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Innovation : le Maroc sur la liste des mauvais élèves

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Le Maroc a perdu deux points passant de la 75e à 77e place sur l’Indice mondial de l’innovation 2021 qui présente le classement le plus récent de 132 économies en matière d’innovation. En revanche, le royaume peut se consoler avec quelques progrès dans les extrants d’innovation.

Les investissements dans l’innovation se portent bien malgré la Covid-19. Dans de nombreuses régions du monde, les pouvoirs publics et les entreprises ont intensifié leurs investissements dans l’innovation face aux ravages humains et économiques de la pandémie, comme il ressort de l’Indice mondial de l’innovation 2021 qui présente le classement le plus récent de 132 économies en matière d’innovation, en s’appuyant sur 81 indicateurs différents. Il fait apparaître une prise de conscience croissante de l’importance des nouvelles idées pour venir à bout de la pandémie et assurer la croissance économique une fois celle-ci terminée.


Publié par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), en partenariat avec l’Institut Portulans et des partenaires privés, le rapport montre que la Suisse, la Suède, les États-Unis, le Royaume-Uni et la République de Corée sont en tête, et que la Chine se rapproche du top-ten. L’Indice mondial de l’innovation fait apparaître que s’il est souvent difficile pour les économies émergentes d’améliorer leurs systèmes d’innovation à un rythme constant, quelques économies à revenu intermédiaire parviennent néanmoins à faire aussi bien que les pays développés dans ce domaine. Le Maroc, qui a perdu deux points par rapport à l’année dernière, ne fait pas partie de ce lot. Ainsi, le pays occupe désormais la 77e position sur un total de 132 pays.

L’année précédente, le Royaume occupait la 75ème place. En revanche, il se classe 84e pour les intrants d’innovation, supérieur à l’année dernière mais inférieur à 2019, et a fait quelques progrès en obtenant de meilleurs résultats dans les extrants d’innovation.

Toujours dans ce registre, le Maroc se classe 8e parmi les 34 groupes à revenu intermédiaire inférieur et à la 12e place sur les 19 économies d’Afrique du Nord et Asie occidentale. Mieux, le royaume se situe au-dessus de la moyenne du groupe à revenu intermédiaire inférieur dans six piliers, à savoir les institutions, le capital humain et la recherche, les infrastructures, la sophistication du marché, les résultats des connaissances et de la technologie, et les sorties créatives.

En revanche, en Afrique du Nord et Asie occidentale, le Maroc affiche des performances inférieures à la moyenne régionale dans tous les piliers du GII. Dans le détail, Israël (15), Chypre (28), les Émirats arabes unis (33) et la Turquie (41) sont les premières économies d’innovation de la région.

Les Émirats arabes unis, eux, ne cessent de progresser dans le classement depuis 2018. Chypre est leader mondial en ce qui concerne les importations et les exportations de services informatiques et la création d’applications mobiles. Israël figurant, pour sa part, en tête de classement pour les dépenses de recherche-développement, les opérations de capital-risque et les brevets selon le PCT.

Les Émirats arabes unis se classent parmi les cinq premiers en ce qui concerne le nombre de chercheurs dans les entreprises et la recherche-développement financée par le secteur privé. Quant à la Turquie, qui fait une entrée remarquée parmi les 50 premières économies d’innovation, elle poursuit sa progression et abrite, en outre, deux pôles scientifiques et technologiques majeurs, Istanbul et Ankara. Huit autres économies de la région gravissent les rangs, parmi lesquels Oman (76), l’Égypte (94) et l’Algérie (120).

Il faut noter que l’Afrique subsaharienne est la région qui compte le plus grand nombre de pays (six) à obtenir de meilleurs résultats que prévu en matière d’innovation. Le Kenya détenant un record dans ce domaine, puisqu’il dépasse les résultats escomptés pour la onzième année consécutive.

Dans le détail, Maurice (52), l’Afrique du Sud (61), le Kenya (85), Cap-Vert (89) et la Tanzanie (90) sont en tête dans cette région, le Kenya et la Tanzanie étant les seuls à ancrer leur présence parmi les 100 premiers, avec des résultats en progression. Cap-Vert se hisse à la 89e place, une avancée considérable quand on sait que ce pays occupait la 103e place en 2013. Neuf autres économies de la région ont amélioré leur classement, parmi lesquelles la Namibie (100), le Malawi (107), Madagascar (110), le Zimbabwe (113) et le Burkina Faso (115). Enfin, le Rwanda (102) figure de nouveau en tête des économies à faible revenu. Maurice l’emporte sur les autres pays de la région pour ce qui est des opérations de capital-risque. La Namibie arrive première en ce qui concerne les dépenses consacrées à l’éducation, et l’Afrique du Sud, également en tête, pour la capitalisation boursière.

Khadim Mbaye / Les Inspirations ÉCO

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