de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, un séminaire labellisé COP22 traitant de l’économie circulaire. Tenu en partenariat avec l’Université Hassan II de Casablanca, l’événement a été l’occasion pour les parties prenantes d’exposer les diverses voies d’intégration de technologies nouvelles basées sur la réutilisation des déchets et leur requalification en intrants industriels à incorporer dans les processus de production classiques.

L’objectif est de faire de la responsabilité écologique une philosophie à même de maintenir l’impact de l’activité industrielle marocaine sur l’environnement et le climat à des niveaux gérables, conformément aux ambitions affichées. L’Économie circulaire a été présentée, lors de cette journée, comme un outil efficace pour lutter contre le réchauffement climatique, et a été l’objet de réflexions et de débats, notamment autour de questions liées à la RSE, en rapport avec le changement climatique. Cela signifie concrètement que tous les produits (matériels et composants) se doivent d’être conçus en respectant une logique de récupération et de réutilisation ininterrompues. À défaut, les produits doivent être biodégradables au profit d’une réintégration «propre» au sein du circuit naturel. De même, ces produits, ainsi que les produits chimiques qui en résultent ou qui entrent dans le processus de conception, doivent être sans danger pour les êtres humains et la planète. Une identification de ces éléments, ainsi que des tests de dangerosité, sont, par conséquent, nécessaires.

Pour les intervenants, il va sans dire que, pour réussir un modèle d’économie circulaire, les produits sélectionnés imposent l’exigence d’un impact positif sur l’environnement (eau purifiée, énergie propre, air dépollué), le tout au service du citoyen. À terme, des économies substantielles peuvent être faites, avec, à la clé, un saut qualitatif énorme en termes de mode de gestion. Une expérience pilote a récemment été menée à Beni Mellal, en partenariat avec la FST, durant laquelle des bacs de tris ont été distribués gratuitement à des commerces. Au terme de l’expérience, il a été relevé que 80% de la population ciblée avaient parfaitement intégré le concept. Des expériences similaires seront menées un peu partout dans le royaume et les organisateurs escomptent des résultats aussi prometteurs.

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