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Gestion d’actifs immobiliers : les entreprises à l’affût de plus de flexibilité (VIDEO)

Les espaces de travail flexibles sont de plus en plus demandés par les entreprises, quelle que soit leur taille. C’est une tendance de fond accélérée par la crise sanitaire, qui pousse ces dernières à opter pour un mode de travail hybride pour leur capital humain, et donc moins d’utilisation d’espace immobilier. Explications. 

Les entreprises marocaines demandent de plus en plus de flexibilité en immobilier de bureau, c’est dire qu’elles sont à la recherche d’espaces adaptables, personnalisables et surtout accessibles en termes de budget. C’est ce que confirment les experts de professionnels de la transaction immobilière et de la gestion d’actifs immobiliers invités autour d’une table ronde, organisée par la multinationale International Workplace Group (IWG), au sein des locaux de Spaces, sa marque prémium de centres d’affaires et espaces de travail. L’événement a, en effet, traité d’une actualité de plus en plus présente sur le marché national, celle du «Travail hybride: solution d’espaces flexibles ou bail conventionnel».

Changement de paradigme
Justement, le travail hybride s’est fortement accéléré avec le déclenchement de la crise sanitaire. Ce nouveau mode de travail s’est imposé aux entreprises de toutes tailles dans le monde et le Maroc n’est pas en reste. Afin de gérer les aléas des restrictions sanitaires, les opérateurs ont cherché des solutions de flexibilité, qui leur permettent à la fois de gérer leur capital humain et d’assurer leur continuité d’activité. Ainsi, face à cette situation qui perdure, les entreprises se devaient de trouver de nouvelles formes de gestion des actifs immobiliers tout en maîtrisant les coûts spécifiques aux contraintes liées au travail à distance.

Pour planter le décor du débat, Mohamed Moudiyne, directeur commercial Afrique Francophone chez International Workplace Group (IWG), a affirmé que «le travail hybride est une tendance qui a pris forme après la pandémie, et offre des solutions concrètes pour les collaborateurs, mais pas que, les entreprises aussi peuvent gérer leur capital humain avec plus de flexibilité, mais aussi leurs coûts immobiliers. Ceci sans oublier, à plus grande échelle, le côté environnemental, car en réduisant les trajets vers leur lieu de travail, les collaborateurs contribuent à la réduction des émissions de CO2».

Dans ce sens, Moudiyne note que les entreprises sollicitent davantage les solutions proposées par les espaces appartenant au groupe IWG, en l’occurrence les centres d’affaires Regus, ou encore Spaces qui vient d’inaugurer ses bureaux à Anfa Place à Casablanca.

La maîtrise des coûts, un aspect important
Présent également lors de cet événement, Arthur Viseux, Associé et directeur transaction Maghreb chez JLL, affirme que «nous avons constaté ces deux dernières années un nouveau phénomène de transformation de l’immobilier tertiaire.

Nos clients exploitent de moins en moins leurs espaces de bureaux. Donc, avec les espaces de coworking, nous proposons aux utilisateurs des endroits bien aménagés, confortables et connectés. Ces espaces représentent aussi une maîtrise complète des coûts pour les compagnies corporatives».

William Simoncelli, CEO chez Carré Immobilier, partage le même constat en assurant que «la transformation des espaces, telle que nous la vivons aujourd’hui est une tendance lourde et profonde. Les modes de management ont changé, accompagné par le développement de la technologie».

Pour ce qui est de la proposition de valeur aux clients, Simoncelli affirme: «Avant qu’on propose des solutions de flexibilité en immobilier à nos clients, c’est eux qui nous le demandent. Ceci confirme qu’il y a une vraie demande et une tendance bien installée dans ce sens».

Pour lui, le choix d’un modèle, plutôt qu’un autre, dépend de la taille de l’entreprise, de sa position actuelle sur son marché et de son activité même. Le bail classique conventionnel, qui couvre des durées allant de 3, 6 à 9 ans, symbolisait la stabilité de l’entreprise vis-à-vis du salarié, mais aussi des clients. Suite à une enquête menée en France par Colliers, en 2021, 50% des entreprises sondées pensent à des solutions flexibles.

«La crise sanitaire a, en effet, démontré la limite d’un bail 3, 6 et 9 ans. Certaines entreprises ont vécu des situations délicates, suite à l’obligation de rompre leur bail conventionnel dans la période de la pandémie», déclare, pour sa part, Ahmed El Akel, directeur Pôles conseil et commercialisation chez Colliers International. Pour lui le poids de l’immobilier, souvent conséquent pour une entreprise, peut être optimisé avec les espaces d’affaires.

Dans cette logique il appelle à une analyse plus détaillée des opportunités au cas par cas pour identifier les meilleures options.

Spaces inaugure ses locaux à Casablanca

Spaces, marque spécialisée de la multinationale International Workplace Group (IWG), présente dans plus de 1.000 villes à travers 120 pays – dont le Maroc depuis plus d’une vingtaine d’années -, a choisi Yano Offices comme partenaire stratégique pour procéder à l’ouverture de ses nouveaux locaux à Casablanca, plus précisément à Anfa Place, sur une superficie de 3.500 m². Un deuxième centre Spaces est prévu à Rabat dans les semaines à venir. Des espaces adaptables, personnalisables et accessibles à tous les budgets et à tous types d’entreprises sont proposés aux utilisateurs. Spaces et Yano Offices ambitionnent une couverture nationale inscrite dans la consolidation du solide réseau d’IWG au niveau du Maroc (20 centres) et du monde (3.500 centres).

Sanae Raqui / Les Inspirations ÉCO

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